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Burundi : Les militaires préfèrent déserter après la mission onusienne

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Quelques militaires et policiers burundais qui achevent leur mission de la maintient de la paix en République Centrafriquine (MINUSAC) et en Somalie (AMISOM), préfèrent de déserter au lieu de rentrer au Burundi, de crainte des mauvais traitements qu’ils subissent à leur retour par le pouvoir en place.

L’un est le cas du Capitaine Epitace  Nimbona, un officier qui venait de la République Centrafricaine, mais qui a fui le Burundi avec sa famille.De son témoignage  à RPA du Burundi, cet officier burundai dit qu’il a choisi de fuir son pays suite aux menaces reçus alors qu’il était encore en mission de maintien de maintien de la paix en Centrafrique.

Et de dire, ‘’Je fais partie de ceux qui ont reçu des menaces depuis que l’on a quitté le Burundi pour la République Centrafricaine. Avant de partir en mission, j’étais affecté dans l’un des quartiers dits insurrectionnels. Quand j’ai pris l’avion pour la RCA, les tortionnaires s’en sont pris à ma famille. La police fouillait ma maison au moins 3 fois par semaine. Mon enfant a été traumatisé jusqu’à refuser de retourner à l’école.’’

Le Capitaine Nimbona dit qu’il est victime du fait qu’il s’est interposé entre la population et les policiers, quand ces derniers voulaient tirer à balles réelles sur des civils manifestants contre le 3ème mandat du Président Pierre Nkurunziza. Quand cet officier s’est envolé  pour la RCA, les menaces n’ont pas cessés pour autant.

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Et d’ajouter, ‘’ Même étant en RCA, j’ai été menacé au quotidien. Des gens suivaient toujours les mouvements de ma famille et prenaient à chaque fois des photos. Un jour, un frère d’armes m’a prévenu et m’a même montré les photos qu’ils avaient prises de ma famille qui se trouvait à Bujumbura. J’ai demandé un congé comme les autres, mais en un laps de temps, ils l’ont annulé. C’est là que j’ai finalement senti le danger qui me guettait.’’

Toujours selon le capitaine, dit que suite du dange, en a informé ses chefs hiérarchiques, ces derniers n’ont jamais répondu, ni réagi à ses alertes. Cette inertie l’a poussé à vite chercher comment évacuer sa famille qu’il estimait en danger.

De témoigner encore , ‘’ J’ai envoyé une correspondance au Ministre de la défense, une copie au Chef d’état-major général de notre armée, à l’auditorat militaire, au G1 et au Responsable chargé de la mission de maintien de la paix. Au lieu de de me porter secours, ils ont plutôt convoqué ma femme, l’accusant d’être rebelle. C’est ainsi qu’elle s’est cachée pour quelques temps, avant de parvenir à quitter le pays.’’

A la fin de sa mission au sein de la MINUSCA, le Capitaine Epitace Nimbona a décidé de s’exiler au lieu de rentrer au Burundi.

L’officier de l’armée burundaise conseille aux militaires qui sont restés au Burundi de toujours rester en alerte et être conscient de leur engagement, en cette période où l’armée burundaise est politiquement divisée.

Depuis le début de la crise qui secoue le Burundi, plusieurs formes de répressions ont étés observées. Cette répression visait en premier les civils, accusés d’avoir participé aux manifestations contre le 3ème mandat de Nkurunziza ; puis certains membres des corps de défense et de sécurité, particulièrement ceux issus des ex-Forces Armées Burundaises et les politiciens de l’opposition.

Ceci a fait que certains ont été tuees, enlevees, emprisonnees et les autres de prendre la route de l’exil vers les pays limitrophes du Burundi, vers le Rwanda, Tanzanie et la République Démocratique du Congo.

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Abdou Nyampeta/ Bwiza.com

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