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Rwanda-France: L’Association Ibuka demande le limogeage du juge Theodor Meron

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Dans son comuniqué, la principale association des rescapés, la section française d’Ibuka, demande le limogeage du juge Theodor Meron qui vient d’accorder la libération anticipée à deux génocidaires rwandais l’abbé Emmanuel Rukundo et l’historien Ferdinand Nahimana.

Le communiqué d’écrire“Nous demandons au nouveau Secrétaire général de l’ONU, M. Antonio Guterres de relever le Juge Theodor Meron de ses fonctions dans le dossier Rwanda. Sa présidence[…] s’est illustrée par des décisions trop clémentes à l’égard des responsables au sommet du gouvernement rwandais qui a orchestré le génocide.”

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Le communiqué d’Ibuka ajoute “S’il[le Juge Theodor Meron] entreprend de les libérer l’un après l’autre, nous craignons que cela annule les effets d’une action initiée par la communauté internationale afin de pacifier et réconcilier par la vérité et la justice le peuple rwandais .”

Theodor Meron est président du MTPI (Mécanisme des Tribunaux Pénaux Internationaux), qui a succédé au TPIR (Tribunal Pénal International pour le Rwanda), de nationalité américaine, qui avait condamné l’universitaire Ferdinand Nahimana à 30 ans de prison et le prêtre Emmanuel Rukundo à 23 ans de prison.

Ibuka-France rappelle que Ferdinand Nahimana avait été condamné pour son implication au plus haut point dans la création, dans le recrutement des journalistes, dans le fonctionnement et dans la définition de la ligne éditoriale de la Radio Libre des Mille collines (RTLM).

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Dès août 1993, la RTLM a fait campagne contre l’application des accords de paix, semant la peur et la haine, appelant à la guerre ethnique. Dès avril 1994, la RTLM s’est instituée comme l’état-major des mots, diffusant les directives visant clairement à ériger des barrières, à contrôler la circulation des Tutsi et à les massacrer sans distinction.

L’Association Ibuka poursuit encore “Nahimana Ferdinand n’a pas été condamné pour un crime isolé et marginal, mais pour avoir contribué à conditionner des milliers de personnes à commettre un génocide. A notre connaissance, cet homme n’a jamais reconnu sa faute et n’a jamais exprimé un quelconque remords.”

Pour Theodor Meron, le fait que les deux génocidaires aient déjà terminé les deux-tiers de leur peine et le fait qu’ils aient montré des signes de réhabilitation militent en faveur de leur libération anticipée.

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Abdou Nyampeta/Bwiza.com

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