Human Rights Watch(HRW) demande aux autorités rwandaises d’inculper ou libérer Violette Uwamahoro, l’épouse de Faustin Rukundo rwando-britannique, un opposant en exile.

Selon le communique de Human Ridhts Watch ‘’En vertu du droit rwandais et international, toute personne détenue a le droit d’être rapidement informée de ses  accusations, d’être en contact avec sa famille et d’avoir un avocat ; et à ce qu’un juge examine sa détention. Les autorités devraient promptement présenter Violette Uwamahoro devant un juge et l’inculper d’une infraction crédible, ou la libérer’’.

ACP Theos Badege Le porte-parole de la police,  a déclaré à la presse rwandaise que Violette Uwamahoro avait ‘’ été appréhendée sur base d’un avertissement selon lequel elle était impliquée dans des agissements criminels constituant des crimes graves, y compris des tentatives de recrutement de personnes pour un réseau criminel.’’

Le porte-parole de la police dit aussi que Violette Uwamahoro a droit recevoir des visiteurs.

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Selon HRW, Violette Uwamahoro avait été détenue au secret pendant plus de deux semaines. La dernière fois que quelqu’un avait eu des nouvelles de Violette Uwamahoro, c’était le 14 février.

Elle avait alors appelé un membre de sa famille pour lui annoncer qu’elle arrivait à la station de bus principale de Kigali, la capitale. Quelques minutes plus tard, il n’était plus possible de la joindre par téléphone.

Violette Uwamahoro, qui vit en Grande Bretagne avec son mari, était venue au Rwanda pour assister aux funérailles de son père.

Son époux, Faustin Rukundo, est un membre actif et ardent du Congrès national rwandais (RNC), groupe d’opposition en exil, composé essentiellement d’anciens membres du parti rwandais au pouvoir et que Kigali qualifie de terroriste.

Devant la presse britannique, l’opposant Faustin Rukundo a dénoncé  l’enlèvement de son épouse par les services de renseignement rwandais, et l’avait lié à ses propres activités politiques. Il assure que sa femme n’est pas engagée politiquement.

L’organisation HRW dénonce une tendance de détentions au secret au Rwanda ces dernières années, concernant souvent des personnes soupçonnées de liens avec des opposants au gouvernement.

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Abdou Nyampeta/Bwiza.com

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