kwamama 6

Rwanda: Dot élevée, mariage sans amour, appui sexuel, divorce précoce

0

L’académie rwandaise de la langue et la culture, vient de présenter les résultats d’une recherche sur le mariage au Rwanda.  Les cérémonies sont couteuses, la dot est très ambitieuse et élevée, tandis que le rôle des parents reste quasiment nul. Par conséquent, le mariage devient sans amour mais matérialiste, l’insatisfaction sexuelle débouche à la débauche, et les divorces précoces se multiplient.

L’académie RALC regrette le mariage subit, sans concertation de qui que ce soit, même certains médiateurs commencent par savourer la future fiancée.

Elle signale aussi le capitalisme social, et le sexe avant le mariage. Elle déplore certains jeunes qui se créent l’emploi d’appuyer sexuellement les femmes non satisfaites, et même les personnes âgées qui enduisent les jeunes dans la sexualité (sugar dady et sugar mumy).

Aujourd’hui, les jeunes se rencontrent, et dans un laps de temps ils préparent le mariage, sans se connaitre davantage, ni concerter les familles.

Dr Jacques Nzabonimpa, directeur de la Culture au sein du RALC, dit « Les familles ne sont plus considérées dans la préparation des mariages », et la cause, selon les jeunes, est que certains parents sont conservateurs et divisionnistes. Ils considèrent encore des ethnies, des religions, ils peuvent contre caller le mariage.

Cependant, des couples créés ainsi ne durent pas, une fois que l’un découvre une mauvaise habitude cachée chez l’autre, c’est le divorce.

[xyz-ihs snippet=”google-pub”]

La dot ramenée à une seule vache locale

La dot reste élevée dans certaines régions, et est calculée en raison de l’éducation de la fille, son emploi et sa famille.

Dr Jacques dénonce huit vaches de race pour doter une fille, plus des millions de francs rwandais, sans tenir compte de la capacité du garçon.

Les familles visent l’argent avant tout, au lieu de valoriser la culture chez leurs enfants.

A Nyagatare, Est du pays, quinze vaches pour une fille instruite et embauchée.

La fille à marier doit partir avec un salon complet, la literie, les rideaux, un récepteur radio, un vélo ou  une moto.

A l’Ouest, comme Rubavu, une costume et un pagne pour les beaux-parents ; tandis que à Karongi, le couple ne peut entrer en chambre qu’à une condition : un taureau aux beaux-parents.

De l’autre côté, un poulet est une condition sur un déjeuner d’un prétendant. Il le bouffe seul, au moment où le reste de la famille hôte ne prend que des patates sans légumes.

Rutangarwamaboko, un médecin traditionnel donne aussi son point de vue et dit « les parents demandent d’abord ce que le futur beau-fils fait, la marque de sa bagnole, son quartier, s’il a sa propre maison ».

Pour ce traditionaliste, l’on devrait demande sur sa famille élargie, sans malgré tout viser l’appartenance ethnique, mais pour savoir leur intégrité, et leur valeur dans la société. Il préconise aux églises d’enseigner les valeurs culturelles du pacte de mariage.

Pour des réunions préparant le mariage, RALC en doute, qu’elles ne visent que la collecte des fonds, et certains jeunes malhonnêtes arrêtent le mariage après acquisition de la somme.

La même recherche pointe du doigt au gaspillage dans les cérémonies : nombre élevé d’invités, réception, location salle et véhicule, et les troupes de danses.

C’est regrettable de contracter un crédit mariage pour imiter les autres, et la crise en suit. Et peu de temps après, les conflits d’où le divorce en vogue.

Les conséquences sont néfastes, mais surtout les divorces précoces (deux ou trois mois après), puisque cette union n’est bâtie que sur les mensonges, les apparences, les tentations et la surestimation ; l’amour n’est pas au noyau de ce couple.

Dans cette présentation, RALC met en garde la jeunesse, plongée dans  le vagabondage sexuel, homosexualité, la technologie, et les films pornographiques d’où ils tirent les mauvaises pratiques.

La recherche en question toucha un échantillon de 4180 personnes de 55 secteurs administratifs du Rwanda, dont 45% ruraux et 55% urbains. La jeunesse représente 25%, 50% sont les maries de 21 à 45 ans, tandis que les personnes âgées représentent 25%.

 

Cliques ici pour recevoir le nouvau journal sur facebook sur twitter

Jean Baptiste Karegeya

 

kwamama4

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.