Claudio Grossman, président du Comité des Nations unies contre la torture

Cette semaine, le Rwanda a une session de routine devant le Comité des Nations Unies contre la torture (CAT), un groupe d’experts des droits humains qui surveille l’application de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Ce sera l’occasion pour ces experts d’interroger le gouvernement sur sa mise en œuvre du traité, que le Rwanda a ratifié en 2008, et d’examiner les allégations de non-respect. Le CAT aura beaucoup de travail.

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Human Rights Watch a publié un rapport documentant ces abus dans les camps militaires autour de Kigali et ce rapport a été catégoriquement rejeté par le Gouvernement Rwandais.

Dans ce rapport contrecarré  par Kigali, HRW  prétendait  qu’il y a sept ans , la plupart des détenus étaient détenus au secret, c’est-à-dire sans contact avec leur famille, leurs amis ou leurs avocats.

Le ministre Rwandais de la Justice, Johnston Busingye, dit qu’il n’y a pas de vérité dans le dernier rapport de Human Rights Watch qui accuse le Rwanda de détention militaire illégale et de torture.

 Le rapport, publié récemment et baptisé “Rwanda: Détention militaire illégale, torture”, allègue que les militaires rwandais ont régulièrement détenu et torturé illégalement des détenus avec des coups, des asphyxies, des simulacres d’exécution et des décharges électriques.

“Le Rwanda fait partie et observe à la fois la Convention contre la torture et les lois nationales. Human Rights Watch recycle des allégations anciennes, discréditées et sans fondement, pour lesquelles elles n’ont aucune preuve crédible. Ils seront, à terme, exposés », a déclaré Busingye dans une série de tweets.

le Rwanda a ratifié le protocole facultatif de la Convention contre la torture, connu sous le nom d’OPCAT, en juin 2015. Ce protocole exige que les pays mettent en place un système de prévention de la torture au niveau national.

Cette  session va avoir lieu malgré que gouvernement rwandais n’a pas encore créé ce mécanisme contre la torture, malgré une date limite de ratification d’un an.

 

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Gaston Rwaka/Bwiza.com

 

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