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Rwanda : L’ancien braconnier et cordonnier gradué, se résoud de protéger les animaux

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Elysée Mutangana se qualifie en six métiers se réjouit de sa graduation vendredi passe de l’Université du Rwanda(UR). Du braconnage a la cordonnerie, il est gradue en génie hydrographique après un itinéraire très difficile. Cet ancien chasseur de Nyungwe se résoud de protéger les animaux qu’il menaçait dans son enfance.

Vendredi 25 aout 2017, Mutangana Elysée  et ses pairs sont gradues du UR, et les cérémonies honorées par Anastase Murekezi ont eu lieu au Stade nationale Amahoro de Kigali.

A l’âge de 32, Mutangana  de l’option de ‘Water and Environnemental Engineering’ penser au  doctorat en médecine ; mais la pauvreté de sa famille lui a été un handicap.

Ne en 1985 a Gikongoro au sud du Rwanda, d’une famille nombreuse de huit enfants, Mutangana est le seul de sa famille à avoir termine l’école primaire. Il a mené une vie difficile, d’où il est qualifié en six métiers : cordonnier/cireur de chaussures, électricien, chauffeur, peintre, mécanicien, forgeron ; même s’il a fait le braconnage, et le  commerçant de la rue.

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Dans son CV , Mutangana a commencé ses études primaires en 1992, après lesquelles il s’est donne au braconnage,- métier de son père et ses oncles-en 1998, quand les  moyens d’accéder au secondaire faisaient défaut. Et la, “J’ai commence la chasse dans la foret de Nyungwe, je tendais les pièges aux animaux », réitère-t-il.

En 2004, il a quitté la colline natale Uwinkingi prés de Kitabi, pour Kigali, pour réaliser son rêve de devenir chauffeur. Mais la, il n’a été que transporteur/chargeur et déchargeur. Ces mains témoignent les déchirures des tôles. Puis il devint cordonnier cireur des chaussures, le nom qui marqua toute sa vie. « à l’école on l’appelait ‘Shoes Maker’ pour dire Cordonnier ».

Mutangana a commencé le secondaire après une période de 10 ans après le primaire. Dans son interview a Igihe.com lors des cérémonies de graduation universitaire, Mutangana s’est exprimé clairement devant la presse.

Kigali ne l’a pas salue !

Arrivé à Kigali, il est devenu « enfant de la rue », une situation difficile, où «  l’emprisonnement devenait sa besogne ».

Il est devenu aussi aide-maçon, gagnant  sept cent francs par jours. Il s’est retiré et a commencé  la cordonnerie dans la gare principale de Nyabugogo.

Il raconte, son calvaire journalier,  “ Je prenais de la bière de sorgho à 50 francs rwandais et un beignet de 50 frws, sinon je mâchais une canne à sucre de 20fr pour survivre. Je déchargeais  des camions de ciment, des tôles et autres de poids lourds, et ça me demandais de prendre un repas fort.

Dieu aidant, Mutangana a repris ces études secondaires

Il est d’abord devenu veilleur, chez un boss Nyagatare qui a finance son premier trimestre du secondaire. Mutangana n’a pas fumé, n’a pas pris ni de drogues ni d’alcool comme d’autres Mayibobo(enfants de la rue), et n’a jamais été voleur.

Et d’ailleurs, il a un jour remis une somme gigantesque d’argent à son patron, qu’il avait ramassée sur le trottoir. Et c’est sur ce que son patron l’a remercié, et lui promis de financer ses études.

Nyagatare devrait lui payer le premier trimestre du secondaire, et pour les suivants, Mutangana travaillait pendant les vacances pour payer.

Et en plus, il n’a pas laissé son crochet à l’école, les weekends, il reparait les souliers pour gagner les sous. En classe, à côté des enfants de 11 et 12 ans alors qu’il avait 23 ans, c’était inharmonieux.

Il va protéger les animaux qu’il chassait auparavant

Mutangana se résoud, “ Actuellement je regrette d’avoir tue ces animaux du parc de Nyungwe. Je ne savais par qu’ils sont utiles. Je dois continuer mes études  dans ce qu’on appelle  Conservation du milieu (Environnemental conservation). Je veux sensibiliser la population  de l’utilité de l’environnement.”

Il donne enfin les messages aux enfants de la rue et remercie ceux qui lui ont appuyé dans sa vie. «  Le gouvernement est le seul à résoudre le problème des enfants de la rue,  mais nous sommes tous concernes. Si un enfant est à l’école, un autre dans la rue, ce dernier va tuer le premier.”

“J’ai termine mes études par différents bienfaiteurs, moi-même je vais soutenir les autres jusqu’à 10 mille personnes.”

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Jean Baptiste Karegeya

 

 

 

 

 

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