L’ambassadeur du Rwanda en Guinée, Stanislas Kamanzi, délivre une interview à Aminata.com. Il revisite entre autres, la douloureuse page du génocide contre les tutsis en 1994, et revient sur les prouesses économiques réalisées par son pays grâce au ‘‘leadership visionnaire’’ du président Paul Kagamé, qui doit atterrir à Conakry dans quelques heures.

Selon Kamanzi,  le facteur fondamental qui a conduit à la perpétration du génocide, c’est un gouvernement en place qui n’a pas pu estimer à sa juste valeur l’identité commune et l’unité du peuple rwandais.

Au contraire, ce gouvernement a constamment  privilégié une gouvernance fondée sur la ségrégation des Tutsi considérés comme une minorité d’appartenance étrangère; dans la poursuite de politiques de discrimination  en vigueur immédiatement après la proclamation de l’indépendance du Rwanda en 1962  et un peu avant.

Une fausse conviction que majorité ethnique et démocratie allaient de pair s‘était développée et propagée, se transformant petit à petit en une idéologie génocidaire avec comme ultime objectif l’extermination pure et simple des Tutsi. Et c’est qui advint en 1994.

[xyz-ihs snippet=”google-pub”]

De l’essort économique que connait le Rwanda malgré tout, l’ancien assistant bourgmestre, puis sous-préfet, et professeur d’Université, avant de devenir Ministre et diplomate; dévoile le secret et évoque Kagame, le libérateur social et économique.

« C’est vrai que le Rwanda, après avoir touché le fonds du gouffre, a pu parachever avec succès une phase de reconstruction. Celle-ci a été suivie par une phase de développement, qui aujourd’hui semble être sur le point d’atteindre sa vitesse de croisière vers un avenir de prospérité ».

Le géographe du Master’s français continue,  « Beaucoup de bonnes réalisations ont eu lieu, essentiellement grâce à la résilience et au dur labeur de tout un peuple, ainsi qu’à sa convergence de conviction retrouvée de bâtir la Nation Rwandaise,  puisant dans les valeurs culturelles et sociales qui ont toujours caractérisé  la société rwandaise, ignorant les clivages destructeurs que j’ai mentionnés plus haut. Le Rwanda a beaucoup bénéficié d’un leadership visionnaire, à la tête  duquel S.E Paul Kagame, qui a su savamment persuader les rwandais de leur capacité de résoudre leurs propres problèmes, et d’entreprendre des initiatives visant à  transformer leur vies pour le meilleur ».

Le président dont il parle, a  inculqué aux rwandais, une dimension catalytique de dignité, propre à un peuple souverain qui doit présider à sa destinée. « Grâce à cela, nous nous félicitons aujourd’hui d’une croissance économique soutenue et d’une bonne position à l’échelle mondiale concernant les paramètres  de développement humain et de bonne gouvernance ».

[xyz-ihs snippet=”google-pub”]

Le 3eme mandat de Kagame, le choix du peuple qui tranche

Ici ,le diplomate ne mâche pas des mots, plutôt crache la vérité a la base, et donne la lecon « Le Président a annoncé sa décision de se présenter aux élections présidentielles d’août 2017 en réponse à une demande populaire incontestable adressée au Parlement, de revisiter notre ancienne Constitution pour lever les barrières qui se dresseraient à sa candidature. Le Parlement s’est exécuté après un travail assidu de consultations, au bout desquelles  le peuple s’est exprimé  dans un referendum, a plus de 98%  en faveur de cette révision constitutionnelle ».

La limite de mandat n’est unique facteur de la démocratie, ainsi Kamanzi dit la décision de courir l’autre mandat est le fruit d’un processus démocratique. Cette démocratie qui consacre le choix des peuples concernant la gouvernance qui convient à leur nation, celle-là  non définie par la seule limite de mandats présidentiels.

« Le peuple rwandais a fait son choix en considération des atouts que représente le Président Paul Kagame pour assurer le parachèvement de la transformation socio-économique du Rwanda.  Ce choix ne compromet par ailleurs pas le droit qu’ont les autres Rwandais de se lancer dans la course présidentielle. Le résultat des urnes fera foi, et il n’y a pas le moindre  risque de frustrations dans ce cas ».

Du transfert francophonie-anglophonie, Kamanzi explique longuement l’adhésion du Rwanda au Commonwealth. Géographe de formation, il illustre, « Les dynamiques géopolitiques mondiales de notre époque suggèrent que le rapprochement des peuples doit transcender toutes les considérations linguistiques, bien au-delà des héritages coloniales, qui par ailleurs ne représentent pas d’intérêts stratégiques équitables. L’adhésion du Rwanda au Commonwealth répond à cette réalité. Le Rwanda est un pays ouvert à tous les forums mondiaux qui militent pour la dignité humaine et la solidarité gagnant-gagnant.

Des instabilités dans la région des grands lacs, l’ambassadeur dit que le Rwanda les observe avec toute l’attention qu’elles méritent, et contribue autant que possible pour trouver des solutions  de retour à la stabilité durable. Et ceci, tout en s’assurant que les effets pervers de ces conflits ne débordent pas de façon incontrôlable à l’intérieur des frontières rwandais.

Parlant de la coopération, Kamanzi dit les portes entre le Rwanda et la Guinée se sont largement ouvertes avec la mise en application de facilitation d’obtention de visa aux postes d’immigration  pour les citoyens des deux pays. Les vols de RwandAir entre Kigali et Conakry commencent d’ici deux mois, ainsi cette mobilité sera plus facile.

A propos de la réconciliation des guinéens pour clore, le diplomate félicite et largue un conseil à la rwandaise. « Que les guinéens s’approprient cette décision et s’impliquent dans toutes les démarches y relatives sans aucune réserve. La réussite suppose beaucoup de volonté politique.

Le président Paul Kagame est attendu aujourd’hui à Conakry avec son homologue Tchadien Idris Deby Itno, dans le cadre de consultation sur la réforme des institutions de l’Union Africaine.

Cliques ici pour recevoir le nouvau journal sur facebook sur twitter

Jean Baptiste Karegeya

LAISSER UN COMMENTAIRE

Postez votre commentaire
Andika amazina