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Rwanda: Investigations sur la mort de deux femmes à l’hopital de Muhima

Le ministère rwandais de la santé fait des investigations sur les médecins et infirmiers, à la base de la mort de deux femmes qui accouchaient à l’hôpital Muhima fin de décembre dernier. Les membres de familles accusent au personnel soignant, d’irresponsabilité et mauvais services.

La nuit du 28 au 29 décembre 2017, la mort de Madeleine Mutuyimana et de Beatrice Barakagwira est survenue à l’hôpital de Muhima, Kigali ville.

Les familiers de Mutuyimana révèlent qu’ « elle s’est rendu à cet hôpital pour consultation, mercredi 27 décembre, mais fut informée qu’elle devrait y revenir  samedi le 30. Arrivée à la maison, les complications se sont multipliées. Jeudi matin, elle est rentrée à l’hôpital pour être accueillie le soir, quand elle avait commencé à saigner. L’on précéda à l’opération, l’enfant est ne vivant mais la mère y perdit la vie ».

Le ministère de la sante, sur Twitter, compatit avec la famille victime, mais promet des investigations la dessus, afin que les responsables en soient sanctionnés.

Interviewée par Igihe.com, Dr Diane Gashumba, ministre, a déclaré qu’une équipe ad hoc a été mise en place pour cette affaire.

“ Quand il s’agit de perte de vie d’un rwandais, on n’ose pas tarder, nous devons analyser le bien fondé de ces informations”, dit-elle.

La ministre promet que dans deux semaines, la vérité sera connue, et mesures appropriées seront prises.

Toujours  Muhima, mauvais services, vols des bébés, détention des insolvables, etc

Une expérience bien vécue : Dimanche 17 septembre  après midi, la ministre elle-même s’est rendue à l’hôpital de Muhima pour simple visite,  mais fut  surprise du service. Méprisée, ni salut ni regard, insolence des infirmières, etc.

A la maternité, la ministre trouve deux femmes sur un même lit, avec leurs bébés, alors que d’autres lits sont libres.

Mais le mari de l’une des femmes atteste à la ministre qu’il avait demandé un lit propre à son épouse, et était même prêt à payer une chambre privée, mais l’infirmière en charge lui avait catégoriquement tout refusé, « Il y en a pas ».

« C’est insupportable ! », dit la ministre aux infirmières avec le médecin de garde. « On peut tomber en erreur par ignorance, ce qui se corrige par des formations, mais le mépris des patients, le retard des services peut causer les dégâts mortels ».

Et voilà ce qui se passe, trois mois après !!

2017, Sarah Nyabyenda, qui  avait subi les séances de consultation prénatale, lui prouvant naissance des jumeaux,  s’étonna de mettre au monde un seul enfant, et réclame le deuxième ; l’hôpital ne parvient pas à lui expliquer si le nouveau né est mort ou pas. Le directeur de l’hôpital est reste confident de ne révéler le cas qu’au juge, mais Dr Diane Gashumba, ministre de la santé promet un suive de la situation.

Ce n’est pas le premier cas de vol d’enfant à  cet hôpital de Kigali. La même année 2017, une autre femme avait trompé son mari qu’elle est enceinte, et s’est rendue à Muhima pour voler un enfant, mais elle a été interceptée en fragrant délit.

En Novembre 2016, une autre famille est surprise dans un carton, deux dépouilles mortelles au lieu de une, lors de l’enterrement. Ce fut tout à fait incompréhensible, l’enfant mort à 7 mois,  ne souffrait pas, il était avec sa mère qui gardait son grand frère malade plutôt. La famille a accepté la mort, mais l’hôpital de Muhima lui a remis deux dépouilles après l’examen.

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Début 2015, une femme a manque de service, jusqu’à accoucher du mort.

Fin 2014, l’on parlait d’une femme a laquelle le bébé masculin a été change en féminin. La victime est la famille Emile Rukundo de Ruyenzi/Kamonyi au sud, a qui on avait informe qu’il a mis au monde un garçon, mais arrive a la maison, ils ont été surpris par un enfant fille.

Cependant, la direction attribue l’erreur à l’infirmière, qui a mal rempli la fiche et autres documents de service. « L’enfant était fille, mais dans les documents on a écrit un garçon », déclara Dr Ntwari Ndizeye, alors directeur de l’hôpital. La famille était déterminée à faire appel aux tribunaux, mais n’était pas capables de se payer l’examen ADN.

En Mars 2012, on a parlé des femmes qui accouchent dans les corridors, faute de services.

 

Détention des insolvables

En Mars 2017, une jeune  vendeuse de la rue Ange Uwera, de 21 ans, confiait à  la presse avoir passé trois mois au sein de l’hôpital Muhima. Elle n’avait pas payé les soins de santé pour son enfant mort là-bas.

D’une facture élevée à 400,000 francs rwandais, elle n’est pas seule à rester dans l’enclos. Dr Ntwali Ndizeye, alors médecin directeur, a confirmé qu’une vingtaine d’autres femmes insolvables étaient avec Ange Uwera. D’autres 25 femmes y sont restées pendant longtemps en 2015

Crise financière, les impayés de la mutuelle de santé

L’hôpital de Muhima peut arriver à servir environ dix mille patients par mois, parmi eux les insolvables, et nombreux de la mutuelle de sante, dont les districts (maintenant RSSB) ne règlent pas les factures.

