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Rusizi: Après 52 ans, les théiculteurs commencent à consommer de leur thé

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Depuis la construction de l’usine théicole de Shagasha en 1965, c’est cette année 2017 que les agriculteurs commencent à consommer du the qu’ils produisent.

Cela fait trois mois, les membres des coopératives théicoles COOPTHE Shagasha et UMUCYAGI abandonnent la consommation du the traité traditionnellement dans le mortier.

Avant, les administrateurs   de la COOPTHE Shagasha se lamentaient du fait qu’ils ne consomment pas le thé bien traité alors qu’il est le produit de leur récolte, témoignant qu’ils  ne savent pas son goût depuis plus de 52 que l’usine est là.

« Nous sommes recommandés d’augmenter la production et la qualité. Comment peut-on augmenter la  qualité d’une chose dont on ne connait même pas son goût ? Pourquoi nous cultivons le thé sans le consommer ?’’, témoigne un agriculteur.

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L’administration de l’usine reconnait que cela n’est  pas normal que les agriculteurs passent 52 ans,  travaillant  avec l’usine sans savoir le goût  de leur culture, achetant le thé venu d’ailleurs.

Azarias  Ruberwa, chargé du traitement du thé dans l’usine, déclare à Bwiza.com que depuis trois mois les agriculteurs consomment le thé bien traité. L’usine savait bien  qu’ils venaient de passer plusieurs années et  se lamentaient.

‘’Nous le savions, c’était un problème sérieux de cultiver une plante et ne pas bénéficier de son produit.  De leurs doléances à l’usine, nous nous sommes convenus avec les agriculteurs de leurs donner le thé traité, l’emballer et le vendre à la population  voisine de  l’usine pour qu’elle savoure de son goût et sa qualité ’’, dit-il.

Un kilogramme du thé traité est vendu à 2.200  Frws. Un demi et un quart sont aussi disponibles respectivement à 1.100 Frws et 550 Frws pour faciliter la population de s’en approvisionner à moindre coût.

Le cas de produire sans gouter de la récolte est communs chez les agriculteurs des cultures industrielles comme du café, du the et même du riz. Les patrons des usines ne visent les intérêts sans compter les producteurs qui peuvent aider à améliorer la production en qualité et en en quantité.

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Abdou Nyampeta

 

 

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