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Rwamagana: Une vieille réclame sa terre enregistrée sur un militaire

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Claudette Mukaruhama, âgée de 77 ans, a longtemps fait appel à l’administration locale pour l’aider à obtenir justice pour reconquérir sa terre inscrite à un militaire.

Mukaruhama  vit avec son petit-fils orphelin. Elles habitent actuellement dans le village Kamanga, cellule  Sibagire, secteur Kigabiro , district  Rwamagana de la province de l’Est. Elle dit qu’elle a été informée qu’elle est logée sur un terrain d’autrui et pourtant il lui appartient.
Elle reconnait avoir vendu un terrain à un officier militaire du nom de Gervais Harelimana, et l’on fait un processus de mutation. La parcelle vendue est loin du domicile de Mukaruhama. Elle est surprise de voir tous les terrains enregistrés à Harerimana alors qu’elle a vendu une partie.

Dans une interview accordée à Bwiza.com dit: “Le terrain que j’ai vendu à Gervais  est loin d’ici [à la maison de Mukaruhama], où ma fille a construit une maison avant sa mort,  je reste ici actuellement. Les autorités territoriales venaient mesurer le terrain que j’ai vendu, ils m’ont dit que je n’avais plus de place parce que l’espace restant où ma maison appartient à Gervais Harelimana. ”

‘’Immédiatement je fais un suivi, je me suis approché du chef du village et m’a dit qu’il n’avait rien à voir avec nous,  je me suis rendu au Secteur, aucun service ; au district, on me dit de retourner dans le secteur. Maintenant, on m’a dit de le prendre aux médiateurs communautaires(Abunzi)’’, dit-elle.

Un accrochage avec le chef du village bloque tout

Mukaruhama révèle que les problèmes qu’elle a avec le chef du village bloquent son cas. Il s’agit d’une somme d’argent qu’il n’a pas versé à la SACCO. ‘’Lorsque j’ai vendu cette parcelle, j’ai donné  400 000 Frws au chef du village, afin qu’il puisse verser sur mon compte à la SACCO, mais il n’a débité que 290 000 Frws, et les 110 000 Frws restants dans sa poche. Quand je suis allée le retirer je me suis étonnée de trouver seulement 290 000 Frws ».

La vieille dit que les voisins peuvent témoigner, et le chef du village l’admet aussi, et promet de rembourser la somme. Ça fait longtemps qu’il n’a pas payé, au contraire  il  dit qu’il ne s’impliquera jamais dans la résolution des problèmes de cette vieille au niveau du village qu’il représente.

‘’Ces derniers jours, des gens ont jeté des pierres sur ma maison et quand j’ai essayé de le signaler au chef du village, il m’a dit que cela ne faisait rien tant que l’administration cellulaire ne m’a pas recommandé une sécurité nocturne. Il ne pouvait pas dire la vérité parce qu’il est conscient de tout cela”, ajoute-t-elle.

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Un résident qui garde son anonymat témoigne qu’il y a une partie du terrain que Mukaruhama n’a pas vendue. “Mukaruhama avait la terre sur laquelle sa fille Anastasie a construit une maison avant sa mort en laissant son fils Charles avec sa grand-mère [Mukaruhama]. Nous savons tous qu’elle a été confrontée à une injustice et que l’administration locale devrait l’aider parce qu’elle se moque de ces circulations qui font appel à ses terres”, témoigne-t-il.

Radjabu Kanyeshyamba, le chef du village en question,  déclare que l’officier militaire Gervais Harelimana reste introuvable, pour rencontrer l’administration locale parce qu’il a tous les certificats de titres fonciers. Il suggère que le cas pourrait être au-delà de sa capacité afin qu’il puisse être résolu par ses autorités hiérarchiques.

Il  dit: “Gervais a refusé de ramener le titre de terre disant qu’il achètera le reste. Nous l’appelons pour des négociations, mais il a refusé de venir … Je pense que les autorités du niveau supérieur peuvent faire quelque chose à ce sujet ».

Cependant, Gervais Harerimana, qui a tous les titres fonciers de Mukaruhama, réfute les allégations selon lesquelles il veut obtenir la terre restante de la vieille femme, mais remet la cause aux services des terres, dont la machine a commis des erreurs au moment de la mutation.
“Le problème réside dans la machine de l’équipe d’enregistrement des titres fonciers qui a commis des erreurs lors de la mutation. Je leur ai rapidement pris le titre foncier pour apporter des corrections. Si elle n’avait pas vendu l’autre partie du terrain à une autre personne, je n’aurais pas su qu’il y a un problème”, dit Gervais Harerimana, l’officier.

Selon Jeanne Mutoni, vice-maire du district de Rwamagana  chargée des affaires sociales, l’administration locale doit résoudre rapidement ce problème. ‘’Je n’étais pas au courant de l’affaire, mais nous allons faire un suivi rapide. Nous demanderons à ses voisins parce qu’ils connaissent probablement son cas, jusqu’à ce que qu’elle ne soit pas confrontée à une injustice’’, promet Mutoni.

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Abdou Nyampeta

 

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