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Burundi : Le prix Aurora remis à la Burundaise Marguerite Barankitse

Lauréate du prix Aurora for Awakening Humanity, décerné dimanche 24 avril à Erevan, la présidente de l’association Maison Shalom réclame le déploiement de casques bleus pour protéger les civils et prévenir une guerre civile.

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« Si je n’étais pas chrétienne, je me serai suicidée », lâche Marguerite Barankitse, présidente et coordinatrice de Maison Shalom, devant un parterre d’anciens Prix Nobel de la paix, d’universitaires, diplomates et activistes des droits de l’Homme réunis à Erevan. « Rien ne remplace l’amour et le pardon ».

Le prix Aurora, décerné pour la première fois, dimanche 24 avril, à Erevan, au nom des survivants du génocide arménien, récompense l’humanitaire Burundaise, déjà auréolée par de multiples distinctions à travers le monde. Le jury de neuf membres, coprésidé par George Clooney et Elie Wiesel, a voulu attirer l’attention sur le Burundi, ce petit pays enclavé et surpeuplé qui risque une nouvelle fois de sombrer dans l’anarchie.

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C’est apres la guerre de 1993 qu’est née la vocation de Maggy Barankitse : elle sauve vingt-cinq enfants des massacres et fonde avec eux la Maison Shalom, une « famille reconstituée » qui apporte aux orphelins l’éducation, la santé et l’environnement familial nécessaire pour grandir loin de la haine de l’autre.

« Vingt-deux ans après, le climat de répression qui sévit au Burundi rappelle les périodes précédant la guerre civile des années 1990. Le pays a replongé dans la crise en avril 2015, quand le président Pierre Nkurunziza a annoncé qu’il solliciterait un troisième mandat, contrairement à l’accord d’Arusha, signé en 2000, qui a mis fin à la guerre civile et n’en prévoit que deux ».

« Depuis, la population vit dans la peur des enlèvements, de la torture, des assassinats ciblés et des exécutions extrajudiciaires qui ont succédé aux manifestations brutalement réprimées du printemps 2015. Dans les campagnes, la famine menace » dévoile Maggy Barankitse

Les violences ont déjà fait plus de 500 morts et poussé près de 300 000 Burundais à quitter le pays dans une fuite silencieuse vers la Tanzanie, le Rwanda, l’Ouganda, la République démocratique du Congo, le Kenya et la Zambie.

Désormais, c’est en exil, à partir du Rwanda, que « Maggy » poursuit son combat pour la dignité au profit des réfugiés du Burundi, en particulier dans le camp de Mahama, peuplé en majorité de Hutus.

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Rappelons qu’ au Burundi, le gouvernement a fermé toutes les activités de son organisation : les écoles d’infirmières, l’hôpital, la distribution de micro-crédits pour aider les mères d’enfants en bas âge à développer des projets dans la capitale et les trois provinces à l’est du pays, les 27 coopératives de production agricoles.« Le gouvernement a bloqué les comptes bancaires de Maison Shalom et son compte personnel. Et les autorités ont émis contre elle un mandat d’arrêt international pour outrage à la magistrature suprême, insurrection et crime contre l’humanité.

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Maggy Barankitse est honorée hier quand au Burundi, il y a toujours des tueries et des enlèvements du jour le jour particulièrement dans la capitale Bujumbura où les tueries au sein de l’armée est devenu monnaie courante ; mais jusqu’à présent le mobile et les auteurs de ses assassinats au sein de la FDN reste inconnus.

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Eric NININAHAZWE@bwiza.com

 

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