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UE  demande à la CPI d’Ouvrir une enquête sur les violations commises au Burundi

L’Union Européenne demande à la Cour Pénale Internationale (CPI) d’ouvrir sans tarder une unquête sur les violations des droits de la personne humaine commises au Burundi.

Dans une nouvelle résolution, l’Union Européenne vient de demander à la CPI et au Conseil de sécurité des Nations Unies d’ouvrir une enquête sans tarder sur les violations des droits de la personne humaine l’homme au Burundi.Le point 9 de la résolution 2017/2508, adoptée ce jeudi 19 janvier, il est dit

‘’ Le Parlement européen invite le Conseil de sécurité des Nations unies et la CPI à ouvrir rapidement une enquête complète sur les violations des droits de l’homme qui auraient été commises au Burundi au cours de la récente crise dans le pays, y compris sur le risque d’un génocide sur son territoire .‘’

Les députés européens consacrent par ailleurs une ligne à leur préoccupation née de « l’annonce faite par le président Nkurunziza le 30 décembre 2016 selon laquelle il pourrait briguer un quatrième mandat en 2020.La réplique de Bujumbura ne s’est pas fait attendre. ‘’ Le Parlement européen n’est pas à jour par rapport à la situation politico-sécuritaire qui  prévaut actuellement au Burundi. Depuis.

Le 30 décembre 2016, il n’a jamais été signalé par les députés et sénateurs en vacance des cas de violation des droits de l’homme dans aucune circonscription parmi les 18 que compte le Burundi , affirme un communiqué signé le 20 janvier, au lendemain de la résolution, par les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale.

Mais le paragraphe a du mal à convaincre Anschaire Nikoyagize, président de la ligue Iteka, une organisation de défense des droits de l’homme qui continue de travailler discrètement après sa dissolution par le gouvernement. Et de dire ‘’ Depuis le début de 2017, aucune semaine ne se passe sans qu’il y ait au moins huit meurtres. Du 9 au 15 janvier seulement, nous avons enregistré dix personnes tuées, deux torturées, trois portées disparues et 97 qui ont été arrêtées arbitrairement par la police en collaboration avec les jeunes Imbonerakure affiliés au parti au pouvoir, le Cndd-Fdd« , révèle Nikoyagize, qui vit aujourd’hui en exil.

Le vote de la résolution a coïncidé avec la visite du commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union Africaine, Smail Chergui, à Bujumbura pour la recherche d’une solution au paiement du contingent burundais engagé en Somalie (AMISOM).

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Abdou Nyampeta/Bwiza.com

 

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