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Peuples autochtones : au Rwanda, 90% dans l’extrême pauvreté

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9 août, c’est la journée internationale des peuples autochtones, qui représentent environ 370 millions de personnes dans 90 pays. Ils forment  5 % de la population mondiale, mais constituent 15 % des plus marginalisés de la planète. Selon les statistiques, 89% des autochtones rwandais n’ont pas de parcelles a eux, 82% n’ont pas de bétail, et 60% vivent de la mendicité.

Ils sont héritiers d’une grande diversité linguistique et culturelle, ainsi que de coutumes et de traditions ancestrales. Bien que pluriels, les peuples autochtones partagent donc des défis similaires liés à la reconnaissance et à la protection de leurs droits les plus fondamentaux.

Depuis des décennies, les peuples autochtones demandent la reconnaissance de leur identité, de leur mode de vie, de leurs terres, territoires et ressources naturelles mais, malgré leurs efforts, ils continuent d’être victimes de discriminations et d’injustices.

En 2007, l’Assemblée générale des Nations Unies adoptait la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Cet instrument international représente un jalon majeur en faveur de la coopération et de la solidarité entre les peuples autochtones et les États Membres.

La Déclaration est l’instrument international le plus complet sur les droits fondamentaux des peuples autochtones. Elle instaure un cadre universel de normes minimales nécessaires à la survie, à la dignité et au bien-être des peuples autochtones.

Malgré des progrès notables enregistrés aux niveaux national, régional ou international dans la mise en œuvre de la Déclaration au cours de la décennie, il reste encore beaucoup à faire pour combler le fossé entre la reconnaissance des droits des peuples autochtones et la mise en œuvre de politiques sur le terrain.

Au Rwanda : Multitude d’appellations, 90% dans la pauvreté extrême

Ils s’appelaient Abatwa, mais il n’y a plus d’ethnies au Rwanda. Après ils sont devenus Abasangwabutaka(indigènes), mais tous les rwandais sont arrivés au même moment, il n’y a ni premiers ni dernier. Politiquement ils sont appelés Abasigajwe inyuma n’amateka(historiquement marginalisés), leur communauté change de nom, au lieu de COPAURWA(Communauté des Autochtones), elle est de COPORWA(Communauté des Potiers). Hélas, ils n’ont plus d’argile, ils n’ont pas de terre.

Senateur Zephrin Kalimba, de cette communauté exprime ces inquiétudes de la disparition de cette espèce humaine. « Si rien n’est fait, cette communauté risque de disparaitre, comme 90% d’eux vivent dans la pauvreté extrême », avoue-t-il à Umuseke.rw.

Ils mangent difficilement, les enfants ne vont pas à l’école, ils n’ont pas accès aux soins médicaux, etc.

Le journal Umuseke a visité la cellule Bubazi, secteur Rubengera de Karongi à l’Ouest du pays. Là-bas, 15 familles vivent encore de la poterie. Ils sont logés dans les annexes du village modèle.

La poterie sans argile, est un autre algèbre pour eux. Edouard Nkusi, est leur chef, il souhaite qu’ils soient déménagés vers leurs terres ancestrales.

Edouard Nkusi, chef de la communauté des autochtones de Rubengera

« Nous devons regagner nos terres, que nos maisons soit là, et nos enfants vont nous succéder. Ici c’est une vie provisoire, ce n’est pas chez nous, pas de bois de chauffage, on ne cultive pas ».

Le problème d’entendement est aussi a la base de cette misère, tel le révèle l’administration du district Karongi. « La sensibilisation continue pour les changer, on leur donne les vaches et la literie, ils bousillent tout ».

Hon Kalimba revient sur la succession des gouvernants rwandais, qui a négligé ce groupe ethnique, d’où les conséquences néfastes aujourd’hui, dans cette pauvreté que 90% affronte.

« Ils n’ont pas été à l’école, ils sont pauvres, et ne pensent pas correctement. Ils nécessitent une assistance particulière, et d’autres rwandais aussi les comprennent mal ».

Kalimba ajoute, « c’est un bon moment de dire la vérité, sinon ce groupe va disparaitre et l’histoire va le demander….les appellations ne valent rien, ce qui est important c’est la vie qu’ils mènent ».