En 2015, le district Nyarugenge avait une dette de 30 millions de francs rwandais à cet hôpital.

Dans l’exercice 2014-2015, cet hôpital a encaisse un manquant d’environ 10 millions suite aux impayés et aux insolvabilités, d’où la mesure de récupérer les mères et les nouveau-nés.

Selon Dr Ndizeye, directeur, (à Igihe.com), « 153 patients n’ont pas payé les soins de sante, et 144 parmi eux n’avaient le mutuelle de sante. Sur une somme totale de 10,489,666 Frws, seulement  1,704,655 est récupérée, les bienfaiteurs ont payé 3.000.000, et  5,498,925 restent non réglés ».

En 2010, une somme environnant 7 millions de francs rwandais n’avait été payée, car les bénéficiaires étaient les prostituées, domestiques et commerçantes de la rue, qui ont consommé les services sans les payer.

Et par conséquent, en septembre 2015, l’hôpital ne pouvait pas payer la facture d’électricité au REG()Rwanda Energy Group). C’était la coupure en date du 26 Aout 2015, l’obscurité régnait au sein de celui-là. N’eut-été la réversibilité du REC, la vie 30 ou  40 néonataux était en danger.

Les techniques  d’anesthésie restent à désirer : 3 bons cas d’échec

-En Septembre 2017, le tribunal de base de  Nyarugenge analysait le cas des cinq victimes qui ont souffert d’effets indésirables après avoir reçu une anesthésie à la lidocaïne défectueuse, lors des interventions de petite  chirurgie à l’Hôpital la Croix de Sud. Les victimes réclamaient une indemnisation de 950 millions de Frw (1,1 million de dollars).

Beaucoup d’intervenants, dont Abacus Pharmaceuticals qui avait  fourni l’anesthésique, l’Hôpital la Croix de Sud qui  a administré les médicaments, et des représentants du ministère de la Santé.

Le Dr Nyirinkwaya a déclaré que l’hôpital n’avait pas la capacité de tester la sécurité des médicaments et qu’il s’appuyait sur les approbations et les licences accordées aux fournisseurs par le gouvernement.

Le ministère de la Santé a déclaré qu’il s’appuie sur des certificats délivrés par le pays d’origine pour approuver les médicaments importés.

Le laboratoire national de Butare a publié un rapport après l’incident, montrant que le médicament ne répondait pas aux normes de qualité requises.

-Anesthésie toujours,  Médiatrice Dusabimana vient de passer 7 ans au lit de l’hôpital militaire de Kanombe(Rwanda Military Hospital) suite au coma du au surdosage de l’anesthésie, depuis Aout 2010. L’enfant ne fait son école primaire.

Alexis Ntahobavukira, son mari, a fait plainte au MINISANTE depuis 2012, mais n’a eu aucune réponse.

-Du même sort, Theodette Mukansanga vient de passer un mois en coma, à l’Hôpital Universitaire de Kigali(CHUK), suite aussi à l’anesthésie.

C’est une erreur, comme le regrette  Dr Avite Mutaganzwa, directeur de l’hôpital Kibagabaga, responsable de  l’opération chirurgicale.

Développement sanitaire, malgré tout

Les rapports de la Banque mondiale indiquent qu’au cours des deux dernières décennies et demie, l’espérance de vie des Rwandais a triplé à partir de 28 en 1994 (baisse de 33,48 en 1990 en raison de la guerre civile), 46 en 2000, à 66 en fin 2015.

Les années récentes  connaissent une augmentation significative du nombre d’établissements de santé. Aujourd’hui, le pays compte 406 postes de santé, 499 centres de santé, 36 hôpitaux de district et 7 hôpitaux de référence. Grâce à ces développements, un grand nombre de maladies sont abordées au niveau communautaire.

Chaque village au Rwanda bénéficie du service de trois agents de santé communautaire qui accordent une attention particulière aux maladies transmissibles, à la santé maternelle et infantile, à la prestation de services de planification familiale et à la consultation et au traitement de la malnutrition. Ainsi, le taux de mortalité maternelle est passé de 1.071 en 2000 à 476 en 2010, à 210 en 2015, et la proportion d’accouchement dans les hôpitaux  augmente à 90%.

L’année dernière, le Rwanda  lance le premier système national de livraison de drones. La technologie du drone est destinée à fournir du sang salvifique aux patients dans les régions éloignées du pays.

Comme l’un des piliers Vision 2020, la politique nationale actuelle en matière de santé transmet le Rwanda à une prestation de services de santé équitable et efficace.

Le Rwanda figure parmi quelques pays qui ont déjà atteint des progrès remarquable comme l’Assurance maladie communautaire ‘’Mutuelle de Santé’’, elle passe de 44% en 2005 à 81,6% en 2015.

Le taux de mortalité infantile est tombé de 152 par mille  en 2000 à 32 par mille en 2015, le taux de mortalité maternelle  progressivement diminue, passant de 476 pour 100. 000 naissances vivantes en 2010 à 210 pour 100.000 naissances vivantes en 2015. 80% des ménages rwandais ont au moins une moustiquaire imprégnée d’insecticide.

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Jean Baptiste Karegeya

 

 

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