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Nyamasheke et Nyarugenge : Les mères des triplés crient au secours

Ces derniers temps, les mères accouchent plus d’un enfant au Rwanda, suite aux malformations congénitales, que certains attribue à l’usage des pilules contraceptives, ou encore au changement climatique. Cet accouchement cause des problèmes économiques et sociaux dans des familles d’accueil, d’où les mères nécessitent un appui.

A Nyamasheke, le district s’engage : une vache laitière est promise

Christine Nyirarenzaho, 39 ans, de Nyamasheke en province de l’Ouest demande reste à l’hôpital de Nyamasheke après avoir donné naissance à un triplet male, s’ajoutant à trois autres enfants.

Allaiter ses enfants demande une alimentation assez suffisante, en plus riche en protéine. Les nourrir aussi, une autre équation.

Vulnérable de la deuxième catégorie sociale, rescapée du génocide commis contre les Tutsis en 1994, et la seule survivante de sa famille, Christine n’a personne  proche pour l’aider dans cette situation, surtout que son mari est cultivateur à faible revenus.

‘’Il m’est très difficile de les nourrir seule, et d’avoir quelqu’un pour m’aider de les encadrer, j’ai un problème de lait pour les nourrir et je n’ai rien d’autres à donner’’, dit-elle.

Cette famille n’a même pas l’assurance maladie, « nous ne sommes pas capable de payer pour huit personnes à la fois, je me demande comment je sortirai de l’hôpital avec une immense dette. C’est pourquoi je crie au secours à l’hôpital, au secteur, district et aux autres bienfaiteurs pour ma cause enfin que les enfants puissent vivre et grandir’’, supplie-t-elle.

Dr Alexis Gakuba, un médecin qui suit de près la santé de la mère, dit que donner naissance aux trios jumeaux est exceptionnel mais normal. ‘’Tous se portent bien, mais le problème peut survenir d’un moment à si la mère continue de manque le lait maternel, aussi de sa situation lorsqu’elle sera sortie de l’hôpital de manquer quoi se nourrir une fois arrivée à la maison. Au niveau de l’hôpital nous faisons tout pour l’assister, mais vraiment elle nécessite une aide supplémentaire.’’, déclare Dr Gakuba.

Claudette Mukamana, la vice-maire du district chargée des affaires sociales, dit que toute mère qui donne naissance aux triplés, le district est prêt de lui donner une vache laitière.

‘’Nous avons appris la nouvelle, toute mère de cette situation incombe absolument dans l’indigence. Le district lui octroie une vache, nous attendons que le secteur nous fait parvenir l’état des besoins  pour passer à l’acte pour le bienêtre des enfants et de la mère.’’, précise-t-elle.

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A Nyarugenge, le cas est contraire : deux kilos de farine par mois

Beata Niyibizi, 37 ans, de son second mariage, donne naissance à un triplet, le 3 Février 2017, à l’hôpital de Muhima, Kigali.

Les mêmes besoins que Christine, une alimentation riche pour allaiter ses enfants. En plus, elle ne parvient pas à payer son loyer avec son mari, ancien belligérant. Elle déménage de Rugenge vers Amahoro, tout près de l’hôpital.

Beata, a deux autres enfants de son ancien mari, au total cinq. Elle tape sur différentes portes publiques, mais témoigne-t-elle, « au district, j’ai eu 3 boites de lait, que j’ai utilisé pendant 4 jours ».

Un peu tard, l’hôpital lui donne 2kgs de farine fin Mai, avec un rendez-vous pour une autre livraison, le 30 Juin 2017. Parfois, elle remercie les initiatives des personnes privées qui l’assistent jusqu’ici, mais l’administration, elle reste indifférente.

Monique Mukamana, agent de la Commission Nationale pour les Enfants(NCC) dans le district Nyarugenge, avoue n’avoir ménagé aucun effort au sujet de Beata. « On s’est vue plus de 5 reprises, j’ai plaidé pour sa cause, mais un bailleur est trouvé d’ici peu de temps ».

Elle ajoute la demandeuse d’assistance doit être patiente, et elle évoque d’autres bonnes actions en faveur de Beata. « Elle avait une boutique à Kiyovu, mais ça a pris feu en 2013, elle  des arriérés de taxes, mais j’ai plaidé pour l’exonération fiscale. Elle veut quitter Kigali pour Nyanza (au sud), j’ai plaidé pour son transport et un paquet des vivres pour l’accompagner ».

A l’heure qu’il est, Beata n’a pas payé son loyer, mais la propriétaire est douce. Elle compte quitter Kigali pour s’installer dans la maison de son mari, sise au disrtict Nyanza, précisément à Butantsinda vers Kigoma et Muyange au sud. Là, elle n’aura pas à payer mensuellement, mais le ticket d’y arriver lui fait défaut.

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Abdou Nyampeta& Jean Baptiste Karegeya

 

 

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