Connect with us

CULTURE

Ce qu’il faut savoir sur Noël : Naissance de Jésus, Père Noël, sapin de Noël

Published

on

Première partie : -Jésus n’est né un 25 décembre, c’est une date convenue, et un repère pour contempler l’essentiel -La date exacte  de la naissance de Jésus n’est pas mentionnée dans les évangiles -Si on pousse plus loin, qu’on célèbre sa Conception (neuf mois avant), soit le 25 mars, la date de la Pâques -Noël aurait été fixée en fonction d’un calendrier religieux païen, coincidant avec le solstice d’hiver -Noël : un tournant pour l’humanité ! Bwiza.com a collecté les informations sur France inter, France 24, Croire la croix.com, noël. Catholique.fr, paris.catholique.fr, etc. ; pour mieux éclairer les croyants pour cette grande fête de Noël, qui dépasse de loin l’importance Le Nouvel an,  chez bon nombre de communautés et civilisations. Noël est sans doute la plus connue des fêtes chrétiennes, célébrée dans la nuit du 24 au 25 décembre presque partout dans le monde, aussi bien par des croyants que des non croyants. C’est la fête des enfants, on en profite pour vous souhaiter Joyeux Noël et bonne fête patronale : vous Emmanuel, Eugène, Eugénie, Adam, Albert et les autres. A cette date,  père Noël improvise les enfants avec des cadeaux, les sapins de Noël embellissent les salons en familles, bref, c’est Un jour pas comme les autres. Isabelle de Gaulmyn  décrypte une question religieuse dans l’actualité sur France Inter, et ses explications montrent que Noël ne marque pas l’anniversaire de la naissance de Jésus, qui n’est pas né un 25 décembre… « Jésus n’est pas né un 25 décembre, ou plus exactement, on n’en sait rien. À vrai dire, ce n’est que tardivement que les Chrétiens se sont mis à fêter Noël. La fête chrétienne la plus importante, c’est Pâques, qui célèbre la mort du Christ, et elle reste la principale fête chrétienne. Ce n’est que vers l’an 350, que, à Rome, on commence à célébrer la naissance de Dieu, Dies natalis, pour christianiser une fête alors réservée à l’empereur, le jour du solstice d’hiver ». Le choix du 25 décembre revêt pour sa part un caractère symbolique puisqu’il correspond au solstice d’hiver, c’est-à-dire le moment de l’année où le jour cesse de diminuer. Cela fait écho à l’Évangile puisque Jésus lui-même s’est présenté comme la lumière du monde (Évangile selon saint Jean, chapitre 8, verset 12, et chapitre 9, verset 5). Selon Roselyne Dupont-Roc ; bibliste, Cetad, enseignante à l’Institut Catholique de Paris (1985-2011), Centre Intelligence de la Foi (CIF) Les chrétiens fêtent à Noël la naissance de Jésus. La naissance, toute simple, d’un bébé dans une province lointaine de l’empire romain, dans un milieu rural pauvre de Haute Galilée. Nous en ignorons la date exacte. Mais pour les chrétiens cet événement, unique et décisif, va bien au-delà d’une date, ou d’un anniversaire. L’année même de cette naissance est discutée. Les évangiles de Matthieu et Luc nous disent que Jésus est né sous le règne d’Hérode le Grand, qui, paradoxalement, est mort en 4 avant J.-C. Il n’y a là aucun mystère ! Simplement le fait que lorsque le calendrier chrétien a été établi à partir de la naissance de Jésus, on situait cette naissance par rapport à la fondation de Rome. Le moine qui travailla sur ce calendrier, Denys le Petit (5ème siècle), s’est trompé de 5 ou 6 ans pour fixer l’an 1. Historiquement les chrétiens n’ont fixé la naissance de Jésus à Noël (le jour « natalis ») le 25 décembre qu’à partir du 4ème siècle, et c’est finalement l’empereur Théodose II qui l’a officialisée. Le premier témoignage officiel, qui remonte à 354, suppose que la nuit du 24 au 25 décembre est fêtée comme anniversaire de la naissance du Christ depuis une vingtaine d’années à