Bernadette Uwizeyimana  32 ans, rescapée du Genocide contre les Tutsi de 1994 est actuellement hospitalisée au Centre de Sante Islamique de Bugarama, suite aux blessures d’un inconnu. C’est la sixième fois qu’elle subit de violences du genre depuis 2012, en plus pendant la période de commémoration ; ainsi demande l’assistance de l’administration pour sa sécurité.

Bernadette habite le secteur Bugarama en district de Rusizi, à l’Ouest du Rwanda, frontalier avec le Burundi et la RDC. La matinée de ce Lundi 10 Avril, elle s’est réveillée tôt vers le village de Nyehonga à Ryankana, ou elle fait sa bésogne.

Au bord de son chemin, un jeune garçon en tenu militaire, fusil en main, vient à son encontre. Il lui troqua des questions : les noms des victimes du Génocide, les rescapés. « J’ai dit je ne  les connais pas, il m’a accroupie, une pierre dans ma bouche, commença à me frapper. Les coups de pieds au dos et au ventre, et me poignarda au front. Ainsi du sang coula, les passants viennent et m’amènent ici », raconte Bernadette sur le lit du centre Islamique de Bugarama.

Sous le traitement, Bernadette a des maux de tête, le vertige, au ventre et au dos, elle souffre. Elle devenue infirme a coups à cause de ses coups décisifs.

La malheureuse dit le gamin avait un fusil et un walk talk (émetteur-récepteur radio mobile), et parlait aux gens qu’elle ne connait pas. Apres les coups et le saignement, le gamin prit fuite.

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Depuis 2012, pendant la commémoration

Bernadette se soucie de sa sécurité, comme ça est devenu une habitude depuis 2012, cela fait six fois que les malfaiteurs tentent de la tuer, et regrette qu’ils ne sont pas arrêtés.

Elle témoigne :

En 2012, de retour de mes activités commerciales,  j’ai été tabasse au niveau du terrain de football. On m’a battue à mort, je suis arrivée à l’hôpital agonisant.

Le 8 Avril  2013, je suis sortie de ma maison. De retour, quelqu’un m’a fermée les yeux avec un foulard. On m’a tapée dessus a mort, toujours par les inconnus.

En 2014 et 2015,  on m’a trouvée dans ma maison, les coups durs sur mon dos. Les fenêtres ont été cassées, alors que je dormais.

En 2016, j’ai reçu des tracts, selon lesquels je devrais être tuée avant la fin de la commémoration, mais les autorités m’ont protégée. Je préfère déménager, les autorités peuvent m’aider à sauver ma vie.

Les investigations sont en cours, selon Frederic Harerimana, Maire du district de Rusizi. Afin de savoir si le cas est lie à l’idéologie du Génocide. « On ne peut pas confirmer ça, avant les résultats de l’investigation ».

Les membres de sa famille s’inquiètent de cette situation et suggèrent le déménagement de Bernadette. Cependant, son mari qui n’est régulier à la maison, et les autorités restent neutres à ce propos.

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Jean Baptiste Karegeya

 

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