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Burundi: début du procès des putschistes des 13 et 14 mai

Le procès de 28 militaires et policiers burundais accusés d’avoir participé à la tentative de coup d’Etat des 13 et 14 mai au Burundi, dont le général Cyrille Ndayirukiye, ancien ministre de la Défense, s’est ouvert lundi, selon des sources judiciaires et des témoins.

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Le procès a débuté en milieu de matinée devant la Cour suprême – compétente pour juger les officiers supérieurs – siégeant pour l’occasion à Gitega, où sont détenus les 28 accusés, à une centaine de kilomètres à l’est de Bujumbura.

Le 13 mai, après plus de deux semaines de manifestations sévèrement réprimées contre la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé, le général Godefroid Nyombare, ancien patron des services de renseignement, avait annoncé la destitution du chef de l’Etat, en déplacement à l’étranger.

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Après deux jours d’incertitude, le coup s’était soldé par un échec et la reddition d’au moins trois des meneurs, dont le n°2 du putsch Cyrille Ndayirukiye. Le chef des mutins, le général Nyombare, est lui en fuite.

Les accusés sont poursuivis pour “tentative de coup d’Etat et appel à une insurrection populaire, assassinat de soldats, de policiers et de civils et destructions méchantes (sic) de bâtiments”, des crimes passibles de la prison à perpétuité, selon l’acte d’accusation lu par le substitut du procureur, Adolphe Manirakiza.

Selon deux témoins contactés par téléphone depuis Nairobi, les détenus ont dénoncé leurs conditions de détention “inhumaines et dégradantes”, disant vivre à quatre dans “des cellules de 2X3 m” et être obligés de “se soulager dans des seaux qui ne sont vidés qu’au bout de 24 heures”.

Le procès se déroule sous haute protection policière. Les avocats de la défense se sont succédé lundi pour demander à la Cour un report sine die du procès.

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“Nous avons demandé le report de ce procès car les conditions pour un procès juste et équitable ne sont pas aujourd’hui remplies”, a expliqué à l’AFP l’un d’eux, Me Onésime Kabayabaya. “On n’a pas eu un accès suffisant au dossier jusqu’ici, certains détenus n’ont pas encore d’avocats et enfin, il y a les conditions indignes dans lesquelles nos clients sont emprisonnés”, a-t-il souligné.

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@bwiza.com

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