peine. Il s’agissait de remplacer les fêtes païennes du solstice d’hiver. Car c’est à ce moment de l’année que l’on célébrait depuis longtemps dans l’empire romain la renaissance du soleil, « sol invictus », avec les jours qui recommencent à grandir. Noël affirmait que, pour les chrétiens, Jésus était le seul soleil levant, l’astre qui illuminait la nuit. Noël : un tournant pour l’humanité ! Les chrétiens ne s’inquiètent pas de cette ignorance et de cette datation tardive ; leur foi ne consiste pas seulement à faire mémoire d’un passé révolu, mais à affirmer aussi la présence du Seigneur vivant aujourd’hui, aux côtés des siens et de tous les hommes de bonne volonté. Raconter sa vie et son histoire, c’est montrer que celui qui naquit ignoré de tous sous Hérode le Grand, et qui mourut crucifié ignoblement sous Ponce Pilate est bien le Seigneur ressuscité qui vient à notre rencontre et transforme nos vies. En lui, Dieu nous a définitivement rejoints. C’est un tournant et un phare dans l’histoire humaine. 25 décembre : un repère pour contempler l’essentiel Nous avons besoin de repères et d’anniversaires qui ponctuent le temps de notre vie et accompagnent notre chemin de foi personnel et communautaire. Nous célébrons donc l’anniversaire de la naissance de Jésus le 25 décembre. Pourtant Noël fut d’abord fêté en lien avec l’Épiphanie, le 6 janvier, et aujourd’hui encore, certaines Eglises orthodoxes et catholiques de rite byzantin célèbrent ensemble Noël et Épiphanie. Si, en Occident, les deux fêtes sont restées distinctes, le lien entre les deux grandes célébrations est évident. Cela est du au fait qu’ils ont conservé le calendrier « julien » (introduit par Jules César), comportant 13 jours d’écart par rapport au calendrier occidental « grégorien » (institué par le pape Grégoire XIII au XVIe siècle), et qui est devenu le calendrier civil. A partir du récit de la visite des mages dans l’évangile de Matthieu, les chrétiens célèbrent la manifestation, à tous les peuples de la terre, de Dieu venu dans notre chair. « Et le Verbe s’est fait chair », affirme le prologue de l’évangile de Jean (Jean 1,14). Noël met en lumière l’action la plus inattendue de notre Dieu : il vient, en Jésus, son Fils, partager notre humanité. Et là, s’opère la jonction inouïe du divin et de l’humain, de l’éternité et du temps. Noël, est la fête du mystère de l’incarnation : Dieu qui se fait homme, qui vient à nous, par amour.  A quelle date Jésus est-il né ? La date exacte  de la naissance de Jésus n’est pas mentionnée dans les évangiles. Mais les historiens la fixent quelques années avant notre ère. Au VIe siècle, Denis le Petit, un moine historien, cherche à savoir quand exactement le temps des chrétiens a commencé. Pour lui, le début de l’ère chrétienne, c’est l’année où Jésus est né. Denis le Petit fait ses calculs et fixe ainsi l’an 1. Un nouveau calendrier est adopté. Désormais, il y a les siècles avant Jésus Christ, et les siècles après. Aujourd’hui on pense que le moine a fait une erreur, et que Jésus a dû naître 6 ou 7 ans avant ce fameux an 1 . Quant au 25 décembre, ce n’est sûrement pas le jour exact où Jésus est né. Cette date a été choisie par des chrétiens du IVe siècle. Avant même la période chrétienne, de nombreuses fêtes populaires étaient célébrées au mois de décembre, au moment du solstice d’hiver, comme pour conjurer le froid et la nuit, et peut-être la mort de la nature. A Rome, du 17 au 24 décembre, on fêtait ainsi les Saturnales, en l’honneur de Saturne, le dieu des semailles et de la fertilité. En Orient, le culte de Mithra, divinité de la lumière, voulait que l’on sacrifiât, le 25 décembre, un jeune taureau, pour célébrer la naissance du dieu solaire. Et l’on trouve des traces de fêtes