kwamama 6

Kigali, un dépendant des jeux de hasard se suicide après dépression

0

Jean Nsengimana, jeune de 22 ans, s’est pendu dimanche soir, après avoir dépensé une somme de 400 mille (500 dollars) aux jeux de hasard, alors que la somme appartenait à sa patronne.

C’est dans le village Rebero, cellule Karambo, secteur Gatenga, un quartier connu de Gashyekero. Jean occupait un stock de charbon de Jeanne Uwimana, qui faisait une semaine étant à l’intérieur du pays. « J’étais patrie en province pour l’enterrement, ça faisait une semaine. Jean avait 50 sacks de charbon en stock et 150.000 de dettes. De mon retour, je l’ai trouvé ivre devant l’Ikiryabarezi (jeu de hasard), et on prit le programme pour lundi, mais le voilà pendu ».

Le voisin de chambre témoigne que Jean a passé toute la journée au jeu, jusqu’à une heure du matin. A la rentrée, il était ivre mort, il a téléphoné sa copine pour lui dire « à nous revoir ».

Les habitants du même quartier disent que Jean Nsabimana n’était plus normal, ils pensent qu’il avait dilapide l’argent de sa boss, et prit décision de jouer le hasard jusqu’à récupérer la somme, mais en vain. Lundi matin, au secours, le jardinier trouve Jean Nsabimana pendu dans le goyavier, mort.

[xyz-ihs snippet=”google-pub”]

Le porte-parole de la Police en ville de Kigali, CIP Emmanuel Hitayezu met en garde la population urbaine de ne jamais user la confiance, en dépensant l’argent d’autrui. Aussi de raisonner fort avant de s’engager dans les jeux de hasard.

Une infirmière de Hôpital Neuro Psychiatrique de Ndera, affirme la dépression après dépendance des jeux de hasard.

« Une fois dépendants de ces jeux, c’est une intoxication. Les penses et les sentiments tournent et l’on pense qu’à cela, jours et nuits. Et quand ça déborde, c’est la drogue, la délinquance et le plus souvent le suicide. Donc les gens doivent s’y engager lentement et surement ».

Au Rwanda, l’histoire des jeux de hasard ne date pas de longtemps, mais ça à une vitesse exceptionnelle.

L’année passée, le district de Nyanza au sud avait bannit ce business, mais le ministère ayant le commerce dans ses attributions a rouvert. La raison du district était que les gens commençaient à ne penser qu’à cela, méfiant toute autre activité de développement chez les jeunes comme chez les adultes.

Actuellement, plus de cinq sociétés sont dans le business de jeux de hasards, surtout le jeu de pallier, et les casinos.

Cliques ici pour recevoir le nouvau journal sur facebook sur twitter

Jean Baptiste Karegeya

kwamama4

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.