Aujourd’hui lundi, c’est la comparution du suspect rwandais René Rutagungira devant la cour militaire de Makindye. La sécurité est lourdement renforcée par le personnel militaire.

Selon Chimpreports, au moins neuf personnes, dont cinq policiers de grade, ont été inculpées le mois dernier d’enlèvement et d’extradition illégale du Lt Joel Mutabazi, un ancien garde du corps du président Paul Kagame.

Les suspects, selon des sources, vont aujourd’hui déposer une contestation formelle contre les accusations portées contre eux,  concernant l’enlèvement d’un ressortissant étranger, en violation de l’article 242 de la loi sur le Code pénal, Cap 120.

A part le rwandais René Rutagungira,  les coaccusés sont : SCP Joel Aguma, SSP Nixon Agasirwe, Sgt Abel Tumukunde, ASP James Magada et Faisal Katende. D’autres sont Benon Atwebembeire, Amon Kwarisiima, et Bahati Mugenga.

 

Tous, il est entendu, vont également contester leur procès par le tribunal militaire. Selon le parquet, les accusés détenaient illégalement des armes et des grenades (un monopole de l’UPDF) en date du 25 octobre 2013 à Kamengo dans le district de Mpigi, et ont enlevé Lt Joel Mutabazi, ancien garde républicain au Rwanda.

Lors de leur première comparution le 27 octobre, les suspects, par l’intermédiaire de leurs avocats, Evans Ochieng et Caleb Alaka, ont demandé à faire des objections à la compétence de la cour martiale.

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Les avocats se sont également plaints devant le tribunal militaire que les droits de leurs clients ont été violés pendant leur détention.

De la part du Rwanda, l’enlèvement de Mutabazi a suivi les prévisions du droit international et de l’accord bilatéral entre le Rwanda et l’Ouganda sur l’échange de fugitifs.

Pour ACP Theos Badege, porte parole de la police rwandaise,  « le Rwanda avait signalé l’Ouganda de la présence de Mutabazi à Kampala et qu’il avait été légalement remis à Kigali conformément aux obligations de chaque membre d’Interpol ».

Par contre, les enlèvements en Ouganda risquent de décliner l’honneur du président Museveni et son pays, comme pays commode et favorable aux refugiés.

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Jean Baptiste Karegeya

 

 

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