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HISTOIRE ET CULTURE

Capitaine Diagne Mbaye, le héros sénégalais du génocide rwandais

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Le vendredi 7 avril 2017, marque la 23ème année où nous rappelons les victimes  des heures les plus sombres de l’histoire humaine,  le génocide rwandais, ou la majorité hutue devait descendre sur les confrères tutsis.

Dans les heures qui ont suivi l’incident, le Premier ministre, Agathe Uwilingiyimana, une Hutue modéré a été assassiné, et à partir de là, il s’agissait de sang, de sang partout pour les 100 prochains jours.

Dans  le génocide rwandais, le monde entier a regardé environ un million de Tutsis, Hutus modérés et certains étrangers ont été assassinés aux mains des Hutus qui ont cherché leurs victimes et les ont éliminées.  Les églises et les sanctuaires deviennent des mortuaires. Les prêtres sont devenus des assassins et des pompes funèbres. Il n’y avait pas de lieu sacré.

Tout ce que nous nous souvenons des victimes du génocide, nous devrions également nous rappeler de ceux qui non seulement sont restés bons face au mal, mais ont également fait tout leur possible pour protéger les gens, certains payant le prix ultime en cours de route. Le capitaine Diagne Mbaye, 36 ans,  est né à Coki au  Sénégal près de Dakar le 18 mars 1958 et est mort à Kigali au  Rwanda le 31 mai 1994, alors que le génocide contre les Tutsis était en cours, un an après qu’il ait été envoyé au Rwanda, dans  la MINUAR, mission de maintien de la paix de l’ONU au Rwanda.

Il était l’un des gens qui ont payé le prix ultime en épargnant les autres, en se rappelant les victimes du génocide, les héros méritent d’être rappelés et célébrés aussi. On a beaucoup parlé des inactions de l’ONU et de la complicité de certains soldats de la paix au cours des 100 jours de 1994. Cependant, un homme qui a défié les ordres et l’agenda de la mission pour tenir compte de l’appel de l’humanité, car il a sauvé plus de 50 personnes lors du génocide. L’histoire de ce héros à vie a été racontée par un homme qui a travaillé avec lui, Mark Doyle. «  D’accepter de transporter les cinq enfants du Premier ministre Agathe Uwilingiyimana à l’Hôtel des Mille Collines qui servait de maison sûre de la Nations Unies ».


Aucune autre expression ne décrit mieux l’effet de sa présence à l’église de Sainte-Famille que ces mots de Mark Doyle, de dire ‘’Il n’y a pas eu de meurtre à grande échelle dans le complexe de Sainte-Famille, en partie à cause des efforts de Mbaye et des autres soldats de la paix de l’ONU – bien que beaucoup ont eu lieu juste à l’extérieur.”
“Il était un observateur militaire ordinaire non armé qui relève de la mission de maintien de la paix des Nations Unies, mais il a travaillé à un homme extraordinaire. Par des barrières, le capitaine  Mbaye a transporté des Tutsis et des Hutus poursuivis, alors que  ça ne s’inscrivait pas dans l’agenda des soldats de l’ONU.

Ce qui souligne son héroïsme, c’est le fait qu’il agissait tout seul pour sauver des gens, en défiant clairement l’ordre du jour de la mission de maintien de la paix de l’ONU. Le capitaine Mbaye traversait les salutations de la mort pour emmener les gens dans la maison de sécurité de l’hôtel des Milles Collines. Cependant, il ne fallut pas longtemps avant que ses actions ne soient signalées aux majors de l’armée. Étonnamment, en reconnaissant le service à l’humanité, Mbaye accomplissait tout seul, plutôt que de le réprimander pour avoir rejeté les ordres, le général Romeo Dallaire, le chef de la mission a corroboré les efforts de Mbaye qui ont entraîné plus de 1000 à échapper à l’assaut.
Lui, en compagnie de quelques autres fonctionnaires de l’ONU, a organisé des convois pour emmener des gens à l’aéroport où ils avaient préparé des jets pour les transférer hors du pays.
La radio de la haine RTLM (Radio Télévision des Mille Collines) en a été au courant, et a continué à lire les noms, incitant les milices ‘’ Interahamwe’’ contre les convois de l’ONU. A l’encontre de la milice pour les tuer, Mbaye aurait quitté le véhicule sur la route en criant: “Ces gens sont à ma charge, il faudrait que tu me tue d’abord avant de les tuer”.

Bien qu’ils aient dû retourner à l’hôtel, Mbaye a sauvé des vies ce jour-là. Sa chance, cependant, s’est écoulée le 31 mai 1994, quand une bombe s’est éloignée à quelques mètres de sa voiture quand il se rendait  dans la région contrôlée par les rebelles de Kigali-Inkotanyi. La bombe a déchiré sa chair et il est mort immédiatement.

Le capitaine Mbaye reste l’un des plus grands héros du génocide rwandais. Son amour pour l’humanité était au-delà des ordres militaires. Mais il a perdu sa vie en train de sauver des vies. Ses actes capturent l’essence de l’humanité.

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Abdou Nyampeta

 

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