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Burundi: Les autorités boycottent les pourparlers d’Arusha

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Suite à l’invitation de l’opposition invitée dans la reprise des pourparlers burundais à la session d’Arusha de ce 16 février 2017, le gouvernement du Burundi décide de boycotter.

Un nouveau round de discussion pour une sortie de crise au Burundi censé se pencher pour la première fois sur les questions de fond commence ce jeudi matin 16 février à Arusha, dans le nord de la Tanzanie, dans de difficiles conditions. Le gouvernement du Burundi, qui dénonce notamment la participation d’opposants qui sont recherchés par la justice burundaise et la présence d’un représentant de l’ONU qu’il a récusé.

Mercredi soir, Bujumbura a annoncé sa décision de boycotter cette session. Mais le facilitateur dans la crise burundaise et ancien président tanzanien, Benjamin Mkapa, ne veut pas baisser les bras.

Trente-trois invitations ont été émises par le bureau de la facilitation pour une nouvelle session des pourparlers inter-burundais du 16 au 18 Février 2017. Parmi les invités figurent les anciens chefs d’Etat burundais et la plupart des invités se sont rendus à Arusha en Tanzanie où se tiendront ces négociations.

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Le gouvernement burundais dit qu’il ne peut s’asseoir à la même table avec des opposants recherchés par la justice burundaise et considérés comme étant des putschistes. De plus, il dénonce la présence d’un représentant de l’ONU qu’il a récusé, en la personne de Jamal Benomar, Conseil Spécial du Secrétaire général de l’ONU.

Va donc recevoir tour à tour pendant ces trois jours la trentaine de leaders politiques burundais qui ont répondu à son invitation par groupe d’affinités. Il leur distribuera des documents de travail avant de recueillir leurs propositions sur les huit points à l’ordre du jour et sur un agenda des discussions.

Il fera alors la synthèse des différentes positions pour en tirer un projet d’accord de sortie de crise pour le Burundi qu’il va d’abord soumettre aux chefs d’Etat de la Communauté des pays de l’Afrique de l’Est qui l’ont mandaté, lors d’un sommet prévu avant la fin de ce mois de février.

Le plus dur va commencer. Mkapa espère arriver à rapprocher les points de vue d’ici fin juin. A moins que l’intransigeance des uns et des autres ne le décident à jeter l’éponge d’ici là comme le craignent certains diplomates.

Selon l’agenda de la facilitation, durant ces 3 jours, le médiateur et les participants se pencheront sur les questions de fond pour la première fois afin d’amorcer une sortie de crise.

Le CNARED, considéré comme la principale plateforme de l’opposition burundaise, déclare qu’il répondre finalement à l’invitation pour ces pourparlers dirigés par Benjamin Mkapa. Le CNARED avait récusé le facilitateur après des déclarations jugées partisanes fin décembre 2016, mais juge que des efforts ont été fournis pour rectifier les erreurs.

La médiation espère qu’à la fin des  trois jours, un projet d’accord pour une sortie de crise sera élaboré. Mkapa devra le soumettre aux chefs d’Etats de la Communauté Est-africaine dans un sommet qui se tiendra avant la fin de ce mois de février. Cependant, cet agenda risque de ne pas aboutir après le boycott annoncé de Bujumbura.

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Abdou Nyampeta

 

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