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Les victimes du viol et enfants nés du viol ont besoin d’un soutien particulier, Parti Vert

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Le parti vert du Rwanda (DGPR) appelle à un soutien socio-économique aux survivants du génocide, en particulier les femmes  violées, les jeunes nés de ce viol et les femmes rescapées qui divorcent sans base arrière.

Le Parti Vert Démocratique du Rwanda se joint à tous les Rwandais lors de la 24ème commémoration du génocide de 1994 contre les Tutsis.

Au nom du parti, Dr Frank Habineza déclare, « Nous nous unissons avec la nation et les rescapés du génocide dans la lutte contre le négationnisme, et la propagation de l’idéologie génocidaire. A cette occasion, notre parti  appelle le gouvernement rwandais et toutes les parties prenantes concernées à intensifier leurs efforts dans les programmes de soutien social et économique aux victimes de viol, aux enfants nés de viols, aux femmes rescapées qui divorcent et à tous les rescapés du génocide ».

Multitude de noms, stigma et stéréotypes aux enfants nés du viol

Dr Frank Habineza plaide contre les stéréotypes sur les enfants nés d’un viol pendant le génocide, dénigrés à travers une multitude des noms qu’on leur donne. Ils ont reçu des noms tels que «abana b’interahamwe – enfants d’Interahamwe, abana b’amateka – enfants de l’histoire, mémorial urwibutso».

Ces noms et beaucoup d’autres font que ces enfants se sentent indésirables dans la société et leur causent plus de traumatisme.

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Ingabire Marie Immaculée de Transparency International, chapitre du Rwanda n’est pas totalement d’accord avec les propos du Dr Frank, surtout au point du stigma fait a ces enfants nés du viol.

Dans l’émission Sesengura (analyse de la presse hebdomadaire) sur City Radio ce dimanche matin, Immaculée annonce que le stigma n’est plus, après les années 2000, et les enfants sont devenus de grands hommes et femmes.

Par contre, selon Marie Immaculée,  « ces enfants ont un problème d’identité:

Primo, ces enfants sont nés des rescapées, mais ne le sont pas. Ils ne peuvent pas bénéficier des avantages offerts à leurs mères ;

Secundo, ces enfants n’ont pas de pères légalement connus. Soit la maman a été violée par plus d’un homme, ou l’incident s’est passe dans l’obscurité ou l’inconscience ;

Tertio, même les pères connus ne reconnaissent pas ces enfants légalement, car cela constituerait l’aveu d’un viol,  ainsi classant l’auteur dans la première catégorie des génocidaires.

Une rescapée qui divorce sans base arrière !

Iront-t-elles dans la rue ? Sont-elles contraintes de résister au viol conjugal pour ne pas quitter et risquer de manquer d’abri ?

Pour ses femmes rescapées qui se marient et éventuellement divorcent, Green Party demande au gouvernement de leur octroyer des terres.

« Le gouvernement devrait trouver des terres spéciales et donner aux filles rescapées du génocide qui fondent un foyer,  mais plus tard leur mariage échouent.  Elles n’ont nulle part où aller (ayant grandi dans des foyers de groupe), alors que dans notre culture, les filles peuvent toujours revenir à leurs parents lors d’un cas pareil. La responsabilité incombe au gouvernement de leur trouver un endroit qu’ils peuvent appeler un foyer permanent ».

Sur ce point, Marie Immaculée dans la même émission, trouve cette pratique de rejoindre les parents dépassée.  « On ne se marie pas pour divorcer, on se marie pour rester avec le conjoint. Et si par malheur ca arrive un jour, pas mal de femmes ne rentrent plus chez les parents, c’est dépassée.

Au contraire, le mariage des filles rescapées du génocide affronte un défi culturel : dans notre culture, la main d’une fille à marier se demande en famille. Les parents reçoivent sa dot, ils préparent son mariage et l’accompagnent. Et quand elle tombe malade, les familiers la rendent visite, quand elle délivre un bébé, les parents viennent la remercier (guhemba). C’est la valeur culturelle dont les filles rescapées ne jouissent pas une fois mariées », Marie Immaculée Ingabire.

Dr Frank Habineza, président du parti vert poursuit son message en suppliant le gouvernement de résoudre les problèmes de traumatisme dans les familles des rescapés. Il souligne le fait que  la plupart d’entre eux ont encore du mal à trouver un abri, de la nourriture, de l’éducation et manquent aussi d’opportunités d’emploi.

Pour lui, les entités du gouvernement local doivent accorder une attention particulière aux survivants du génocide et de relever les défis rencontrés au niveau communautaire. Ils doivent être sensibilisés à leurs droits, comme l’accès aux soins médicaux à l’extérieur du pays, etc.

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