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Centre IWAWA: Il faudrait déraciner les causes causales, Barafinda

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Au centre de réhabilitation et d’intégration Iwawa, on vient de clôturer la 13eme promotion de 1121 individus (tous masculins), dont les 107 qui y ont été pour la plus de unième fois. Pour Fred Barafinda Sekikubo, un aspirant candidat président disqualifié des élections d’Aout dernier, il faudrait d’abord déraciner les causes qui font que les gens arrivent à ce centre. C’est une émission de son nom ‘Barafinda Live’ de ce dimanche 10 septembre sur Flash TV.

Iwawa est une île de 141 ha, situé dans le lac Kivu entre le Rwanda et la République Démocratique du Congo. C’est à 27 kms de la rive, dans le village de Bigabiro, cellule Remera, secteur Boneza en district de Rutsiro.

Entourée d’eaux scintillantes, l’île d’Iwawa apparaît idyllique, mais elle a abrité des milliers de drogués et délinquants, ainsi que tous les inadaptés sociaux. Créé en 2011, Iwawa est un centre de formation professionnelle et aide les jeunes  à sortir de la drogue pour devenir des membres productifs de la société. Ceci le dénomme ‘un centre de désintoxication et de réadaptation, pas une île de détention, ni une prison’.

Pour cette 3eme promotion, une bonne somme de 662,901,108 francs rwandais a succombée, la consommation individuelle annuelle étant  de 591,348 francs rwandais. La promotion est composée de 247 orphelins, 225 ramassés des rues, 107 qui y ont été plus d’une fois et 9 sont d’origine inconnue. Parmi les lauréats, deux sont diplômés des universités, 13 ont rompu les études universitaires, 25 ont des diplômes d’Humanité, et 373 ont rompu leurs études primaires.

Lors de la cérémonie de remise des certificats aux lauréats, Rosemary Mbabazi, ministre du nouveau ministère de la jeunesse promet l’assistance gouvernementale aux sans origines, et cela pendant six mois.

De bons efforts déployés, mais des résultats vains

Fred Barafinda Sekikubo, salue l’initiative d’encadrer ces jeunes rwandais, mais propose d’autres voies de sortie.

Dans un langage toujours plein d’humour et de comédie, Barafinda voit que ‘la prévention vaudrait mieux que la guérison’. C’est en traitant la cause causale, en déracinant la racine lointaine du problème, qu’on parvient à trouver bonne solution aux problèmes des enfants de la rue.

« A la fin de la formation, ils acquièrent le matériel, mais n’ont toujours pas de logis, et ils le mettent en vente. Ils n’ont pas de familles d’accueil, ce qui est même la cause de la délinquance. Leur trouver un logement ou un centre d’accueil serait la meilleure façon d’aborder le défi ».

FBS continue, « Il est inconcevable de créer un centre à des centaines de kilomètres pour accueillir les délinquants, sans toutefois remédier ce qui les rend délinquants. Il faudrait d’abord fermer cette industrie des déprimés ».

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Par contre, Barafinda en voit une création d’emploi pour les formateurs, au lieu d’arrêter les causes de la délinquance.

Ainsi, « Si on y va pas surement avec ces jeunes aujourd’hui, le pays aura les vieux valent-rien dans l’avenir », déclare Barafinda.

Et des grandes sommes déployées, devraient être utilisées à instruire ces jeunes, les futurs chercheurs, qui découvriraient le Boeing et le Titanic, construiraient des usines, et qui vont combattre l’ignorance et la pauvreté dans les pairs », ajoute Barafinda qui prévient les magnats.

«  Si on néglige ces gens, les magnats n’auront pas sécurité demain. Ils sont la formation sur la vie, ils sont entrain d’écrire un livre d’histoire. A la fin de leur formation, toute porte se laissera ouvrir de leur simple regard, les sacoches se feront disparaitre de leur simple clin d’œil ».

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Jean Baptiste Karegeya

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