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Rwanda : Le détournement est un super crime pour un évêque- Haute court

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La Haute cour rwandaise vient de rejeter ce jeudi, l’appel des autorités pentecôtistes de l’ADEPR pour une liberté provisoire. Ainsi, elle donne raison au Tribunal de grande instance de Gasabo de détenir ces autorités poursuivis du détournement, lequel crime est super, pour un évêque ou pasteur devant servir d’exemple dans la société.

Les présumés sont Bishop (évêque) Tom Rwagasana, représentant légal suppléant de l’ADEPR, Christine Mutuyemariya des finances, Théophile Sindayigaya, gestionnaire de l’Hôtel Dove, Straton Niyitanga et Valens Gasana de la comptabilité.

Ils sont tous poursuivis du détournement d’une somme de 3,6 milliards de francs rwandais, collectés au sein des adeptes pour enfin rembourser la dette de 3,3 milliards contractée à la Banque de Kigali(BK), et a la Banque Rwandaise de Développement(BRD).

L’idée maitresse était de rembourser la dette en une année, au lieu de dix ans selon le contrat, mais ce ne fut pas ainsi. La dette n’est payée, la somme reste introuvable, et l’association fait face à un retard de remboursement de 3 mois, équivalent à 210 millions de francs rwandais. Les adeptes ont peur que l’immeuble Dove Hôtel soit vendu aux enchères, alors qu’ils ont contribué contre vents et marrées, et au-delà de la dette. Tous ont plaidé non coupables.

Le tribunal dégage le rôle de chacun

Les autorités de l’ADEPR ont signé les chèques pour vider les fonds collectés par les adeptes, et ça ne restait que sept millions (de trois milliards six cent millions), l’autre somme est sans trace.

Selon le juge, la vérité sera découverte par un audit libre et neutre, car le parquet déclare que l’audit dont font référence les présumés, émane de leur propre travail.

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En outre, Bishop Tom Rwagasana, Christine Mutuyemariya, Leonard Sebagabo et Valens Gasana, et Théophile Sindayigaya, signaient des chèques de dix millions au simple planton, sans toutefois montrer sa créance.

Ce n’était pas son droit, comme Straton Niyitanga, à qui on signait des chèques de deux, trois, cinq et même six millions.

Le planton témoigne qu’il a été utilisé dans ces manigances à maintes reprises, seulement on ne leur remettait pas la somme en personne. « On déposait la somme à  leurs chauffeurs, ce qu’on doutait tellement fort ».

Pour Christine, alors chargée du stock matériaux de construction de l’Hôtel Dove, témoigne avoir signé une acquisition par ses supérieurs, sans rien entrer dans ses stocks.

Ainsi Théophile Sindayigaya, charge de la construction de l’immeuble qui se met à l’écart du scandale, le parquet le considère comme pont de relai « tout passer par lui, parce que l’argent était orienté dans la construction, ça facilitait le trafic ».

Il y a même d’autres chrétiens auxquels passait l’argent pour achat matériel, mais l’administration revenait pour récupérer, « rendez la somme, un pasteur tombe malade, nous devons le faire soigner ». « Voilà comment tous les présumés sont impliqués dans cette affaire », dit le juge.

A la plainte de maladies (maux de dos) chez Bishop Tom Rwagasana, le crime est trop lourd pour empêcher l’accuser d’être enfermé.

Et d’ailleurs, les prisonniers au Rwanda ne sont pas tous en bonne santé. « Ils tombent malades et ont droit de se faire soigner, ils restent hospitalisés mais sous surveillance. Ils jouissent du régime spécial (pas pour le dos), et leurs familles les assistent. Donc la maladie ne peut pas empêcher l’emprisonnement ».

Ainsi, le juge conclut, que les pasteurs devraient servir d’exemples, mais « le crime dont ils sont poursuivi n’est si simple ».

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Jean Baptiste Karegeya

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