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Kigali : CLADHO préconise le respect des gens et leurs biens dans la lutte contre le commerce ambulant

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Le collectif des associations de défense des droits de l’homme au Rwanda(CLADHO) vient d’annoncer sa position dans la lutte en cours contre les vendeurs de la rue. Pour ce collectif, le respect mutuel des gens et de leurs biens doit primer de tout, et les dialogues sont à envisager avant les forces.

C’est deux jours après que la ville de Kigali et la Police nationale décident de conjuguer les forces pour bannir ce commerce en désordre.

Dans une assemblée générale de cet umbrella à douze associations membres, tenue vendredi 25 aout, a étudié et analysé le problème des vendeurs de la rue en sa grande profondeur.

Les résolutions de cette assemblée se résument en deux requêtes : une pour les vendeurs en question, une autre pour la ville de Kigali et ses partenaires.

Les vendeurs de la rue doivent arrêter de se confronter à la police et d’autres services de sécurité, afin de prévenir tout abus aux droits de la personne humaine.

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La ville de Kigali doit aussi renoncer à l’usage des forces dans cette lutte, afin de prévenir toute violation des droits des gens et de leurs biens, et au contraire envisager d’autres solutions durables a ce problème.

Parmi les stratégies de solution, Jean Leonard Sekanyange propose l’ouverture des dialogues, se référant de se qui s’est passé chez les motards et les agents des services de communication.

« Il faut les dialogues entre les vendeurs, la ville de Kigali et ses partenaires, et même avec les districts d’où les vendeurs viennent. Ils sont nombreux, et l’on ne peut pas les chasser sans toutefois se demander leurs destination, et ce qu’ils deviendront », déclare-t-il a Bwiza.com par téléphone.

Pour ce DG du collectif, les anciens vendeurs de la rue peuvent contribuer à sensibiliser les autres aux méfaits de ce commerce. Ainsi, « si l’on a résolu le désordre chez les motards et les agents des services de communication (Me 2 U), on ne peut pas échouer a organiser les commerçants ambulants », ajoute-t-il.

Jean Leonard soulève aussi les conséquences de ces accrochages sur les tiers et leurs biens. Par la confrontation, les vendeurs qui fuient la sécurité peuvent coincer les gens non concernés ou briser les véhicules en se jettant des pierres.

Sur ce, il supplie les vendeurs de rue de respecter les lois et ordres en vigueur, et présenter leurs doléances de façon pacifique. Le port des uniformes et des cartes d’identification, le groupement en coopératives est l’une des voies, proposées par CLADHO. La ville de Kigali doit voir comment les organiser par sites, se convenir avec eux sur les heures de commerce et les charger de faire leur propre sécurité interne pour veiller aux irréguliers.

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Jean Baptiste Karegeya

 

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