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Kirehe: Les femmes s’émancipent vers l’ivresse

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Certaines femmes de Kirehe se donnent à la boisson, sous prétexte qu’elles sont émancipées, et que les travaux ménagers seront faits par leurs maris.

On les trouve dans les cabarets de Nasho à Mulindi, au coin du parc national Akagera vers la Tanzanie. Elles passent de longues durées en train de boire, mais les voisines s’inquiètent du sort de ces familles.

Makuruki.rw arrive à Nasho, les femmes sont affaiblies, bouteilles d’alcool en main. On ne peut pas espérer qu’elles vont rentrer, elles n’ont plus d’équilibre. Si même elles rentrent, elles ne pourront rien faire, ivre mort.

Celles qui tentent de quitter, la démarche en zigzag, ne peuvent pas faire deux mètres sans tomber par terre. Bière de sorgho dans de petits jerrycans, bière de bananes dans les bouteilles Primus, ces mamans bégaient. Elles peuvent difficilement produire un mot, ce que les voisines déplorent.

Certaines témoignent que ceci engendre les conflits en familles, comme Libérée Uwamaliya  qui regrette, « l’ivresse féminine  n’est pas signe d’émancipation, au contraire se respecter en est preuve».

Pour Claudette Mukeshimana une femme est « le cœur du foyer, mais maintenant cœur du cabaret. Elle ne doit pas s’enivrer encore en public, et rentrer la pleine nuit. Jadis, la nuit était pour les sorciers et les bandits ».

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Cependant, elles ne meurent pas toutes, selon Anaclet Karinganire, habitant de Nasho, « Il y a encore peu de femmes qui restent à la maison ».

L’autorité en est au courant, mais les tentatives de solutions n’aboutissent à rien. Consolée Kanzayire, est secrétaire exécutive du secteur Nasho prévoit d’autres mesures.

Elle déclare, “nous avons un programme avec le CNF de faire un tour du secteur, car ce problème est un fléau partout. Les femmes pensent qu’elles jouissent de leurs droits,  de prendre l’Alcool tant qu’elles ont  de l’argent, c’est contre notre culture…toute femme ivre sera réprimandée en public ».

La politique du genre est là au Rwanda depuis une vingtaine d’année, mais jusqu’ici certaines femmes la comprennent mal, et souvent dérespectent les maris, d’autres s’enivrent et se mécomportent, ce qui entraine les conflits familiaux.

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Jean Baptiste Karegeya

 

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