Une délégation de 16 membres du Mouvement européen antiraciste de base (EGAM) est en visite au Rwanda pour rejoindre la Commission nationale pour la lutte contre le génocide (CNLG) avec tous les Rwandais pour commémorer le génocide contre les Tutsis.

La délégation a été reçue le 3 avril 2017 par le Dr Diogène Bideri, conseiller juridique adjoint de la Commission, qui leur a expliqué le fonctionnement, la mission et la vision du CNLG et les défis auxquels elle est confrontée.

Il a également expliqué l’histoire du génocide contre les Tutsis et les mesures prises pour empêcher le génocide en luttant contre son idéologie, en particulier le déni et la banalisation du génocide commis contre les Tutsis.

Il leur a dit que le génocide contre les Tutsis au Rwanda fut le résultat d’une politique de haine et de divisions initiées par les colonisateurs, adoptée par des régimes établis après l’indépendance jusqu’à la perpétration du génocide en 1994.

Il a mentionné la nécessité d’enseigner constamment aux gens, en particulier aux jeunes, à l’histoire du génocide afin de construire un Rwanda qui bannit les divisions. Il indique aussi qu’il y a encore des génocidaires condamnés par les tribunaux Gacaca qui vivent aisément à l’étranger et d’autres qui devraient être poursuivis ou extradés vers le Rwanda. Il a appelé à une coopération active pour les amener à la justice.
Dr Bideri a félicité les membres de l’EGAM pour leurs initiatives dans la lutte contre l’impunité en Europe et les a encouragés à poursuivre ce travail important pour la mémoire des victimes.

Le mouvement antiraciste de base européen EGAM a été fondé en novembre 2010 à Paris par Benjamin Abtan, un juif militant de l’antiracisme. Son principal objectif est de répondre à l’essor du racisme, de l’antisémitisme et du populisme en Europe et de structurer l’engagement de la société civile en faveur de l’équité  et la justice.

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EGAM rassemble les organisations antiracistes les plus importantes dans plus de 30 pays d’Europe, à l’intérieur et à l’extérieur de l’Union européenne. Des dizaines d’organisations se sont jointes et continuent à soutenir EGAM dans ses combats.

Le fondateur et le président, Benjamin Abtan, a été très impliqué dans l’activisme de la société civile, en tant que président de l’Union française des étudiants juifs. Il a été plusieurs fois au Rwanda et a visité de nombreux sites mémoriaux  à Bisesero, Butare et Kigali.

De ces visites, Abtan a publié une œuvre ‘’Rwanda pour un dialogue des mémoires’’, avec une préface de Bernard Kouchner, ancien ministre français des Affaires étrangères, à qui il fut conseiller.

Tout récemment cette année, avec de nombreux autres signataires, le duo a signé une déclaration appelant la communauté internationale à mettre fin à l’impunité. Ils abordaient en particulier l’église catholique, l’Europe et surtout la France, où des grands génocidaires du Rwanda se vive en pleine liberté.

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Abdou Nyampeta

 

 

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