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Amnesty International évoque la disparution du journaliste Jean Bigirimana

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Dans son Rapport 2016/17, Amnesty International revient sur la situation des droits humains dans le monde. Pour le rapport, 2016 a été une année de souffrance, de terreur et autres atteintes aux droits humains. Les journalistes ont été visés par les gouvernements et des groupes armés, Jean Bigirimana n’eut pas chance d’en esquiver.

Au Burundi, la société civile et les médias indépendants ont subi des attaques depuis Avril 2015. Des journalistes, des membres de groupes sur les réseaux sociaux et même des lycéens ont été arrêtés parce qu’ils s’étaient exprimés. Le cas de Jean Bigirimana de Iwacu news, vient rapidement en mémoire. Il faisait à peine un mois de retour au pays, après une paire de semaines à Kigali.

Selon Amnesty International, le Service national de renseignement au Burundi n’y est pour rien.

« Jean Bigirimana, journaliste pour le média indépendant Iwacu, a été vu pour la dernière fois le 22 juillet 2016. Son collègue a reçu un appel téléphonique lui indiquant qu’il avait été emmené par des membres présumés du Service national de renseignement. Deux corps dans un état avancé de décomposition ont par la suite été retrouvés dans une rivière et aucun n’a pu être identifié », dit le rapport.

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L’équipe d’Iwacu n’a managé aucun effort, pour retrouver leur Jean, mais en vain. Ils ont travaillé tout un mois, les nuits incluses, n’ont pas réussi.

Jean Bigirimana, ça fait six mois que son épouse et deux fils attendent le retour du père, mais inutilement : les larmes se sèchent.

Des représailles contre les journalistes au Burundi, ont fait que bon nombre d’eux prennent refuge vers les pays voisins, dont une bonne centaine au Rwanda.

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Le journaliste Esdras Ndikumana, qui a été torturé en août 2015, a saisi la Cour suprême en octobre 2015, mais  l’affaire n’a pas progressé en 2016, selon le rapport. La liberté d’expression est étouffée à tous les niveaux de la société burundaise.

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D’autres journalistes burundais et étrangers ont été  toujours persécutés.

Le rapport cite des exemples comme Phil Moore et Jean-Philippe Rémy, qui travaillaient pour le quotidien français Le Monde, qui ont été arrêtés. Julia Steers, une journaliste américaine, et Gildas Yihundimpundu, un journaliste burundais, ont été aussi arrêtés avec leur chauffeur burundais. Julia Steers a été conduite à l’ambassade des États-Unis le jour même, mais Gildas Yihundimpundu et le chauffeur ont passé la nuit au Service national de renseignement.

L’autre cas est de Léon Masengo, journaliste à la radio Isanganiro FM/Bonesha FM, détenu en Novembre, alors qu’il faisait un reportage sur la comparution en justice d’un policier accusé de nombreuses violations des droits humains.

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Jean Baptiste Karegeya

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