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RDC : Dans la province du Sud-Kivu, la liberté de la presse est mise en quarantaine.

Deux stations de radio au Sud-Kivu, ont été attaqué par les militaires de la RDC(FARDC) à la poursuite de deux journalistes qui auraient diffusé le message de la société civile locale appelant la population à observer deux jours de « ville-morte », en signe de protestation contre l’insécurité qui sévit dans cette province. Deux journalistes avaient été arrêté dont l’un est toujours en détention.

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Dans la communique de Journaliste En Danger (JED) sortie hier, elle exprime sa profonde inquiétude sur la sécurité physique des professionnels des médias évoluant dans la province du Sud-Kivu (Est de la RDC) où s’observe depuis quelques jours la multiplication des cas d’attaques, commises par des éléments des Forces Armées de la RD Congo (FARDC), contre les journalistes en plein exercice de leur profession.
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Selon les informations concordantes parvenues à JED, le journaliste Eboko Amani, correspondant de la Radio Muungano à Sebele, un village situé à 12 Km de Fizi, une cité située à 165 Km de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, a été arrêté à son domicile, lundi 9 mai 2016 vers 15 heures, par un groupe d’éléments des FARDC. Le journaliste a été conduit à Fizi où il est détenu en toute illégalité au quartier général de ces forces armées. Eboko Amani a été arrêté pour avoir diffusé, le samedi 7 mai 2016, une information sur la tuerie d’un coupeur de route à Sebele par des éléments des FARDC.

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Le lendemain de cette diffusion, deux autres stations de radios émettant à Baraka, cité située à environ 190 Km de Bukavu, ont été attaquées nuitamment par un groupe d’hommes armés. En effet, les installations de Radio Umoja et Radio Baraka ont été successivement prises d’assaut, le dimanche 8 mai 2016 vers 21 heures, par un groupe de militaires à la recherche des responsables de ces deux médias qu’ils ont accusé d’avoir diffusé le message de la société civile locale appelant la population à observer deux jours de « ville-morte », en signe de protestation contre l’insécurité qui sévit dans la cité de Baraka.

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Après s’être rendus dans les installations de la Radio Baraka où ils n’ont trouvé aucun journaliste, ces hommes en uniforme s’étaient par la suite dirigés vers le studio de la Radio Umoja où ils ont procédé à l’arrestation du journaliste Gilbert Wasokye qui présentait une émission d’animation. Le journaliste a été conduit manu militari au cachot des FARDC où il a été gardé pendant plusieurs heures avant d’être libéré le lundi 9 mai 2016 vers 9 heures

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.L’association journaliste en danger conclut en demandant aux autorités congolaises de prendre des sanctions contre cet abus et de libérer immédiatement le journaliste toujours détenu.

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Eric NININAHAZWE@bwiza.com

 

 

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