ECONOMIE

Les pays du EAC mis en garde par AGOA suite au ban des produits textiles usagés

Le Bureau du représentant américain au commerce (USTR) a annoncé sur son site web, l’ouverture d’un réexamen extraordinaire des conditions d’éligibilité du Rwanda, de la Tanzanie et de l’Ouganda à l’Africa Growth and Opportunity Act (AGOA), suite à l’interdiction des importations de vêtements d’occasion.

Dans le cadre de cette procédure, selon Agence Ecofin, l’institution indique qu’elle collaborera avec certaines agences américaines de commerce et précise qu’une audience publique sera organisée, le 13 juillet prochain, dans la capitale américaine, Washington.

Cette révision intervient en réponse à la pétition soumise à l’USTR, le 21 mars dernier, par l’Association américaine de l’industrie des matières secondaires du textile (SMART) à propos de l’interdiction des importations de vêtements d’occasion à bas prix, décidée en mars 2016, par la Communauté Est-Africaine (EAC) dont font partie les trois Etats concernés.

D’après la SMART, la restriction qui devait aboutir, d’ici 2018, au ban de ces produits textiles usagés, entraînera des difficultés économiques majeures à l’industrie américaine de vêtements d’occasion.

Ce dernier point est particulièrement sensible dans la mesure où les USA représentent avec l’Europe, l’un des principaux fournisseurs de cette catégorie de vêtements à ladite région.

Si du côté américain c’est l’argument économique qui prévaut, l’enjeu n’est pas moins important pour la partie est-africaine.

En effet, ces pays misent sur les effets positifs de cette interdiction ainsi que sur des politiques de soutien aux exportations pour revivifier leur industrie textile et tirer profit des nombreuses opportunités commerciales offertes par l’AGOA.

Grâce à leur appartenance à ce traité (reconduit en septembre 2015 pour une période de 10 ans), la Tanzanie, l’Ouganda et le Rwanda bénéficient, à l’image de 36 autres pays subsahariens, d’une exonération de droits de douanes pour une large gamme de leurs produits destinés au marché américain.

Pour rappel, d’après l’USTR, les recettes d’exportation cumulées des trois nations vers les USA ont atteint 43 millions $ en 2016, alors que celles des USA à leur égard culminaient à 281 millions $, la même année.

La mesure sur l’importation des vêtements usages entre dans le cadre du Made in Rwanda, une politique de réduire les importations en faveur des exportations. Cependant, ces vêtements ne sont pas bannis carrément, mais leurs taxes ont été multiplies par 25, du moins pour décourager le trafic.

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Jean Baptiste Karegeya

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