La famille du défunt milliardaire Assinappol Rwigara, risque de se retrouver sans abri bientôt, si les autorités procédaient à la mise aux enchères de leurs propriétés pour régler une facture fiscale exceptionnelle d’environ 5 milliards de Frws (6 millions de dollars).

Les autorités rwandaises accusent les Rwigaras d’évasion fiscale et pourraient procéder à la saisi  du palais luxueux  de la famille dans le quartier noble de Kiyovu à Kigali, en plus de l’usine  de cigarettes Premier Tobacco, les parcelles et le charroie.

Le fisc soutient que la famille éludait les impôts depuis 2012, ce qui est une «habitude» qui justifie des mesures strictes pour recouvrer l’argent qu’ils doivent, bien que cela ne figure plus parmi leurs chefs d’accusations.

Le commissaire général de l’Office Rwandais des recettes, Richard Tushabe lance un ultimatum, comme il le déclare à The Eastafrican, un journal régional.

“Si le Rwigaras n’ont paient  la taxe avant la fin de novembre, on procédera à mettre leurs propriétés aux enchères”.

Toutefois, Tushabe ajoute  qu’ils pourraient reporter la vente aux enchères si les Rwigaras proposent un plan de paiement viable.

Des sources dans le secteur banquier indiquent également  à The EastAfrican que les banques envisagent saisir les biens mis en garantie par cette la famille.

Cependant,  la famille maintient que les accusations sont motivées par des considérations politiques et visent à faire taire leurs critiques contre le gouvernement en place, afin de les mettre en faillite et ruine.

Lors d’une audience le mois dernier, la représentante des entreprises familiales Anne Rwigara, – petite sœur de Diane Rwigara, aspirante disqualifiée de la course présidentielle en août – a déclaré aux juges que les autorités fiscales avaient tenté de la forcer à signer un plan de paiement, auquel elle ne convenait pas.

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Plan de paiement

Le plan de paiement, a-t-elle dit, exigeait que la famille paie jusqu’à 6 milliards de Frws (7 millions de dollars) en 12 mois, alors que RRA avait fermé sa compagnie de tabac – sa principale source de revenus – sous prétexte d’évasion fiscale.

Bien que le ministère public rwandais ait exclu l’évasion fiscale du dossier des accusations présentées lors de l’audience, RRA a indiqué qu’elle avait continué à enquêter sur les allégations dans les coulisses.

“C’est purement une affaire fiscale qui est suivie et étudiée par l’autorité fiscale. Vous ne pouvez pas mélanger les autres problèmes qu’ils ont au tribunal avec les problèmes d’évasion fiscale “, a déclaré Tusabe.

Diane est en détention provisoire pour incitation au soulèvement et usage de faux documents, en raison de sa candidature aux élections du 4 août.

Sa mère, Adeline Rwigara, est également détenue pour incitation à l’insurrection et promotion du sectarisme. La tendance est donc de contre caller une décision éventuelle de justice dans la prochaine audience du 16 novembre, de les mettre en liberté sous caution.

La famille était autrefois un allié fort du parti au pouvoir, mais au début des années 2000, Rwigara s’est vu distant avec son libérateur,  en raison des divergences politiques. Il est décédé dans un accident de roulage (selon la police) en février 2015, et la famille prétend qu’il a été assassiné.

En septembre de la même année, son immeuble abritant un hôtel à Kiyovu fut démoli sur l’ordre de la ville de Kigali, aux fins technico-sécuritaires.

Diane Rwigara, a tente de rivaliser le parti au pouvoir dans les élections, et disqualifiée ; elle a fonde un Mouvement du Salut du Peuple (MSP ITABAZA). Pour le moment, elle en tenue rose des prisonniers, comme sa mère Adeline Rwigara Mukangemanyi.

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Jean Baptiste Karegeya

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