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Kayonza : Elle reste sans abri, malgré la requête des parlementaires

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Une vieille de 63 ans passe souvent la nuit dans les brousses malgré le plaidoyer des parlementaires il y a une année.

Josiane Musaniwabo, veuve du génocide contre les Tutsis de 1994, reste sans abri, et souvent passa la nuit dans les brousses et bananeraie à Nkamba, secteur Ruramira de Kayonza à l’Est.

Les parlementaires l’ont visitée à deux reprises, recommandant aux autorités de base de lui trouver une maison, mais toujours sans espoir. Ils avaient également  proposé que cette rescapée du génocide soit mise sur la liste des bénéficiaires de VUP (appui aux vulnérables).

Une année s’écoule sans bon signe, même une chèvre lui octroyée lui a été ravie pour un chef du village.

Du calvaire à l’autre : Nyamata, Kayonza

L’histoire de Musaniwabo est pleine de chocs, en tant que veuve du génocide de Nyamata à Bugesera. Ses huit enfants et son mari ont péris pendant le génocide, à l’église de Nyamata, elle en resta avec les souvenir tant physique, morales et psychologiques ; elle n’est capable de rien faire aujourd’hui.

Mais, elle n’a bénéficié d’aucun soutien ni par l’administration en général, ni par le FARG (Fond d’assistance aux Rescapes du Génocide).

Comme Musaniwabo était  la quatrième et dernière femme de son mari polygame, tout le patrimoine familial est pris par les enfants de la  première femme et légitime.

Elle raconte à Bwiza.com,  « après la mort de mes enfants et mon mari, je suis partie à Rukumberi, ma région natale, déserte des miens. Je me suis remariée en 2011, mais le nouveau a vendu tout, me laissant seule et mains brédouilles. C’est ainsi que j’ai perdu la boussole, et commençai à passer les nuits dans les brousses et bananerais des paysans ».

Au quotidien, cette veuve ne vit de cueillir des légumes et le vendre au marché, d’où elle pouvait s’enquérir de 1200frws par semaine. Mais voyez cette sécheresse qui frappe la région depuis deux ans, elle ne le fait plus.

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Lors de la visite parlementaire l’an passé, elle leur a partagé son passé horrible, et ils ont recommandé une assistance. Jusqu’ici, rien n’est fait.

Elle atteste elle-même, « quand les députés sont venus ici, je leur ai fait vivre ma douloureuse histoire. Ils ont supplié les autorités locales de me chercher un abri, et me donner une assistance comme on le fait aux autres vulnérables du pays. Voila trois secrétaires exécutifs de la cellule viennent du relais ! j’ai toujours été mise sur la liste de bénéficiaires de VUP, mais remplacée par d’autres un peu après. Cela fait trois mois que je ne paie pas le loyer, bientôt je dois regagner les bananeraies ».

Selon le voisinage, Musaniwabo doit  être sauvée. Un témoin anonyme raconte, « Voyons par exemple elle est malade, sans assistance, elle peut mourir de faim, elle n’a personne pour lui venir en aide. Elle ne trouve pas à manger étant malade. Sa besogne est la cueillette des légumes, mais en cette période caniculaire, ce n’est pas possible. On lui a promis une maison, jusqu’ici rien n’est fait ».

Le témoin se demande si l’assistance attend l’agonie, Musaniwabo n’a pas eu des photos pour la carte mutuelle de sante, elle ne bénéficie pas de VUP, tandis que ceux qui touchent mensuellement ont des parcelles, maisons et enfants ».

Les autorités boudent….et… la parcelle a fait défaut

Au bureau du secteur Ruramira, Rongin Gatanazi, secrétaire exécutif ne veut pas évoquer cette affaire. Il commence à résister de répondre, mais par après, il oriente le journaliste à son adjoint chargé des affaires sociales.

Mais alors, ce dernier ne peut pas « parler des choses que son supérieur a brosser de parler ».

Déterminé, le journaliste appelle deux jours après, cette fois-ci le secrétaire exécutif articule, « je suis au courant de ce problème, c’est vrai que la vieille est sans abri, mais nous avons la foi de lui construire une maison, seule la parcelle nous fait défaut. Ici il n’y a pas de terre publique, le dossier est soumis à l’hiérarchie, le district, qui va décider la destination vers un secteur qui a des parcelles. Ce qui est du VUP, rassurez-vous elle en aura ».

Selon les résidents, la parcelle est un prétexte, car un voisin a accorde une parcelle à Musaniwabo, mais les autorités ont refuse, « de peur que la parcelle retourne a l’ancien propriétaire après la mort cette veuve ».

Josiana Musaniwabo reste à Ruramira de Kayonza, malgré qu’elle a été rescapée à Nyamata, elle prétend se rendre sur les lieux, pour tenter l’éventuelle assistance du FARG.

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Jean Baptiste Karegeya

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