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Rwanda: De la crise linguistique, puis financière, enfin diplomatique

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Avec l’anglophonisation du Rwanda, plusieurs Ougandais et Kenyans ont pu trouver les occasions d’embauche au pays de mille collines. Dans les banques, les sociétés d’assurances, les sociétés de télécommunications, les medias, l’enseignement, etc. Les rwandais n’étaient pas à mesure d’utiliser correctement cette langue de Shakespeare. Ces derniers temps, certaines entreprises rompent leurs contrats avec les employés régionaux par crise financière, ce qui fait aux victimes de penser à la crise des relations interpays.

Etrangers bien rémunérés

Début Novembre 2017, quelques ougandais travaillant dans des institutions rwandaises ont perdu leur emploi. Ils occupaient de bons postes dans les entreprise privées et publiques depuis de nombreuses années, avant que le Rwanda ne s’approvisionne pas des cadres qui maitrisent l’Anglais.

Parmi les victimes, Vivian Igunduura, directrice générale adjoint à la Cogebanque. ChimpReports a établi qu’elle avait reçu un avis que la banque avait décidé de résilier son contrat en octobre 2017. Celle-ci est l’épouse de l’ancien directeur des affaires publiques de l’Autorité de l’aviation civile (CAA), Ignie Igunduura.

La seconde est Beatrice Kibwika Kantono, qui travaillait avec MTN Rwanda comme gestionnaire informatique, de l’audit et des risques. Elle a été priée de démissionner, selon Chimprepports.

Un Ojongoro qui était employé comme directeur financier de la Banque nationale du Rwanda a vu son contrat résilié en octobre.

ChimpReports a également établi que deux Ougandais occupant des postes supérieurs à RwandAir ont été informés que leurs contrats ne seraient pas renouvelés.

Un officiel dit «tout est fait verbalement», ajoutant: «Aucune raison pour ne pas renouveler les permis de travail n’est donnée».

La crise dans les medias

Beaucoup d’investisseurs régionaux se sont engagés dans la presse au Rwanda, comme les journalistes y ont trouve d’emploie, grâce a leur anglais.

La Radio influente, avec des journalistes dévoués et populaires, Kenya KFM s’est vue fermer les portent en Juin 2016. La crise financière avait toqué.

En septembre dernier, la Télévision de l’académicien kenyan, Simon Gicharu ; a surpris les téléspectateurs, en suspendant ses productions au Rwanda. Les journalistes se sont vus dans les rues de Kigali, à la quête d’emploi. Des deux fermetures, les Ougandais, Kenyans, comme les rwandais ont souffert.

Dans la même industrie, The New Times et KTpress font des restructurations, frustrant les embauches surpris, rwandais et étrangers.

Chez The New Times, la branche Kinyarwanda, ‘Izuba rirashe’ (soleil levant) fut la première à s’éteindre. Mais c’est plutôt la version anglaise qui fait bouger la region, puis qu’il employait plus d’Ougandais que des Rwandais, même dans l’administration.

Selon une lettre de licenciement envoyée à dix journalistes ougandais qui travaillaient avec le New Times Newspaper, le directeur général Collin Haba a déclarait que l’entreprise subissait un processus de restructuration qui nécessitait le départ de certains employés.

Parmi les visés, le rédacteur en chef de Sports, Hamuza Nkutu, le rédacteur de l’économie Steven Nuwagira, Angel Musinguzi qui est rédacteur adjoint, James Tasamba de l’actualité, et Timothy Kisambira de la photographie.

Au cours de cette semaine, ChimpReports apprend que deux autres Ougandais,Tom Kakyomya et Eric Byaruhanga ont été bannis de la salle de rédaction.

Cet ouragan frappe plus d’Ougandais que des rwandais, ce qui pousse Peterson Tumwebaze, l’un des journalistes limogés, à affirmer que la réforme ne cible que les Ougandais. Mais, à vrai dire, ils étaient aussi nombreux, et peut être chers, quand peu de rwandais parlaient cette langue.

Quant à Collins Haba, rédacteur en chef, c’est une «exercice de restructuration, due à des conditions économiques difficiles », qui a occasionné la mise à pied de personnel dont certains journalistes ougandais.

Dans l’enseignement,

Le même site signale qu’environ 21 enseignants ougandais travaillant au Rwanda auraient été licenciés et auraient reçu l’ordre de signer des lettres de démission préparées.

En Juillet 2015, des centaines d’Ougandais et de Kenyans qui formaient les enseignants rwandais en langue anglaise ont perdu leur emploi avant que leurs contrats de travail soient à terme. Le dossier reste au tribunal de grande instance de Gasabo, depuis 2016.

Les grands chefs en parlent

Le président rwandais Paul Kagame était en visite en Ouganda, il y a trois semaines. Avec son homologue Kaguta, ils ne pouvaient passer sous silence de ces relations bilatérales qui se détériorent du jour au lendemain.

Au sujet des licenciements d’Ougandais au Rwanda, Kagame répond à Chimpreports, “Beaucoup de choses se disent, et parfois hors contexte”, “Nous nous sommes convenus que les institutions concernées des deux côtés devraient rapidement se réunir et aller au fond de chaque allégation spécifique”, a-t-il ajouté.

Et pour Kaguta, les relations entre l’Ouganda et le Rwanda étaient “correctes” malgré quelques difficultés.

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Jean Baptiste Karegeya

 

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