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Kigali : Le parquet accuse Diane Rwigara d’inciter les gens à l’insurrection

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Les procureurs du Rwanda ont accusé Diane Rwigara, qui a essayé de courir les présidentielles d’Aout dernier, d’inciter les gens à l’insurrection, ainsi que l’usage de faux documents.

Sa mère de Rwigara, Adeline et sa sœur Anne partagent la même incitation, en plus du divisionnisme, comme l’a déclaré Faustin Nkusi, porte-parole du procureur du gouvernement. Mardi de cette semaine, le dossier des trois femmes Rwigaras a été déposé aux tribunaux, la date du procès reste à fixer.

Le 30 août, elles ont d’abord été emmenées de leur domicile à Kiyovu, dans Kigali, sur les allégations d’évasion fiscale liées à la société familiale, Premier Tobacco Campany.

Ses arrestations ont été décrites par la société civile et les organisations de défense des droits comme étant motivées par la suite d’une série d’arrestations et de charges non précisées, selon les medias (The Guardian, France 24, etc).

« Lorsque Rwigara a annoncé son intention de courir contre Kagame, les jeunes Rwandais ont assisté à ses réunions,  beaucoup de journalistes ont couvert ses conférences de presse, ce qui n’a sans doute pas plu le parti au pouvoir et les dirigeants », selon les observateurs.

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Elle a ensuite été disqualifiée avec d’autres deux candidats pour des erreurs dans les formulaires de demande et des signatures inadéquates des districts. »Elle n’avait pas soumis suffisamment de signatures de partisans, certaines même appartenaient aux décédés», selon la NEC.

L’activisme de Rwigara a commencé quand elle a accusé publiquement le gouvernement d’avoir participé à la mort de son père dans un accident de roulage en Février 2015. Sept mois après, la maison abritant un hôtel sis à Kiyovu(parcelle 632), s’est mise en démolition, sous les ordres de la ville de Kigali. Diane Rwigara, encore n’était pas d’accord, comme elle le déclarait souvent aux medias, et sans mâcher des mots.

Le 14 Juillet, date ou les candidats retenus par NEC commençaient la campagne autour du pays, Diane rassemblait les gens, majorité jeunes,  à son bureau de Nyamirambo, pour un lancement officiel du MSP(Mouvement pour le Salut du Peuple), dit ‘apolitique’,  œuvrant dans les domaines des droits de l’homme.

Aristide Rwigara, le frère vivant aux États-Unis, a déclaré que les accusations portées contre les trois femmes étaient politiquement motivées et avaient l’intention de punir la famille pour la tentative d’initiative présidentielle, mais le point de vu du parquet rwandais est loin de là.

Si les trois sont reconnues coupables de l’incitation à l’insurrection, ils pourront subir une peine de prison de 10 à 15 ans, selon l’article 463 du code pénal rwandais, régissant « Provocation du soulèvement ou des troubles de la population ».

L’article stipule que, «  Toute personne qui, soit par des discours tenus dans des réunions ou lieux publics, soit par des écrits de toute nature, des images ou emblèmes quelconques, affichés, distribués, achetés ou mis en vente ou exposés aux regards du public, soit en répandant sciemment de faux bruits, excite ou tente d’exciter la population contre le Pouvoir établi, soulève ou tente de soulever les citoyens les uns contre les autres, alarme la population dans l’intention de semer les troubles sur le territoire de la République du Rwanda, est passible d’un emprisonnement de dix (10) ans à quinze (15) ans ».

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Jean Baptiste Karegeya

 

 

 

 

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