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Les Etats-Unis freinent les enquêtes antiterroristes françaises

Selon une source française, les Etats-Unis ont la main sur un grand nombre d’informations financières qu’ils ne partagent pas avec leurs homologues. Des demandes, datant des attentats de janvier (Charlie Hebdo) ou de novembre (attaques à Paris), sont toujours en souffrance.

C’est une petite phrase qui en dit long sur les relations entre les services de renseignement financier occidentaux. “A chaque fois que les Français ont sollicité leurs homologues américains, ces derniers nous ont expliqué que les justifications n’étaient pas suffisantes (…) Par exemple, nous n’avons toujours pas de réponse sur les demandes concernant les affaires récentes”. Comprenez notamment les attentats de Paris qui ont fait 130 morts le mois dernier.

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Ce commentaire, lâché par une source française, peut laisser pantois. Mais lorsque les enquêteurs français tentent de retracer d’éventuelles transactions financières entre les terroristes, ils se heurtent à un gros problème. “Près de 80% des transactions bancaires sont gérées par un système belge, SWIFT, qui permet, pour chaque transaction, d’obtenir des informations comme le montant, l’expéditeur, le destinataire ou l’objet”, explique une source proche du ministère des Finances. “Seulement, les Etats-Unis ont imposé depuis 2010 d’avoir un contrôle et un accès direct à ces infos”.

“Une backdoor pour les Américains”

Ainsi, la société belge ne gèrerait pas directement les données, mais aurait ouvert “une backdoor aux Américains”. Or, ces derniers ne semblent pas très enclins à partager les informations. Une source haut placée du renseignement français s’est ainsi vu refuser l’ensemble de ses demandes au motif que les justifications terroristes n’étaient pas suffisantes. Et ce, “même après les attantats de janvier dernier” où la communauté international s’etait pourtant deplacee en masse a Paris pour témoigner de son soutien.

Or, toujours selon cette source, “le renseignement isolé est moins performant s’il n’est pas croisé avec d’autres”. Conséquences de ces lenteurs administratives, les pays européens réfléchissent à plusieurs options. Et carrément à développer un nouveau système de transaction. “Il faut à la fois continuer de discuter avec les Etats-Unis et se demander si on ne devrait pas faire le nôtre”, résume une source proche du dossier.

Lexpress

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Kizito@bwiza.com

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