similaires chez les Teutons, les Celtes et les scandinaves, dans les pays nordiques. Le jour du solstice d’hiver en effet, si l’on entre véritablement dans l’hiver, c’est aussi le moment où les jours commencent à rallonger, le soleil renaît… Et les hommes ont toujours voulu célébrer ce temps. Peut-être pour mieux espérer le retour du printemps, de la lumière et de la vie. D’après l’évangile, Jésus est mort un vendredi au moment des fêtes de la pâque juive. Selon leurs calculs, la plupart des historiens ont conclu que cela a dû arriver le vendredi 7 avril de l’an 30. Jésus avait alors environ 36 ans. Pourquoi fête-t-on Noël le 25 décembre ? On entend souvent dire que la date de la fête liturgique qui commémore la naissance du Christ aurait été choisie par l’Eglise au hasard. Evidemment, l’acte de naissance de Jésus n’est pas conservé dans les archives du Vatican, et on ne voit pas de raison qu’il soit né plutôt en décembre qu’en février ou en octobre.  L’hypothèse d’une fête païenne On a pensé que la date de Noël avait été fixée en fonction d’un calendrier religieux païen. Le solstice d’hiver se situe, suivant les années, entre le 21 et le 23 décembre et le 25 décembre correspond, à peu près, à la date où les jours commencent à croître. Cela expliquerait d’une manière liturgique et spirituelle les fêtes de Noël et de la Nativité de Jean Baptiste. La naissance de Jésus serait la venue du “Soleil levant” (cf. Lc 1, 78-79) ; la naissance de Jean Baptiste, six mois auparavant, correspondrait à sa mission d’effacement devant le Christ : “Il faut que Lui [le Christ] grandisse, et que moi [Jean] je diminue” (Jn 3, 30). Cette explication est intéressante et permet de donner une illustration spirituelle des grands rythmes de l’année et des saisons. Toutefois, elle n’explique pas l’histoire liturgique. Il faut toujours manier avec précaution l’idée selon laquelle les fêtes chrétiennes seraient des cérémonies païennes christianisées. Qu’il y ait eu dans l’Empire romain un culte du soleil, et que ce culte ait célébré les solstices est vraisemblable. Mais il ne faut pas déduire d’une telle coïncidence une filiation entre les mystères païens et la liturgie de l’Eglise. La date de la Pâques Une piste plus sérieuse, mais moins évidente, se présente si on prend la question un peu plus loin. Si on célèbre la naissance de Jésus le 25 décembre, cela implique qu’on célèbre sa Conception (dans le mystère de l’Annonciation) neuf mois avant, soit le 25 mars. C’est cette date qui va nous donner la clef de l’énigme. Car le choix du 25 mars comme date de l’Annonciation est très explicitement commandé par l’idée que le Christ a vécu un nombre parfait d’années (33 ans exactement) et donc qu’il est mort le jour de sa Conception. Or le jour de sa mort nous est donné par les évangiles : il s’agit d’un vendredi du printemps, situé aux environs de la Pâque juive. Dans la liturgie catholique, comme dans la liturgie juive, la date de Pâque est définie par une double référence au calendrier solaire (d’après l’équinoxe de printemps) et lunaire (d’après la pleine lune). C’est donc une fête “mobile”, mais deux dates vraisemblables, moyennes, pourraient être, par exemple… le 25 mars ou le 6 avril. Revenons à notre raisonnement : si Jésus est mort un 25 mars, c’est qu’il a été conçu un 25 mars… et c’est donc qu’il est né un 25 décembre, neuf mois après la Pâque juive. Cette démonstration peut paraître un peu naïve. Elle est en fait bien attestée dans la littérature ancienne, juive et chrétienne. On sait que le rite de la Pâque juive contient une forte attente de la venue du Messie : en cette sainte nuit, le Peuple attend la venue du libérateur qui viendra triompher définitivement. Le Messie n’est pas venu de cette