kwamama 6

Le tribunal militaire commencera à entendre des témoins dans l’affaire du génocide de lieutenant Seyoboka

0

Le tribunal militaire de Nyamirambo a ajourné jeudi l’audience d’une affaire impliquant le sous-lieutenant Henry Jean-Claude Seyoboka après que le suspect ait fini de présenter sa défense.

L’ancien membre de l’ex-FAR est accusé de génocide, de conspiration dans le génocide, de meurtre en tant que crime contre l’humanité et de viol. Il nie les accusations. Il a été extradé du Canada en novembre 2016.

Après que l’équipe de la défense eut terminé ses plaidoiries, le juge présidant, le lieutenant-colonel Déo Rusizana, a demandé au défendeur et à l’accusation de présenter leurs listes respectives de témoins.

Au cours des procédures d’hier, le procureur militaire, représenté par le capitaine Kagiraneza Kayihura, a soutenu qu’il y avait des photos montrant le suspect au Canada lors de manifestations organisées par des négationnistes connus du génocide, affirmant qu’il s’agissait d’une preuve d’idéologie du génocide.

La veille, Seyoboka avait affirmé qu’il aurait pu faire l’objet d’une erreur d’identité en affirmant que les témoins à charge l’avaient confondu avec un autre soldat à la retraite, un certain lieutenant Claude.

Le procureur Kayihura a déclaré que les témoins prouveraient le contraire lorsqu’ils comparaîtront devant le tribunal, car on leur a montré des photos du suspect et ils ont confirmé que c’était bien celui dont ils parlaient.

Kayihura a énuméré neuf témoins qui expliqueront au tribunal où exactement le suspect a commis les crimes.

Le prévenu a présenté une liste de 16 témoins comprenant des ex-FAR, des Forces de Défense Rwandaises et des officiers de la Police Nationale du Rwanda qui, selon lui, témoigneront pour prouver que les poursuites ont été commises et qu’il a commis d’autres crimes.

Il a déclaré que certains d’entre eux ne pourraient pas se rendre au cour car ils sont à l’étranger. Il a donc demandé l’utilisation de vidéoconférences qui, selon le juge, pourraient ne pas fonctionner car la seule salle d’audience numérique est à la Cour suprême.

Il a dit qu’ils devront découvrir si la loi autorise le tribunal militaire à utiliser les locaux de la Cour suprême.

Dans ce cas également, le tribunal prévoit d’entendre un tiers composé de civils, mais ils n’ont pas encore présenté leur soumission à la cour.

Le juge Rusizana a déclaré que les témoins à charge prendront deux jours pour témoigner, tandis que la défense aura trois audiences par la suite. Le procès reprend le 19 mars.

 

Abonnez-vous à BWIZA TV pour recevoir des nouvelles et des mises à jour de chansons

kwamama4

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.