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Kirehe: Une autorité ordonne la destruction de 30 hectares de sorgho

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Les agriculteurs qui avaient planté le sorgho sur 30 hectares dans les fermes de Nasho en district de Kirehe, au grand Est du Rwanda ; se sont vus obligés de couper leurs propres plantes, à seulement deux mois de la moisson. Les autorités insistent que « la loi doit être respectée, l’usage de la terre aussi. On ne cultive jamais dans les fermes », dit madame Consolée Kanzayire, Secrétaire Exécutive du secteur Nasho.

Le district de Kirehe se trouve à l’Est du Rwanda, au bord de la rivière Akagera vers la Tanzanie. C’est une région chaude, à une pluviométrie réduite, d’où la sécheresse et la famine. La crise alimentaire dans cette région au passé récent, a fait aux autorités de recourir à la sémantique pour trouver la terminologie de la catastrophe : une disette, la sécheresse, la famine, crise alimentaire, etc.

Dans ce district, le secteur Nyamugari était le plus menacé à la fin de l’année 2017 ; autour de 1600 familles n’avaient pas à manger, et certains se déplaçaient vers Kigali, la Tanzanie et l’Ouganda. D’autres secteurs comme Mahama (qui abrite les refugiés burundais), Musaza, et Kigarama étaient aussi en situation critique.

Cette expérience qui n’a pas servi

Le secteur Nasho n’était pas sauvé, c’est la même région. A l’arrivée de la pluie, les habitants ont eu le zèle et le courage de cultiver, au point d’attaquer même les fermes, alors que c’est prohibé. Les autorités se retrouvent à deux mois de la moisson, et les obligent de couper le sorgho.

Parlant à Radio Izuba, la radio locale, les agriculteurs n’avaient pas ce contre courage. «  Je ne peux pax, avec les pertes que je cours ! Comment puis-je couper mon sorgho, les efforts que cela m’a coutés, et les 200.000 Frws investis. Je n’attendais que la récolte pour mes quatre hectares ».

D’autres habitants regrettent la présence des autorités au long de ce processus, mais qui, (les mêmes autorités) n’ont pas voulu patienter les deux mois qui restaient.

Au contraire, lors des travaux communautaires-Umuganda fin mars, les autorités ont ordonné la destruction des 30 hectares de sorgho. Selon Consolée Kanzayire, Secrétaire Exécutive du Secteur Nasho, les habitants avaient violé les instructions. « On s’était convenu que personne ne plantera plus dans les fermes, à partir du 30 Décembre 2017. Les habitants l’ont fait express, on s’est retrouvé quand le sorgho était grand. Nous avons ordonné la destruction massive ».

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Les années 2015/2017 ; cette région était frappée par la famine, les gens vendaient leurs bétails pour survivre, les autres se déplaçaient vers d’autres régions. Parmi les résidents, Mukashyaka avait témoigné à Umuseke.com que certaines gens faisaient trois jours sans manger, les parents s’inquiétaient des enfants. Il demandait de l’aide alimentaire aux autorités, mais les mêmes détruisent leurs cultures. Ananie Mwiseneza, Secrétaire Exécutif du secteur Nyamugari, promettait que la population allait faire des réserves, au moment de la bonne recolte.

Les habitants sont fautifs, mais la destruction des cultures est inhumain, MINAGRI

Selon le Ministère de l’Agriculture, le problème concernait 6 fermes de 55 hectares ; dont les 28 hectares sont exploités pat 23 agriculteurs.

Ange Soubirous Tambineza, porte parole du MINAGRI, déplore le comportement des paysans, et déteste la conduite des autorités locales. « Ces gens qui ont cultivé dans les fermes sont en fautes, car ils en étaient mis en garde, ils n’ont pas obéi. Mais aussi détruire les cultures, c’est pas humain ! », Confie-t-elle à Nonaha.com.

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