manière visible, mais c’est bien au cœur de la liturgie pascale que le Messie a pris chair dans l’intimité de Marie. C’est ainsi dans le contexte de la Pâque juive qu’il faut situer le récit de l’Annonciation. Un détail de l’évangile l’illustre de façon convaincante : il nous est dit que Marie, une fois que l’ange l’a quittée, se rend “en hâte” chez sa cousine (Lc 1, 39). Cette expression, pour un lecteur juif attentif, renvoie immédiatement à la “hâte” liturgique qui spécifie bien l’ambiance spirituelle de la sortie d’Egypte (Ex 12, 11). La littérature chrétienne a ainsi repris et développé toutes ces traditions, de sorte que de nombreux événements ont été rapportés à ce jour. La coïncidence de l’Annonciation et du Vendredi Saint a toujours été tenue. Une hymne médiévale chantait ainsi : “Salut jour de fête qui panse nos blessures ! L’Ange a été envoyé, le Christ a souffert sur la Croix. Adam a été créé et, ce même jour, a péché… et Isaac est conduit sur l’autel…“. Gn 2-3, Gn 22, l’Annonciation et la mort du Christ sont ainsi mis en perspective d’une manière saisissante. En quelle année est né Jésus ? Si la date “annuelle” de la fête de Noël est donc à peu près cernée, il est plus difficile de fixer l’année de la naissance de Jésus. Une première méthode, utilisée par les Pères de l’Eglise, cherchait à dater la Nativité à partir de la création d’Adam ! Le théologien médiéval, Jacques de Voragine reconnaissait : “La Nativité de notre Seigneur selon la chair se produisit, d’après certains, 5228 ans après Adam, ou, selon d’autres, 6000 ans après… Mais Méthode a établi le chiffre de 6000 ans de façon plus mystique que chronologique”. Evidemment, cela reste fantaisiste. Avant la science moderne, Voragine n’accordait déjà pas beaucoup de crédit à une telle méthode. Le martyrologe est aujourd’hui plus évasif : “Des siècles innombrables après la création du monde, quand Dieu, au commencement créa le ciel et la terre…”. On peut aussi chercher à dater la naissance de Jésus avec les indices que donne Luc sur quelques événements contemporains : “Or, il advint, en ces jours-là, que parut un édit de César Auguste, ordonnant le recensement de tout le monde habité. Ce recensement, le premier, eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie” (Lc 2, 1-2). Toutefois, ces faits ont laissé une trace bien faible dans l’Histoire et restent objet de polémique. Il est plus utile de chercher à situer la Nativité par rapport à quelques repères de l’histoire antique. En accord avec les recherches historiques, le martyrologe actuel retient : “dans la 194° Olympiade, la 752° année de la fondation de Rome, l’an 42 du règne de César Octavien Auguste, le monde entier étant dans la paix, Jésus Christ, Fils éternel du Père éternel… naît à Bethléem de Judée”. Ces dates sont traditionnelles et n’engagent pas la foi de l’Eglise, mais donnent une indication fiable de l’époque à laquelle naquit Jésus, il y a un peu plus de 2000 ans. Une légère incertitude demeure peut-être, alors que l’éternité de Dieu entre dans le temps des hommes… Il convient donc de rappeler que toute la liturgie de l’année chrétienne – même Noël – dépend de Pâques et que c’est bien de ce centre de gravité que partent toutes les grâces de la prière de l’Eglise. Certes, on ne possède pas l’acte de naissance de Jésus, mais on voit qu’une vraie convergence d’indices, tirés du Judaïsme et de la Tradition chrétienne, rend convenable la date du 25 décembre, et donne à cette fête sa juste place, en légitime relation avec le mystère pascal. Cliques ici pour recevoir le nouvau journal sur facebook sur twitter Jean Baptiste Karegeya

Commentaire
Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Copyright © 2018 - Bwiza.com - All Rights Reserved