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Rwanda: Le journaliste au croisé des chemins

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Certains journaux rwandais acceptent  n’avoir jamais quitté Kigali pour un reportage a l’intérieur du pays, mais  ne manquent pas d’actualités de publication. Les recherches montrent que plusieurs  informations publiées proviennent des dirigeants qui invitent les journalistes. La crise financière aussi La empêche les journalistes d’approcher la population, et comment l’information fournie par le dirigeant uniquement constituera un article professionnel ?

La recherché menée par ‘’Paxpress ‘’ (réseau de journalistes pour la paix) montre que 71% d’informations publiées au Rwanda sont issues des réunions organisées dans les hôtels et salles de conférences de Kigali animées par  les autorités.

C’est un handicap pour le média professionnel, et a une conséquence sur les politiques publiques parce que la population n’est pas touchée alors qu’elle est partenaire.

Ceci un est croisé de chemin pour le média, ou un dilemme : Entre l’actualité provenant de  l’information par invitation de l’autorité, et un article d’investigation auprès de la population lointaine qui demande des moyens pour y accéder.

Les actualités  hors de Kigali demandent des fonds, au moment où celles de Kigali en offre souvent pour le  transport. A noter que  l’autorité organise ce qu’elle doit dire de ses objectifs atteints, elle ne va jamais évoquer ses échecs. La population bénéficiaire y succombe, et le gouvernement y perd encore.

Il est difficile de publier une actualité approfondie, ni équilibrée,   surtout que nul ne s’invente pas  de sa faiblesse, le media victime de la pauvreté ne peut en aucun cas remplir sa tâche, aussi longtemps qu’il n’aborde pas les deux côtés.

Les exemples sont multiples pour les actualités exigées, il ne s’agit pas seulement la particularité pour les autorités politiques mais plutôt aussi pour les institutions religieuses, la société civile, les organisations non gouvernementales, secteur privé et autres.

Aussi ne sont pas épargnée  les institutions étatiques tutelles des journalistes, souvent mis en cause par les media,  qui se voient plongés dans une pauvreté presque perpétuelle.

Aujourd’hui les journaux papiers (imprimés) sont en décadence, parce que  ceux qui parviennent d’être réguliers  sont seulement ceux qui sont sponsorisés par le gouvernement.

La recherche montre que le problème ne peut pas être résolu si le gouvernement ne s’engage pas, à appuyer les média en général sans discrimination aucune et  faciliter un dialogue franc ente les dirigeants et les dirigés pour savoir plus sur les politiques publiques destinées à la population.

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Selon les journalistes interviewés, l’environnement éco-financier des média influence à 45.8% la qualité de leurs produits,  70.4% selon les propriétaires des maisons de presse, la société civile à 71.3%, ceci fait la moyenne de 62.5%.

Quelques autorités publiques ne savent pas l’importance des média, et font toute information une confidentialité ; alors que fournir les informations revient a l’avantage  du dirigeant.

Au cours d’un chronique diffusé  sur la radio Isango Star le mardi dernier, ce sujet est bel bien revenu, de pointer du doigt quelques institutions qui se réjouissent de fournir les informations préparées au préalable, mais refusent de donner les informations aux journalistes en cas de besoin.

‘’Si un dirigeant a besoin de toi il te voit facilement, si tu le cherche tu ne le trouve pas. Un dirigeant appelle le propriétaire d’une maison de presse, le journaliste fait ce qu’il ne lui convient sous risque de perdre son job. Le dirigeant se voit partenaire de la maison de presse’’, dit Didace Niyifasha, un journaliste rwandais.

Justin Mugabo, propriétaire de la Radio Télévision ‘’Isango Star’’ aussi regrette, ‘’La tradition de fournir l’information reste à désirer, mais quand l’autorité fournit l’information, les media la propage  à la population, et elle agit aux intérêts de deux parties. Cette habitude de ne pas fournir l’information décourage le journaliste professionnel.’’

Albert Baudouin Twizeyimana, coordinateur de ‘’Paxpress’’ dit que l’information ne vient du dirigeant en chef, l’information est celle qui parle du programme de l’institution qu’il dirige, n’importe qui peut la livrer.

‘’Le journaliste ne doit pas bousculer le dirigeant. Il doit lui accorder du temps, lui rédiger un message et lui informer ce qu’il veut savoir. S’il est disponible ils s’entretiennent ou lui passe quelqu’un d’autre qui possède l’information’’, précise Albert Baudouin.

Ceci n’empêche pas que les journalistes d’investigation se heurtent aux difficultés. Des fois ils rédigent des messages aux dirigeants, les jours, les semaines, les mois et les années meme passent sans réponse.

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Abdou Nyampeta

 

 

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