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Kigali: Une jeune sourde muette rêve de sa propre maison, en épargnant 90% de son salaire

Aline Mugiraneza, 22 ans, est sourde muette ; mais elle essaie d’articuler et produire quelques phonèmes. Une année et demie, Aline travaille au salon de beauté où elle est admirée par ses clients et son patron, qui lui paie 50.000 Frws. Elle en utilise 5000 et épargner 45000, dans le souci de se procurer  sa propre maison un jour.

Apparemment, Aline n’a aucun problème, mais quand il s’agit de parler elle bricole pour produire quelques mots comme un enfant. Elle a des parents, qui habitent Kanombe, près de l’aéroport de Kigali. Son lieu de travail est Kabeza, elle reste chez la tante maternelle.

Elle dit, « Je viens de Busanza, mais travail à Kabeza. Je suis bien rémunérée, et mon salaire est gardé à la banque. Je compte arriver à 120 million pour construire ma propre maison, et monter mon propre salon ».

Aline a bénéficié de la formation au centre Bon berger, sous financement de l’UPLS (Umbrela of Persons with Disabilities in fighting HIV/AIDS  and for health promotion), dans le cadre du projet  EmployAble I.

C’est un projet de réinsertion des jeunes handicapés dans la vie professionnelle, dans sa première phase.

A l’occasion du lancement de la phase II de ce projet, les témoignages des jeunes et des partenaires font vivre la vie des personnes handicapées. La phase I a profité de 129 jeunes, mais la deuxième en compte 300.

Les défis ne manquent pas

La mise en œuvre de ce projet fait face aux contraintes culturelles, comme certains rwandais du secteur privé résistent à l’inclusion des personnes handicapées.

En plus, le matériel didactique dont disposent les centres de formation n’est pas adapte aux handicapes, la méthodologie des formateurs aussi.

Mais pire en est que le rôle des parents reste à désirer, et l’entendement de certains employeurs nécessité un changement.

François Xavier Karangwa, directeur exécutif de l’UPHLS

François Xavier Karangwa, est directeur Exécutif de l’UPHLS. Il exhorte les parents d’accompagner leurs enfants dans ce processus, et compte former les employeurs à ce propos.

Cependant, le ministère du travail met en garde les employeurs qui discriminent les personnes handicapées. «  Celui qui va les exclure aura des compte à rendre devant la fédération rwandaise du secteur prive(PSF) ».

Steven Mugenyi, est chargé du développement de l’emploi au MIFOTRA. « Le programme du gouvernement rwandais est d’apprendre par la pratique. Ce programme ne serait pas possible avec une telle résistance des employeurs. Prochainement, dénoncez-les, et la fédération va les poursuivre », dit-il.

Le projet EmployAble est finance par Light for the World avec la Fondation Liliane. Il est mis en œuvre par l’UPHLS mais cette phase sera conjointe avec la NUDOR (Union national des handicapes).

Les bénéficiaires sont les jeunes de 16 à 30 ans vivant avec un handicap quelconque (des membres, de la peau, de la taille, de la vue et de l’ouïe). Ces jeunes doivent avoir fait l’école primaire et le Tronc commun pour être admis au projet. Jusqu’ici, le projet œuvre en cinq districts du Rwanda, dont Gasabo de Kigali, Muhanga du sud, Rulindo et Musanze au nord, ainsi que Rubavu de l’Ouest.

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Jean Baptiste Karegeya

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