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Kigali : Dialogue régional des OSC sur l’éducation sexuelle complète

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HDI(Health Development Initiative), l’Initiative de développement sanitaire vient d’organiser une réunion régionale, réunissant différents partenaires des Ministères, Comités économiques de l’Afrique de l’Est et du Sud. Ils comprennent le Burundi, le Kenya, le Rwanda, le Soudan du Sud, la Tanzanie, l’Ouganda, le Zimbabwe et la Zambie.

En collaboration avec le REB et le Ministère de la Santé, et avec le soutien de PROMUNDO, les participants discutent ouvertement et partagent les connaissances et les meilleures pratiques sur l’engagement des OSC dans la mise en œuvre du CSE(Education Sexuelle Complète) dans leurs pays respectifs.

Les programmes dans ces pays visent à contrer la menace du VIH et des autres ITS, à protéger les jeunes femmes contre les grossesses non désirées, à acquérir les compétences nécessaires et des compétences décisionnelles et de communication efficaces, à explorer les valeurs et les attitudes et à sensibiliser les jeunes.

Dans son allocution, M. Kagaba Aflodis salue l’honneur des participants à venir partager leurs expériences avec d’autres pays frères de la région.

” Cette plateforme sera également utilisée pour identifier les défis dans la mise en œuvre du CSE. J’espère également qu’ensemble, nous serons en mesure d’identifier comment nous pouvons collaborer au niveau national et régional. ”

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Au nom de PROMUNDO, Mme Kazimbaya Shemsa a déclaré que HDI et les autres acteurs impliqués dans l’organisation du dialogue, considèrent l’éducation sexuelle complète comme un élément important de la promotion de la santé et des droits sexuels et reproductifs des jeunes.

“Une éducation sexuelle complète est une stratégie importante pour assurer que les jeunes reçoivent des informations adaptées à leur âge, culturellement pertinentes et scientifiquement exactes. Cela inclut des opportunités structurées pour les jeunes d’explorer leurs attitudes et leurs valeurs, et de pratiquer la prise de décision et d’autres compétences de la vie dont ils ont besoin pour faire des choix éclairés sur leur vie sexuelle », a-t-elle dit.

Briser les tabous

Selon la philosophie de HDI, considérer la santé reproductive comme tabou à ne pas discuter,  est l’une voie de laisser la jeunesse s’aventurer dans la brousse pour faire le sexe.

Et HDI déplore cet handicap culturel, « Le Rwanda a fait grand progrès, mais cela ne suffit pas. Notre jeunesse a encore besoin des connaissances et compétences de prise de décision en matière de la reproduction, sans lesquelles on est confronté aux grossesses indésirées, les maladies comme le VIH/SIDA et autres », déclare Dr Kagaba. L’autorité du HDI pointe du doigt à la culture, selon laquelle certains ont honte d’engager les dialogues sexuels en publique, ils ont peur d’en parler aux enfants, d’où les décisions  mal orientées.

Toutefois, cela n’est pas une particularité du Rwanda, comme l’évoque Rita Benitha Nakobedetse  du Burundi. « Certains enfants ne savent même pas s’entretenir (propreté du sexe), car leurs parents se réservent à des sujets du genre. Les parents devraient savoir que le sexe est un organe comme la jambe ou la tête, mais ne pas en parler et la cause des aventures par ignorances ».

Cette réunion régionale intervient au moment où l’on se préoccupe de plus en plus du nombre de grossesses précoces chez les adolescentes, associé aux  risques accentués d’infection VIH/SIDA. Au Rwanda, selon les statistiques les plus récentes (DHS 2015), 5,5% des adolescentes âgées de 15 à 19 ans ont eu une naissance vivante ;  1,8% sont enceintes du premier enfant et 7,3% ont commencé à avoir des enfants.

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Jean Baptiste Karegeya

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