La chanson « Toi et moi » des enfants du centre Memorial Gisimba hier mardi, fait pleurer la Miss France 2000, Sonia Rolland Uwitonze. Elle pleure des sentiments, du travail acharné de 15ans, mais qui vient de s’accomplir.

« Toi et moi », pour montrer que sans Sonia, ces enfants ne seraient pas qui ils sont aujourd’hui ; mais aussi pour dire que sans ces enfants, Sonia ne saurait pas combien elle est capable de faire des choses louables.

Et l’union fait la force, croit Sonia. « C’est par la conjugaison des efforts que ces activités ont été réalisées. Que les autres s’inspire de mon travail, tout le monde peut le faire, n’importe qui peut aider. C’est une façon à moi de participer à la reconstruction de mon pays », Sonia dit à la presse de Kigali.

Lea activités sous financement de Sonia, ont transforme le terrain de jeux au centre Mémorial Gisimba, le terrain qui était en boue, les enfants jouaient sur une terre battue. Maintenant, ils ont la possibilité de s’épanouir et se distraire, plutôt que de passer tout le temps devant les écrans ou s’aventurer inutilement, selon Damas Gisimba Mutezintare.

C’était un projet de Maisha Africa, initié par Sonia (une femme), qui en profite pour encourager les femmes rwandaises et du monde ne jamais se freiner.

Maisha Africa pour le Rwanda, la fondatrice parle
« Après mon année de Miss France, j’ai eu la chance de pouvoir retourner sur ma terre natale en famille. Ce fut certainement le plus beau des souvenirs. Ce qui m’a le plus frappée, en dehors de la propreté du pays, l’accueil chaleureux qui fait la réputation des Rwandais, c’était la dignité qui caractérisait chacun d’entre eux. Ce qu’ils ont traversé n’est pas imaginable, mais cette force qui émane d’eux m’a inspirée.
Je leur ai fais la promesse de venir reconstruire leur maison. J’ai mis mon réseau en marche, ma détermination et ma pugnacité. Je me suis entourée de mes vaillants et si généreux bénévoles, et nous avons conquis le cœur de ceux qui sont devenus des partenaires pour accomplir nos missions.

Puis, au-delà de l’habitat, il est apparu que l’éducation était une autre priorité. S’il y a un lieu sacré pour moi c’est l’école. En effet, le génocide est un processus qui vise à éradiquer un peuple en raison de son ethnie, de ses croyances ou de ses origines sociales. Le nerf est l’endoctrinement ou la capacité de dissoudre tout esprit critique chez celui qui le subit… C’est pourquoi un peuple éduqué, et qui reçoit un enseignement basé sur le devoir de mémoire, la tolérance et le pardon est un peuple fort.

Je rêve que tous les enfants auxquels nous apportons notre soutien deviennent les bâtisseurs d’un avenir serein, basé sur les valeurs qu’ils défendent déjà en dehors de ces murs », Sonia Rolland.

Son film « Du chaos au miracle » se joue à Kigali

Ce mardi 21 novembre, le film “Du chaos au miracle” de Sonia Rolland se joue a Kigali.

A travers le regard de Sonia Rolland, un documentaire à la première personne sur le pays de naissance de l’actrice : le Rwanda. Ce petit pays d’Afrique centrale, tristement célèbre pour avoir été le territoire d’un des plus importants génocides de l’Histoire, est devenu en vingt ans l’un des espoirs du continent africain. En effet, tous les indices de développement (économie, santé, éducation) sont en nette progression, le pays est unifié et pacifié et l’objectif des dirigeants est de faire du Rwanda le Singapour de l’Afrique…

Dès lors, une question se pose, comment est-ce possible ?

Comment le Rwanda est-il passé de l’horreur génocidaire au bon élève du continent noir ?

Quelle politique a été menée pour avoir ce résultat ?

Sonia Rolland va interviewer les différents acteurs et observateurs de ce « nouveau Rwanda » : ministres, journalistes, paysans, experts étrangers… Ce documentaire porte enfin, un regard neuf sur ce pays, qui a réussi une surprenante reconstruction.

[xyz-ihs snippet=”google-pub”]

Le Centre Mémorial Gisimba

Il est parmi les plus anciens centres d’accueil pour enfants au Rwanda. Il a été fondé par Melchior Gisimba dans les années 1970. Maître-maçon de métier ayant participé à l’édification de très nombreux édifices dans le pays, celui-ci a été touché par la pauvreté des jeunes et de leurs familles. Il commença par les accueillir dans sa propriété à Butare avec un dévouement sans égal.

En 1986, son petit-fils Damas prend la relève et forme un organisme sans but lucratif afin de poursuivre l’initiative de sa famille d’aider les enfants vulnérables, portant la capacité d’accueil à une soixantaine d’enfants. L’organisation se développe et obtient en 1990 une donation des bâtiments dans le District de Nyamirambo, ville de Kigali.

Pendant le génocide des Tutsis en 1994, Damas Gisimba Mutezintare a pu sauver la vie de 400 personnes qu’il a cachées dans le plafond des bâtiments du Centre et est de ce fait considéré comme un héros national.

A partir de 2012, le Centre de Gisimba, qui accueillait 125 enfants, a commencé à mettre en application la politique nationale d’intégration de tous les enfants par des familles d’accueil. Actuellement tous ces enfants ont été adoptés.

A l’occasion du quinzième anniversaire de Maisha Africa, 19 septembre 2016 un dîner de charité a récolté autour de 165.000 Euros pour venir en aide à l’un des symboles historiques du Rwanda : le centre d’accueil pour enfants de Gisimba.

Voilà que pour le bon déroulement de ses activités, le Centre dispose aujourd’hui des bâtiments réhabilités, d’un terrain multisports (basketball et volleyball), et  d’une salle polyvalente, grâce à Maisha Africa ; une association créée par Sonia Rolland Uwitonze, Miss France 2000.

 

Cliques ici pour recevoir le nouvau journal sur facebook sur twitter 

Jean Baptiste Karegeya

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Postez votre commentaire
Andika amazina