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Education : Kagame chasse une équipe qui ne gagne pas

Dans moins de deux mois, six hauts dirigeants du REB (Office Rwandais charge de l’éducation) viennent de trouver la porte. La mauvaise gestion, l’application abusive des lois, l’improductivité et autres, seraient à la base de cette réforme.

Tout commence en mi-février 2018, quand Janvier Ismail Gasana fut limogé, alors qu’il venait de passer deux ans à ce poste.

Ce Mercredi 11 Avril, les cinq qui secondaient Janvier doivent partir, selon les résolutions du cabinet.

« Sous la direction de Paul Kagame, Président de la République Rwandaise, le conseil des ministres s’est réuni au Village URUGWIRO, ce Mercredi 11 Avril, 2018. Un accueil à la nouvelle Secrétaire d’Etat au ministère des finances en charge de la Planification, Dr Claudine Uwera, ainsi que d’autres membres du Cabinet qui se sont réorientés vers de nouveaux portefeuilles. Ils sont le Dr. Uzziel Ndagijimana, Ministre des Finances et Planification économique et Amb. Claver Gatete, le ministre de l’Infrastructure, le Conseil des ministres leur a souhaité plein succès dans leurs fonctions.

Mais, le Conseil des ministres a effectue une ‘révision moteur’ chez REB, et a révoqué de leurs fonctions, 5 officiels suivants :

1) Dr Joyce Musabe: Directrice Générale Adjointe chargée des programmes d’enseignement et d’apprentissage;

2) Dr. Michael Tusiime Rwibasira: Directeur Générale Adjoint chargé des examens nationaux, de la sélection et de l’évaluation;

3) M. Peter Mujiji: Chef de la Division de l’entreprise;

4) M. Francis Karegesa: Directeur des Finances;

5) M. Rutaha Bagaya: Chef de l’Unité des approvisionnements et marchés

Les cinq accompagnent leur ancien directeur générale Janvier Gasana qui avait été contraint de quitter par le même conseil des ministres, en séance du 14 Février, tel que mentionné ci-haut.

REB sous Janvier Gasana et son équipe

Janvier Gasana qui avait remplace Dr John Rutayisire en 2015, n’a pas répondu aux attentes du public. Avec son équipe, ils ont par contre été comme un éléphant qui entre dans un magasin de porcelaine. L’auditeur général n’a cessé de le démontrer, les medias, au parlement, au service ; l’on doutait toujours de cette équipe qui ne marque aucun but, mais qui encaisse toujours les échecs.

Du non respect des lois : Ce même 11 Avril, REB devrait comparaitre au Tribunal de Grande Instance de Gasabo, pour avoir licencié abusivement les Mentors, anciens formateurs des enseignants en matière d’Anglais.

Le procès vient de passer deux ans. Un mois avant son départ, Janvier avait demandé la transaction au ministre de la justice, conformément a l’article 4 des instructions du Premier Ministre nº005/03 du 16/12/2015 régissant le fonctionnement et l’organisation du comité de transaction.

Cela fait trois mois, ni REB ni MINIJUST n’a réagi a la lettre, tardive qu’elle soit. Hier Mercredi 11 Avril, le Tribunal a voulu les informations sur cette transaction, mais n’a eu aucune réponse.

Le procès fut reporté au 6 Juin 2018, et la, REB risquera de d’être sanctionné contre les manœuvres dilatoires, stipule par l’article 15 du code des procédures civile, commerciales administratives du Rwanda.

Selon l’article, « Toute partie qui, en vue de retarder l’instance, use des manœuvres dilatoires ou met en œuvre des voies de recours avec la même intention de retarder la procédure est condamnée à une amende civile de vingt mille (20.000) à deux cent mille (200.000) francs rwandais… »

De la mauvaise gestion des fonds : En Juin 215, deux mois avant le licenciement abusif des mentors, REB avait perdu 516 milles dollars, soit 370 millions de francs rwandais.

Cette bonne somme devrait servir de frais académiques pour les 14 étudiants rwandais au Nigeria, mais sa destination reste inconnue.

Dans les trois années qui s’écoulent, REB n’a jamais été absent devant les parlementaires du PAC, pour justifier les fonds ; mais aucun jour la commission n’a été satisfaite.

La catastrophe managériale est survenu, par un loyer mensuel de 16 millions de francs rwandais, pour un stock occupe a 10%, encore situé en milieu rural de Kigali : A Gahanga vers Bugesera, pas au centre ville.

L’honorable Henriette Sebera est arrivée même au niveau de demander le propriétaire de ce hangar, elle n’a pas eu de réponse. Lors d’un audit, le hangar venait de prendre 582 millions de francs rwandais, une somme pouvant construire un bâtiment, plutôt que de payer un loyer.

Un journaliste de RBA, une agence publique pour la diffusion, s’est rendu a Gahanga (Mobisol) pour vérifier, et n’a trouve que quelques Laptops qui occupe un seul coin. Il a tenté d’avoir plus d’information envers le REB, ni parmi les limogés du 11 Avril, ni Janvier Gasana du 14 Février, personne n’a eu ce courage.

