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EAC : Lenteur d’extrader les suspects du génocide vers le Rwanda, les moyens font défaut

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La Communauté de l’Afrique de l’Est et la région des Grands Lacs abritent le plus  317 fugitifs rwandais, sur les 911 mandats d’arrêt émis à travers le monde. Le procureur général du Rwanda, Jean Bosco Mutangana, a déclare que certains des pays voisins manquent de ressources pour mener des enquêtes.

Les efforts du Rwanda pour traduire en justice les suspects du génocide sont confrontés à la lenteur des pays voisins pour les déporter ou les extrader.

Les statistiques de l’Unité de Suivi des Fugitifs du Génocide montrent que sur les 15 suspects qui ont été extradés ou expulsés au Rwanda de différentes parties du monde, seulement trois venaient d’Afrique de l’Est, et plus précisément de l’Ouganda.

Le procureur général du Rwanda, Jean Bosco Mutangana, a déclaré à The Eastafrican que certains des pays voisins manquent de ressources pour mener des enquêtes et suivre les suspects de génocide sur leur sol.  “Je ne pense pas qu’un pays puisse héberger des fugitifs du génocide pendant 24 ans de plein gré. J’ai parlé à nombreux de mes collègues voisins, tous évoquent le manque de ressources ».

Le procureur signale que ces suspects sont connus sous de faux noms et d’autres sont devenus investisseurs économiques dans les pays voisins.

Les hostilités politiques et diplomatiques aussi empire la situation, surtout avec le Burundi et la RDC, qui ont longtemps manifesté un manque de volonté de coopérer avec Kigali sur plusieurs fronts.

“Il y a un manque de volonté politique pour poursuivre ou extrader les suspects de génocide par certains pays”, a déclaré John Bosco Siboyintore, chef de l’Unité de Suivi des Fugitifs du Génocide.

“Il est également très difficile d’extrader les fugitifs qui ont acquis la nationalité du pays d’accueil, ils déjà citoyens de ces pays, ainsi ne peuvent pas être extradés selon les lois de ces pays hôtes.

Suspects dans l’EAC

La RDC maquise 303 suspects,  dont Rusanganwa Gaspard, Ruberabahizi Vénuste, Bakiye Jean Berchmans, Baravuga Laurent, Gatabazi Vénuste, Gakuba Theodore, Mayira Thaddée, Mbarubukeye Jean, Ndayambaje Sixbert Alias Soso, Muragizi Gabriel.

L’Ouganda accueille le plus grand nombre dans l’EAC, avec 242 actes d’accusation émis en avril 2018. Parmi eux, Kanamugire Callixte alias Supa,  Kanani John, Rwamfizi Innocent, Rukundo Alexis Fiston, Ayabagabo Daniel, Nkezabera Gaspard, Gatera Jean Bosco alias Rutambi, Nkubana Jerome, Mwumvaneza Jeremie.

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De ce pays, les suspects Augustin Nkundabazungu, Jean Pierre Kwitonda et Jean-Paul Birindabagabo ont été expulsés. Ils ont été condamnés à la prison à vie, mais Kwitonda et Birindabagabo sont en appel.

La Tanzanie, qui accueille 31 suspects dont Ruremesha Jonathan, elle n’a jamais fait signe d’adoption aux expulsions.

Le Kenya compte 30 suspects connus, dont Félicien Kabuga et Pancras Hitimana

Au Burundi, 14 suspects, dont un certain Uwimana Isaie alias Gacumba

D’autres mandats

Selon les autorités, les suspects du génocide se sont révélés insaisissables, en changeant leurs noms et en acquérant de nouveaux documents de voyage pour éviter d’être arrêtés.

La semaine dernière, Philippe Hategekimana, l’un des fugitifs les plus recherchés, a été arrêté à Yaoundé, au Cameroun. Il avait changé son nom en Philippe Manier et obtenu la nationalité française, échappant ainsi à l’arrestation pendant 24 ans. Un mandat d’arrêt international avait été lancé contre lui l’année passée, sachant qu’il était vivant et qu’il se cachait.

Le Rwanda a poussé le Royaume-Uni à juger ou extrader des suspects de génocide, dont Vincent Bajinya, Célestin Mutabaruka, Célestin Ugirashebuja, Charles Munyaneza et Emmanuel Nteziryayo ; mais sans succès. The Eastafrican

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