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Inde: 60 enfants morts en cinq jours dans un hôpital par manque d’oxygène

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Une « tragédie sinon massacre»,  soixante enfants seraient morts en cinq jours dans un hôpital indien en raison de pénurie des bombonnes à oxygène.  La société fournissant les bonbonnes aurait mis fin à ses services en raison du non-paiement de factures se montant à plusieurs millions de roupies.

Selon 20 minutes et FP, le prix Nobel de la Paix indien et défenseur des droits des enfants Kailash Satyarthi qualifie la tragédie de massacre. Sur sa page Twitter, « Ce n’est pas une tragédie. C’est un massacre. »  a dénoncé la mort d’au moins 60 enfants en cinq jours dans un hôpital public du nord de l’Inde alors que les médias mettent en cause la pénurie de bonbonnes d’oxygène dans l’établissement.

Une enquête ouverte

« Nous avons ouvert une enquête et un rapport préliminaire devrait être publié aujourd’hui. Oui, 60 patients sont morts à l’hôpital ces cinq derniers jours, mais nous ne pensons pas que ce soit lié aux informations faisant état d’une pénurie d’oxygène », a déclaré Anil Kumar, un responsable de la police de Gorakhpur.

Selon des médias indiens, des dizaines d’enfants sont morts jeudi et vendredi en raison d’une rupture d’approvisionnement en oxygène, après que la société fournissant les bonbonnes eut mis fin à ses services, apparemment en raison du non-paiement de factures se montant à plusieurs millions de roupies.

Une enquête a été ouverte sur l’hôpital Baba Raghav Das, dans le district de Gorakhpur, dans l’Uttar Pradesh, l’Etat le plus peuplé du pays, gouverné par le parti de droite Bharatiya Janata Party du Premier ministre Narendra Modi.

Des scènes de chaos dans l’hôpital

Selon un communiqué publié par le bureau du ministre en chef de l’Uttar Pradesh Yogi Adityanath, qui a ordonné l’enquête, les 60 décès sont intervenus sur une période de cinq jours à partir de lundi. Selon ce communiqué, 23 enfants sont morts jeudi quand « la pression de l’alimentation en oxygène est devenue basse ». Le journal The Hindustan Times a décrit dans son édition de samedi des scènes de chaos dans l’hôpital lorsque l’alimentation en oxygène a été perturbée.

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« Même lorsque 90 grosses bonbonnes ont été mises en service vendredi, l’hôpital s’est retrouvé à court d’oxygène vers une heure », a rapporté le journal. « Ce qui a provoqué un chaos complet, avec des parents de patients qui couraient pour obtenir de l’aide et le personnel de l’hôpital qui essayait de maintenir l’alimentation en oxygène avec des sacs manuels de respiration ».

Les hôpitaux publics indiens sont souvent débordés et au bord du point de rupture : les patients doivent faire face à de longues listes d’attente, même pour des interventions simples, et sont contraints à partager des lits.

De ce fait, ceux qui le peuvent évitent les hôpitaux publics et se tournent vers les cliniques privées, même si une consultation privée coûte une moyenne 1.000 roupies (plus de 13 euros, plus de 10.000 Frws), une somme énorme pour les millions d’Indiens qui vivent avec moins de deux euros par jour.

Les services sanitaires publiques souvent dégringolent, suite aux dettes impayés des tiers, ou par retard de subventions gouvernementales, ou encore le non transfert d’argent par d’autres institutions étatiques.

Au Rwanda, certains hôpitaux déplorent des dettes de RSSB et les districts pour la Mutuelle de Santé. Par conséquent, les agents médicaux ne sont pas payés comme au centre de santé de Rwempasha à Nyagatare, ou le personnel a passé plus de la moitié d’une année sans touché le salaire. Il en est de même pour l’Hopital de Gahini, qui détourne les retenus des employés, pour combler le vide des arrières d’environ 200 millions du RSSB Mutuelle de Santé. Ainsi, les services de soins de santé dans les publics se détériorent, et certains patients font recours aux privés. Mais, on n’est pas encore arrivé à assister à ce genre de catastrophe.

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Jean Baptiste Karegeya

 

 

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