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Kigali : Encore un bébé volé à l’hôpital de Muhima

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Sarah Nyabyenda avait subi les séances de consultation prénatale, mais s’étonne d’accoucher un seul enfant. Elle réclame le deuxième, et l’hôpital de Muhima à Kigali ne parvient pas à lui expliquer si le nouveau né est mort ou pas. Le directeur de l’hôpital est confident de ne révéler le cas qu’au juge, mais Dr Diane Gashumba, ministre de la sante promet un suive de la situation.

Ce n’est pas le premier cas de vol d’enfant au Rwanda et surtout à  cet hôpital de Kigali. Cette année même, une femme avait trompé son mari qu’elle est enceinte, et s’est rendu à Muhima pour voler un enfant, mais elle a été intercepté en fragrant délit.

Un autre couple de Runda avait donné naissance à un garçon, mais on lui donna la fillette ; toujours à Muhima. Les mêmes cas se sont produits à Ruli du nord et à Gahini de l’Est. Au nord, les infirmiers ont informé la mère que l’enfant est décédé, mais au moment des funérailles, on ne trouva que des poupées emballées dans un carton.

A l’hôpital de Gahini, une femme s’est faite garde malade d’une mère césarisée pour lui prendre une fillette d’un mois.

Nyabyenda Sarah, mère des faux jumeaux

Epouse de Louis Kayijuka, Sarah dit que les médecins consultants lui avaient dit qu’elle porte deux bébés. Selon les pièces médicales de la clinique de Kimisagara, Sarah devrait donner deux enfants : Une fille et un garçon.

Charles Mazimpaka, révèle à Flash FM/TV les résultats de l’échographie de Sarah, sur les fiches de la malade, deux enfants. « Le dernier examen échographique date du 20 Avril 2017, la grossesse évoluait à 27 semaines plus un jour, et la date probable d’accouchement était fixée au 19 Juillet 2017. Elle portait deux enfants sains et en bonne position assise, une fille et un garçon », déclare Charles Mazimpaka à la presse.

Cette situation dépasse Louis, son mari, qui s’attendait à deux enfants. Je l’ai emmenée à Muhima, on m’a demandé toutes les pièces, y compris celle qui montre qu’elle porte deux bébés, mais je suis  surpris ».

Louis Kayijuka déplore les services de cet hôpital, ou l’infirmier promet de montrer la dépouille mortelle, mais trouva la morgue vide. «  de retour, l’infirmier chuchote, se demandant ceux qui ont travaillé avant, mais certains auxiliaires de santé lui disent que le bébé a été jeté ! Moi j’ai continué à réclamer mon enfant pour l’enterrer moi-même, les infirmiers voulaient que je donne le nom à l’autre en vie ».

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En outre, certains infirmiers de Muhima reconaissent que Sarah avaient deux bébés au ventre, mais que la fillette était morte dedans à trois mois, ce que contredit Charles Mazimpaka qui l’avait consultée a 27 semaines (4 mois moins une semaine), alors que les bébés étaient bien portants.

Pour la direction de l’hôpital Muhima, Dr Ntwari Ndizeye résiste à donner les informations sur la malade, « sauf devant le juge, selon notre déontologie, ici ce n’est pas comme au bureau du secteur où  l’on tranche en public, j’ai beaucoup d’instructions professionnelles ».

Cependant, Dr Diane Gashumba, ministre de la santé, aussi  s’étonne de cette situation qu’elle juge impossible, mais promet un suivi.

Comment ce fait-il qu’une mère mette au monde un enfant, alors que l’échographie a montré deux ? Je dois m’y mettre, je vais poursuivre ça ».

Quel fléau, quelle affaire ?

Le vol des bébés devient de plus en plus fréquent, et certains l’attribuent à la stérilité des couples, alors que la naissance du bébé constitue l’un des liens solides entre le couple.

Selon un témoin, les rwandais aiment les enfants, qu’ils ne supportent pas une femme stérile. « Certains commencent à menacer leurs épouses, ou trichent avec les deuxièmes bureaux, toujours à la quête de l’enfant. Et pour garder la dignité d’une femme et mériter rester dans sa maison, une femme stérile engage une affaire avec les agents médicaux pour avoir un enfant ».

Une femme de Kigali révèle l’une des causes irréversibles de stérilité chez les femmes actuelles, « l’inexistence de la matrice ».

« Quelques filles et femmes perdent la matrices pour des raisons variées, surtout liées à la contraception, l’avortement illégal et clandestin, l’accouchement mal opéré et autres. Une femme sans matrice garde ce secret, mais ne peut pas renoncer au mariage. Une fois mariée sans capacité de mettre au monde, elle doit s’arranger pour avoir un enfant et satisfaire son mari ».

On observe des cas de divorces au Rwanda suite à cette incapacité, on assiste à des couples en querelles, à des hommes drogues et mentalement déséquilibrés, seulement parce que le couple n’est pas productif.

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Jean Baptiste Karegeya

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