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JUSTICE

Procès des Rwigara, la haute cour a rejeté les exceptions

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Adeline et Diane Rwigara sa fille ont été à la haute cour sis à Kimihurura une heure avant que prévu. La maman est faible, elle est toujours malade, mais le procès a eu lieu malgré tout.

« …j’étais en angoisse,  chagrinée par le départ inopiné de mon mari », Adeline

« Ma bible en main, je n’ai jamais goute sur les médicaments dans ma vie. Ce n’est après la torture du CID que ca m’arrive », Adeline.

« Tout est basée sur ma candidature a la présidence, critiquant le pouvoir en place…se sont des mensonges pour me faire taire, …je ne suis pas surprise, bien que je n’en suis pas contente », Diane

« Mes témoins accusateurs faisaient parti de mon équipe de campagne, ils ont été menacés depuis longtemps, mais finalement ils ont changé d’avis contre moi », dit elle…je ne les condamne pas, ils ont été convertis pour sauver leurs vies à eux ».

A 8h30, une trentaine personne attend dans la salle, les prévenues et leurs avocats sont là : Me Gatera agashabana pour Adeline et Me Buhuru  pour les deux. La presse est aussi présente.

Diane Rwigara est poursuivie de l’usage des faux documents, pendant son concours  à la présidentielle ; et l’incitation au soulèvement pour les deux.

Pour Adeline Rwigara, s’y ajoute le divisionnisme

A 9h07(selon Umuseke), les juges entrent dans la salle pour commencer le procès. Ils commencent par l’identification des présumées.

Juste au début, Adeline réclame qu’elle est toujours malade, donc pas prête de comparaitre, comme ce fut le cas la fois passée ; elle est encore sous la cure.

Elle témoigne qu’elle a été torturée par la police, en date du 28 au 29 Aout 2017, sa situation de sante s’aggrave, mais elle ne présente aucun document médical.

Dans un langage sanglotant, elle articule, « Tout est confisqué par les agent de la prison, j’ai été à l’hôpital hier, mais aujourd’hui on me refuse de porter mon foulard. On ne me donne même pas l’eau chaude tel que prescrit par le médecin ».

Me Gashabane appui sa cliente, disant que tous les certificats médicaux administratifs dont celui du 07 et du 11 Novembre sont gardes par le staff de la prison, même un repos médical. En plus, Me Gashabana avoue ne pas disposer du dossier du parquet.

Mais Diane est prête malgré tout, mais la préoccupation de son avocat est similaire a son confrère : les résolutions du parquet.

Ainsi, Me Buhuru propose la tenue du procès sans participation du parquet. Diane a pris son temps pour visiter les lieux d’aisance de la haute cour.

Faustin Nkusi de l’équipe des procureurs rejette les propos d’Adeline qui n’ont pas de soutiens écrits.

“On tombe tous malade ici, on se fait soigner. Quand le médecin prescrit les médicaments, on en est au courant, et quand il s’agit d’un repos médicale, tout de même », Faustin Nkusi.

Les juges passent en délibéré pour examiner les exceptions 

Trente cinq minutes après, les juges retournent dans la salle. Ils rejettent tout, et annonce la tenue du procès.

Me Gashaba explique les raison d’appel. « Le tribunal de grande instance de Nyarugenge n’avait pas de compétences selon les articles 99 et 100 du code pénal en cours.

Article 99, le lieu d’arrestation :Lorsque les conditions de mise en détention provisoire sont réunies, l’Officier de Poursuite Judiciaire peut, après avoir interrogé le prévenu avec ou sans l’assistance d’un avocat, le placer en détention provisoire, à charge de le faire conduire devant la juridiction la plus proche du lieu d’arrestation, à l’exception de la Haute Cour, de la Haute Cour Militaire et de la Cour Suprême.

Article 100, la mission du juge : Le juge qui statue sur la détention provisoire a pour mission de:

1° vérifier s’il est compétent pour statuer sur la plainte de détention provisoire dont il est saisi ;

2° vérifier la légalité du mandat de détention provisoire ;

3° vérifier s’il n’existe pas une cause d’extinction ou de prescription de l’action publique qui serait de nature à invalider la délivrance du mandat de détention provisoire ;

4° vérifier s’il existe des indices sérieux justifiant la mise en détention provisoire du prévenu.

Toutefois, le juge ne peut pas disqualifier ou requalifier l’infraction pour laquelle le prévenu est poursuivi.

Donc, selon Me Gashabana, Adeline Rwigara fut arrêtée a Kiyovu et non Remera a la police. En plus, elle a été arrêtée illégalement et ses biens comme téléphone portable et autres, ont été confisqués. Mais le juge explique qu’il y avait tentative de faire disparaitre les preuves.

« Le deuil de mon mari », Adeline

Dans sa parole, Adeline fut brève, mais signalant qu’elle est poursuivie pour avoir condamne la mort injuste de son mari ; elle n’avait droit au deuil.

“C’est ce que je leur ai envoyé, me lamentant ; j’étais en angoisse,  chagrinée par le départ inopiné de mon mari ».

Elle dit qu’elle ne pouvait pas se taire, que se sont le contenu des audios dont elle poursuivie. Elle les a envoyés a sa sœur pour deuilleur ensemble.

Dans la faiblesse, elle supplie le juger de la laisser se reposer, comme c’est sa première fois dans vie, de tomber malade.

« Ma bible en main, je n’ai jamais goutee sur les médicaments dans ma vie. Ce n’est après la torture du CID que cela m’arrive ».

Pour Diane, la détention ne la surprend pas. « Tout est basée sur ma candidature à la présidence, critiquant le pouvoir en place…se sont des mensonges pour me faire taire, …je ne suis pas surprise, bien que je n’en suis pas contente ».

Elle dévoile que ses témoins accusateurs faisaient nt parti de son équipe de campagne, » ils ont été menaces depuis longtemps, mais finalement ils ont change d’avis contre moi », dit elle.

« Je ne les condamne pas, ils ont été convertis pour sauver leurs vies à eux ».

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Jean Baptiste Karegeya

 

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