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Ouganda: la ministre de la santé piège des agents escrocs

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Sarah Opendi, la ministre Ougandaise de la Santé a décidé de marquer les esprits face a la corruption récidive dans les services ougandais de santé. Elle a piégé le personnel soignant de l’ hôpital Naguru de Kampala cette semaine, deux personnes ont été arrêtées prises en flagrant délit de corruption par la ministre qui s’était faite passer pour une patiente.

Selon RFI, les rapports de Transparency International, place l’Ouganda parmi les pays les plus corrompus du monde. Classé 151 sur 176, et parmi les domaines les plus touchés est le secteur de la santé. En 2012, un rapport Ougandais estimait que les services de santé du pays étaient les plus corrompus d’Afrique de l’Est. Une corruption qui sévit toujours et qui fait l’objet de nombreuses plaintes.

Face à ce constat, la ministre de la Santé s’est rendue en taxi-moto, voilée pour ne pas être reconnue dans un hôpital de la capitale. A deux reprises, elle s’est vue contrainte de payer des services normalement gratuits, une somme de 155,000 shillings ougandais.

L’initiative de la ministre a été beaucoup relayée sur les réseaux sociaux. Si beaucoup sont contents d’une telle action, nombreux sont ceux qui s’interrogent sur son efficacité.

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« Beaucoup d’Ougandais doivent d’abord avoir recours à la corruption avant de pouvoir voir un docteur », note l’organisation ActionAid dans une de ses plaquettes.

Hormis ces pots-de-vin directs, les différents rapports des services d’inspection du gouvernement notent une corruption à plus grande échelle. Des stocks de médicaments prévus pour les hôpitaux publics vendus au prix fort dans des cliniques privées, des travaux de rénovation payés, mais mal réalisés…

Dans son dernier rapport, les services d’inspection du gouvernement recommandaient l’augmentation du nombre de contrôles dans les hôpitaux pour lutter contre ce phénomène.

Ceci rappelle le cas du Rwanda, où Pascal Nyamurinda, Maire de la ville de Kigali s’est fait lui-même passager pour se rendre compte du calvaire confronté par les usagers du transport en commun dans la ville.

Il en serait de même productif dans le domaine de constructions dans les villes du Rwanda, la passation des marches publiques, et dans d’autre domaines comme l’entrée au corps enseignant rwandais, de tels scenarios aboutiraient a une chose louable.

Des pièges du genre, en Ouganda, dans la région et sur le continent devraient des multiplier afin de bannir ces ennemies du développement africain. Mais l’on se demanderait ce qui manque, entre la moto et la voile, mais seulement l’initiative et la personne peut être.

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Jean Baptiste Karegeya

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