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Paul Kagame, leader charismatique et patron de l’Afrique

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N’en déplaise à la France qui n’a toujours pas d’ambassadeur à Kigali, le patron de l’Afrique est bien Paul Kagame. Cet ancien chef de guerre qui dirige le Rwanda depuis 1994, date du génocide contre les Tutsis (l’une des  pires tragédies de l’humanité), refuse de céder au credo de la démocratie vue de l’Occident et à ses dogmes irréalistes en Afrique.

Paul Kagame est devenu le chantre de « l’Afrique aux Africains ». Au 1er janvier 2018, il deviendra le président en exercice de l’Union africaine dont il a préalablement proposé de modifier les statuts, avec les concours d’un groupe d’experts sous la houlette de son protégé, le Tchadien Moussa Faki, président de la Commission de l’Union africaine.

Selon Monde Afrique, Kagame a placé le Rwanda, « qui vient et revient le loin » dans le peloton de tête des classements des indicateurs de développement en Afrique, et même l’ambassadeur de Belgique, en quittant son poste, a salué l’élection de Paul Kagame, le 4 août 2017, avec 98,79% des voix.

Lors de son investiture, le vendredi 18 août 2017, dans le stade Amahoro chauffe à blanc et devant 30 000 Rwandais en délire, 19 chefs d’État africains se pressaient, pour adouber une troisième fois et après une révision constitutionnelle, cet ancien chef de guerre qui dirige le Rwanda depuis 1994, date de l’une des  pires tragédies de l’humanité.

Parmi ces chefs de l’État accourus à Kigali, le public a réservé un accueil exceptionnel au Soudanais Omar-el-Béchir, passible de la CPI et interdit de séjour à l’étranger, et à l’Ougandais Museveni, vieux compagnon de route de Kagame.

Le roi du Maroc était représenté, alors même que le chef de l’État de la RASD était présent. La présence des présidents Alpha Condé, Macky Sall, Idriss Deby Itno, Sassou-Nguesso, Omar Guelleh, Mohamoudou  Issouffou, Ali Bongo Ondimba, Faure Gnassingbé et Faustin-Archange Touadera, désormais sous protection de Kagame, montre à quel point le chef de l’État rwandais et ses choix en matière de développement sont appréciés par ses pairs francophones.

Dans son souci de clarification historique, déjà démontrée et qui ne peut faire plaisir à l’armée française, Emmanuel Macron devrait prochainement régulariser les relations diplomatiques avec ce pays, resté petit, mais devenu tellement important en Afrique centrale.

Vers une solution africaine, et en centre afrique 

Toujours Monde Afrique, le président Paul Kagame a bien intégré l’échec de l’ONU et de la France en Centrafrique. Le futur président de l’Union africaine, au premier janvier 2018, sera le maitre d’œuvre de la Feuille de route de l’Union africaine.

Une solution africaine avec des Africains sera tentée avec la totale adhésion du président Touadera, guère convaincu par l’initiative de Sant’Egidio.

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C’est un espoir en RCA, malgré l’aide humanitaire aujourd’hui très insuffisante devant le désastre humanitaire. L’ONU, le FMI, la Banque Mondiale et l’Union européenne pourront multiplier leurs soutiens au gouvernement centrafricain, sans obtenir les résultats souhaités. Ce serait comme « déverser de grandes quantités d’essence sur un véhicule à pédales, il n’en avancera pas pour autant », Monde Afrique.

Mais, premier arrivé à Kigali, le 18 août 2017  pour l’investiture du président Kagame, Faustin-Archange Touadera est déjà protégé par une garde présidentielle formée de militaires rwandais.

Nul doute que les méthodes de gouvernance de Paul Kagame seront bientôt d’actualité à Bangui, avec en arrière plan les liens que Paul Kagame a noué avec Israël, qui entretient également d’étroites relations avec le président Touadera, suite à sa visite exceptionnelle d’une semaine, en mai dernier.

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Jean Baptiste Karegeya

 

 

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