kwamama 6

Kigali : Les arrestations révèlent une coalition d’opposition, auparavant inconnue

0

P5 est une plate-forme discrète des cinq parties d’opposition, fondée en juin 2016 en exile. La mise en lumière émane des arrestations, le mois dernier par la police,  des huit personnes suspectées de travailler avec un groupe armé opérant en République démocratique du Congo (RDC).

Selon les procureurs de l’État, les messages interceptés ont montré que les suspects avaient formé l’organisation armée au nom de P5 et qu’il avait déjà recruté des personnes à l’intérieur et à l’extérieur du Rwanda.

Les huit sont : Gratien Nsabiyaremye, Evode Mbarushimana, Leonille Gasengayire, Boniface Twagirimana, Fabien Twagirayezu, Erneste Nkiko, Papias Ndayishimiye et Norbert Ufitamahoro.

Ils sont tous accusés d’avoir organisé et recruté pour une armée nouvelle, P5. Ils seront jugés avant la fin de ce mois ou au début de novembre, les investigations restent en cours.

Mais, Janvier Twagirayezu, qui est enseignant d’un centre public de formation  professionnelle a été acquitté après, constaté qu’il n’était pas lié au groupe.

Les partis membres du P5 sont entre autres RNC (Congrès national du Rwanda) côté Dr Théogène Rudasingwa; FDU-Inkingi(Les forces démocratiques de l’Union) de la politicienne emprisonnée Victoire Umuhoza Ingabire; Parti Sociale(PS) Imberakuri, côté Bernard Ntaganda; et le PDP Imanzi et Amahoro PC.

Selon les documents judiciaires, Ndayishimiye et Ufitamahoro ont été arrêtés en voyage vers la RD Congo pour rejoindre P5. Twagirimana et Gasengayire, respectivement le chef adjoint et trésorière de FDU Inkingi ; ont plaidé non coupables.

Activités criminelles

La semaine dernière, le tribunal de grande instance de Nyarugenge a nié la caution des suspects en raison du risque de vol ou mettrait en péril les enquêtes.

“Les suspects sont en contact régulier avec le Major Faustin Ntilikina, qui coordonne les activités de P5 au niveau mondial”, a déclaré le procureur en ajoutant que les autorités rwandaises enquêtaient sur Ntilikina pour des activités criminelles.

[xyz-ihs snippet=”google-pub”]

Le Maj Ntilikina est un ancien officier de l’armée du régime génocidaire, il vit en France.

Les autorités rwandaises disent que le Maj Ntilikina participe activement à des activités visant à renverser le gouvernement par des moyens violents.

Nsabiyaremye, lui serait en contact avec un haut cadre du FDLR par le biais de médias sociaux et avait utilisé une incitation financière pour recruter Ndayishimiye et Ufitamahoro dans P5. Les deux ont cependant été interceptés dans la ville du sud-ouest de Rusizi, avant qu’ils ne puissent entrer en RD Congo.

Aucune preuve

Les avocats des suspects détenus disent cependant que P5 n’est pas une organisation politique connue et si elle existe, elle n’a certainement aucun moyen ni capacité de renverser le pouvoir en place. “Les suspects ont tous été au Rwanda depuis deux ans, ce qui signifie que même si P5 existe, il n’y a aucune preuve qu’ils y participent”, explique Gatera Gashabana, l’un des avocats des arrêtés.

Antoinette Mukamusoni, également avocate des suspects, déclare que les individus ont participé à une mobilisation légale de soutien, visant à enregistrer et à instaurer le parti non enregistré de Mme Ingabire, mais n’ont jamais été impliqués dans les activités criminelles.

Cependant, Human Rights Watch qualifiait l’arrestation et le procès en cours de pression croissante du gouvernement sur les opposants politiques, mais Kigali a rejeté les allégations.

Cliques ici pour recevoir le nouvau journal sur facebook sur twitter

Jean Baptiste Karegeya

kwamama4

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.