POLITIQUE

Kampala : 72 Rwandais, 65 Congolais expulsés pour leur entrée illégale

Lors d’une opération de fouille à la ville frontalière de Bunagana, dans le district de Kisoro, au cours du week-end, la police ougandaise a pu arreter les 72 ressortissants rwandais et 65 congolais. Parmi eux,  24 seraient membres du groupe rebelle congolais M23.

Hassan Ssekalema, commissaire de police de Kisoro, a déclaré avoir passé au crible les détenus et déportés dans leurs pays respectifs. “Pour les 24 membres du groupe rebelle M23, ce sera au tribunal de décider de les expulser ou de les envoyer en prison. Nous poursuivons toujours les opérations d’élimination des présumés criminels le long de la frontière. Jusqu’à présent, deux armes ont été récupérées “, a déclaré M. Ssekalema.

Ceux qui seront traduits en justice cette semaine seront a charge des diverses accusations, notamment d’entrée illégale, de séjour illégal et d’exploitation minière illégale.

C’est le deuxième groupe de Rwandais à être expulsé en moins d’une semaine. La semaine dernière, l’Ouganda a expulsé cinq Rwandais, détenus depuis des semaines pour des charges inconnues.

Depuis août, l’Ouganda a multiplié les opérations ciblant les immigrants illégaux et les présumés criminels rwandais, mais la déportation et l’arrestation de Rwandais ou Congolais ayant des liens avec le gouvernement de Kigali,  ont conduit à des relations glaciales entre les deux Etats voisins, selon Daily Monitor.

Tout récemment, le porte-parole du ministère de la Défense ougandais, Richard Karemire, a confirmé à NTV Ouganda que le Rwanda avait envoyé une note diplomatique pour protester contre la manière dont ses citoyens étaient arrêtés et détenus.

L’Ouganda n’a pas encore réagi à la plainte diplomatique du Rwanda, par contre contre-accusé le Rwanda d’avoir arrêté des Ougandais sur des allégations similaires d’entrée illégale et de faux documents.

Il y a deux semaines, les autorités et citoyens  ougandais ont bloqué la frontière de Gatuna (entre les deux pays) pour protester contre l’arrestation de Justus Tweyongyeire, un homme d’affaires local dans la ville de Kabale, par les autorités rwandaises sur des accusations peu claires.

Ssekalema a déclaré que les opérations de sécurité frontalière ont considérablement réduit la prévalence des crimes violents. Le gouvernement blâme les étrangers des crimes qui augmantent à la frontière où quatre personnes ont été abattues l’année dernière.

La semaine dernière, le tribunal du district de Mbarara en Ouganda a inculpé 45 rwandais pour terrorisme. Beaucoup d’entre eux ont été arrêtés à la frontière Kikagati(entre la Tanzanie et l’Ouganda), ils voyageaient sur des fausses identités.

Un ancien officier  rwandais, René Rutangugira et le congolais Bahati Mugenga, ainsi que sept policiers ougandais sont accusés d’enlèvement du lieutenant Joël Mutabazi, ancien garde du corps du président rwandais Paul Kagame, et de Jackson Kaleemera le 25 octobre 2013 à Kamengo, en Ouganda.

Le Lt Mutabazi a été rapatrié clandestinement au Rwanda où il a été condamné à la réclusion à perpétuité pour trahison et pour terrorisme.

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