Ainsi Kalimba conclut, qu’une telle communauté ne peut pas évoluer avec les autres, dans des problèmes ainsi particuliers ».

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Certains rwandais ne conviennent à cette marginalisation, sous prétexte de mauvais entendement et une multitude de noms. « Quel que soit l’appellation, la communauté en question est bien connue. Et souvent les autorités de bases ne leur assistent pas, disant qu’ils ne gèrent pas bien les acquis », dit un lecteur d’Umuseke.rw.

La maison de Bavakure, Gakoma/Kigeme/Gasaka/Nyamagabe

A Nyamagabe du Sud, Bwiza.com a assiste à un calvaire mène par les Batwa de Kigeme, village Gakoma. Maisons aux toitures qui laissent couler les eaux de pluies et les envahir étant au lit. Une famille de Bavakure, vit dans une hutte en sheeting de 1m sur 3m. On lui avait promis les tôles, il prépare un site de 4m sur 6m, on lui a obligé de réduire l’espace jusqu’à 1m sur 3m, mais toujours pas de tôles. Son père Emmanuel Kabera, vit dans une très vieille maison, couverte des tôles et sheetings, cette semaine, on lui donne 3 tôles usées ».

La maison de Kabera, pere de Bavakure

Juliette Yankurije, la voisine n’a managé aucun effort pour étudier, fille-mère de trois enfants, elle a fait les humanités comptables, mais reste en chômage depuis cinq ans. Tuyisenge Violette, la petite sœur a commence l’université, par un soutien morale de Juliette, qui fabrique des vases au marché réduit.

L’article d’Umuseke.rw réveille les commentaires

L’un dit, « Ce troisième mandat devrait les intégrer dans tous les programmes socio-économiques et scolaires. Que la poterie aussi soit modernisée pour eux ».

« Rien n’est étonnant, quelqu’un sans parcelle ne peut pas gérer une vache bovine, un matelas n’est rien pour celui qui ne mange pas, il doit absolument le vendre pour trouver à manger ».

Cette vie constitue une contradiction pour l’essor rwandais, « comment un enfant{ à la photo}vit encore dans ce pays, c’est une honte pour le gouvernement. Nous chantons la libération, la victoire et la dignité ; mais on ne peut pas y arriver avec les enfants comme celui là dans certains coins du pays ».

D’autres points de vue proposent la discrimination positive vibrante telle qu’elle est faite aux femmes, et la société rwandaise doit reconnaitre son rôle dans cette misère des Batwa. En plus, Hon Kalimba doit continuer à enfoncer, sinon qu’il démissionne en cas d’échec.

Cependant, les autochtones rwandais ont un rôle dans leur misère, comme le mentionne un lecteur dans un commentaire. « Ils doivent aussi changer, eux-mêmes se stigmatisent et se mettent à l’écart. Ils se concentrent à la poterie, alors qu’il y a plein de nouveaux métiers qu’ils peuvent exercer. Qu’ils approchent les autres groupes, qu’ils cohabitent en harmonie et en dignité rwandaises ».

En plus, que l’enseignement soit purement gratuit à 100% pour les Batwa. « Pas comme on le chante, et après demander les frais additionnels comme prime, construction locaux, inscription, repas de midi ; sans lesquels les enfants sont renvoyés. Le gouvernement doit le rendre tout gratuit pour les Batwa ».

Aujourd’hui au Rwanda, les communautés des autochtones habitent seules dans l’isolement, l’une des raisons de la marginalisation et le sous-développement. Ils vivent dans des centres réservés à eux seuls. Les exemples sont : Cyaruzinde/Gasogi à Kigali, Kibali, Miyove de Gicumbi, Gakoma/Kigeme de Nyamagabe, etc.

En attendant les toles, les perches vieillissent

En district de Burera, on essaie de les éparpiller dans d’autres communautés, dans les secteurs de Rugarama, Butaro et Rusarabuye, après les avoir déménagés des forets d’Urugano(bamboo), frontalier avec l’Ouganda. A Musanze, les anciens braconniers du parc National des Volcans, participent activement dans les activités touristiques et culturelles, dans le Village IBYIWACU de Kinigi.

Trois personnes vivent dedans

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Jean Baptiste Karegeya

 

 

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