Les rapports d’audit

Le rapport de l’auditeur général des finances de l’État, 2016, présente le REB avec des dépenses totales de 76 677 088 140 francs pour l’exercice clos le 30 juin 2016. Mais des livres de compte et des états financiers montrent des soldes qui n’étaient pas pris en charge et qui n’étaient pas fiables.

Les défis comprenaient notamment, le recouvrement de prêts à tort comptabilisés en produits dans les états financiers: un total de 939.003.242 Frws a été présenté dans les états financiers comme un revenu, au lieu de compenser les soldes débiteurs en cours.

Absence de base de données complète sur les prêts aux étudiants: Les états financiers comprennent un solde de 3 037 925 439 Frws pour les comptes débiteurs des bénéficiaires de prêts étudiants.

Cependant, comme cela a été souligné dans les rapports précédents, REB n’a pas de base de données complète, liste détaillée indiquant tous les bénéficiaires de prêts et leurs soldes impayés pour appuyer le solde déclaré des débiteurs. Il n’est pas clair comment ce solde est lié aux recouvrements faits annuellement par REB. En fin de compte, sa précision et sa capacité de récupération ne peuvent être adéquatement évaluées.
Par exemple, au cours de l’année 2016, REB a dépensé 26 453 409 220 francs de prêts aux étudiants (frais de scolarité et allocations de subsistance) pour les étudiants locaux au lieu d’inscrire le montant dans le compte client. En outre, un montant remboursable de 344 866 016 Frws sur les frais de scolarité payés aux étudiants rwandais a l’étranger, a également été passé en charges au lieu d’être reconnu remboursable au Gouvernement.

Les soldes des comptes fournisseurs non pris en charge: Le solde des comptes créditeurs comprend un montant de 829 588 032 Frw comprenant divers dettes qui ne sont étayées par aucune pièce justificative vérifiable. En outre, il existe des soldes pour les paiements retournés d’un montant total de 25 661 618 Frws qui n’étaient justifiés par aucun document vérifiable. En plus, des factures totalisant 1 062 800 326 francs suisses émanant de 22 fournisseurs ne sont étayées par aucune pièce justificative et sont en souffrance depuis plus d’un (1) an.

Echecs persistants de One Laptop Per Child

Dans ce programme, beaucoup d’rdinateurs non inutilisés restent encore emballés dans des cartons et des placards des écoles. Cela a été souligné dans les rapports précédents, mais n’a jamais été résolu par REB. Une visite dans 20 écoles a révélé que ces ordinateurs conservés dans certaines écoles. Ces cas ont été notés au GS Kibali et Kageyo / Gicumbi, GS Cyambwe à Kirehe, GS Kabyaza et Bigogwe à Nyabihu, G S Kinyinya à Gasabo, GS Gahanga I et GS Busanza à Kicukiro.

Néanmoins, cela a été attribué à des défis comme les mots de passe fournis par REB qui ne pouvaient pas débloquer certains ordinateurs, manque de programmes et de formation; par conséquent, les enseignants n’étaient pas assez compétents pour former les étudiants.

En fin de compte, l’incapacité persistante à relever ces défis affectera sans doute la réalisation des objectifs du programme, malgré l’investissement si important du gouvernement.

Distribution irréaliste de matériaux dans la construction d’écoles: Le REB transfère les matériaux de construction scolaires dans différents districts en fonction du nombre de salles de classe, de latrines, de bibliothèques et de logements pour enseignants ; à construire dans chaque phase. Aa la réception, les districts les transfèrent aussi sur les sites des écoles.

Cependant, l’audit a identifié des cas où des matériaux qui ont été détournés vers des infrastructures qui n’étaient pas prévues. Ceux-ci comprennent 2386 tôles, 2500 sacs de ciment, 138 arêtes, 1460 tubes et 2600 barres de fer.

En district de Nyagatare, 631 barres de fer ont été envoyées, mais le district n’a reçu que 484. Au secteur Muganza de Rusizi, 586 sacs de ciment d’une valeur de 5 860 000 Frw ont été envoyés par extra.

Le détournement, et l’envoi de matériel d’excédent là où ils ne sont pas demandés et nécessaires ; alors que les autres districts ont reçu des matériaux insuffisants, montre que REB et les districts ne planifient ensemble, et ne contrôlent pas les matériaux. Il y a alors un risque d’abus et de gaspillage, ce qui peut nuire à l’objectif.

Écoles construites dans les zones à haut risque: La vérification physique réalisée du 8 au 26 mars 2016 a identifié quatre écoles construites dans des zones à haut risque et exposées à des risques de glissements de terrain et d’inondations.

Infrastructures scolaires inachevées et abandonnées : Au moment de la vérification de la construction de l’école, sept (7) n’avaient pas été complétés. Il s’agit de GS Rutunga (Gasabo), de EP Gasabo, de Gikundamvura, de G.S Nyabihanga G.S. St Nicolas Cyanika et de G.S Murico (Nyamagabe), G.S Gacundezi et G.S Shonga (Nyagatare).

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Jean Baptiste Karegeya

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